Noël

Extrait du p. MD Philippe : l’Esprit demeure sur Jésus

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L’Esprit demeure sur Jésus

J’ai vu l’Esprit tel une colombe descendre du ciel et demeurer sur lui.

L’Agneau appelle la Colombe. Cette première Pentecôte n’est-elle pas aussi comme la figure de la dernière? La « Pentecôte d’amour » n’est-elle pas comme celle-là? N’oublions pas que, dans l’économie divine, ce qui est premier est aussi ultime. Nous, nous pensons toujours à la Pentecôte charismatique, montrée dans les Actes des Apôtres, parce qu’elle fait du bruit, tandis que la Pentecôte qui nous est montrée ici ne fait aucun bruit: elle se réalise au désert, dans la plus grande douceur, à travers le mystère de l’Agneau et le mystère de la Colombe. (…)

Il s’agit vraiment d’un don plénier. Ce n’est plus la Pâque, le passage de Dieu, le passage de l’Esprit. Non, c’est l’Esprit qui demeure sur l’Agneau, parce qu’en Jésus l’Esprit est chez lui ¬alors il demeure.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p MD Philippe sur la maternité de Marie

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La maternité divine de Marie

Le mystère de la maternité divine de Marie projette une lumière ultime sur la maternité humaine. « Toutes les générations me proclameront bienheu­reuse ». Cela veut dire que, dans la pensée de Dieu, la maternité divine de Marie représente bien un sommet ; c’est la maternité par excellence, c’est la maternité humaine la plus parfaite, qui aboutit au mystère même de Dieu et qui montre ainsi comment l’humanité se termine en Dieu, s’achève en Dieu. Il faut donc voir …  comment la première alliance que Dieu a voulu réaliser avec l’humanité est une alliance dans la maternité, et comment cette première alliance dans la maternité est totalement reprise, tota­lement transformée, dans la maternité divine de Marie.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Extrait du p MD Philippe sur Noël

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La formation du Corps du Christ

En devenant Mère de Dieu, dans une pauvreté totale, Marie réalise la chose la plus grande que notre univers ait réalisée : la formation du corps de notre Dieu. Marie devient source de ce chef-d’œuvre divin qui est Jésus. La maternité humaine est liée à tout l’univers et on peut dire que tout l’univers est pour la maternité, pour la fécondité, pour que l’espèce survive. Si donc on comprend que tout l’univers est pour cette fécondité, et que la fécondité de Marie dépasse toutes les autres fécondités, on peut dire que le mystère de la maternité divine de Marie est vraiment la réalisation de ce qu’il y a eu de plus grand dans notre univers : la formation du corps du Christ, la formation du corps de notre Dieu.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Extrait du p. MD Philippe sur le Baptême de Jésus

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Le Baptême de Jésus

Comme c’est grand, ce geste du Christ, de demander à Jean-Baptiste de le baptiser, lui, le Fils bien-aimé du Père, le Fils éternellement égal au Père, un avec le Père ! Le baptême est le seul sacrement que Jésus ait reçu. Pourquoi ? Dans le mystère de l’Eucharistie, Jésus est tout entier donné, le mystère de l’Incarnation permet à Jésus de faire que son humanité ne soit que don, et c’est en ce sens-là qu’il est source de l’Esprit Saint. Ici Jésus demande le baptême, et il le reçoit comme s’il avait besoin de le recevoir. Alors on serait tenté de dire : « Ce n’est qu’une manifestation ». Mais non, Jésus le reçoit et il fait cela pour nous, et uniquement pour nous. Nous savons bien que, dans l’ordre de l’éducation, il ne suffit pas de dire ce qu’il faut faire : il faut le vivre soi-même. Et Jésus, recevant le baptême de Jean-Baptiste dans le Jourdain, est le modèle par excellence : lui, source de toute bénédiction, source de tout amour, veut prendre la place de celui qui reçoit tout.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Homélie 09.01.2006

Extrait du p. MD Philippe sur l’Epiphanie

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L’Epiphanie,  fête de l’attraction que la sagesse

L’Epiphanie doit être pour nous la fête de l’attraction que la sagesse exerce sur toute culture humaine et toute grandeur humaine. C’est la sagesse qui attire et elle transforme l’or, l’encens et la myrrhe, symboles de ce que l’homme peut réaliser de plus beau. On éprouve aujourd’hui le besoin de briser pour découvrir la beauté, alors que la beauté est toute dans la tendresse, l’humilité, la petite voie qui doit attirer toutes les cultures, toutes les connaissances humaines, jusqu’aux plus grandes sciences… L’Epiphanie nous manifeste que tout est attiré par ce petit enfant qui est notre Dieu, le fils de Marie et le Fils bien-aimé du Père.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Homélie 06.01.1999

Extrait du p. MD Philippe sur Noël

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Noël, une grâce de renouveau

Noël est notre fête, c’est la fête intime de l’Eglise et de tous les hommes qui croient en ce geste merveilleux d’amour du Père pour nous : le don de ce petit enfant, fils de Marie, qui est notre Dieu. Supplions l’Esprit Saint de nous donner la grâce de renouveau qui est liée à cette naissance, pour que nous ayons, comme le dit le prophète, « un cœur nouveau », « un esprit nouveau » pour recevoir le tout petit Enfant Jésus. Il est là tout proche de nous pour que nous le prenions et que nous lui donnions toute notre capacité d’aimer et aussi toute notre intelligence, puisqu’il est la lumière et qu’il nous attire vers lui comme il a attiré Marie, puisqu’il se donne à nous comme il s’est donné à elle.

Qu’il y ait au plus intime de notre cœur cette soif de recevoir du Père ce don dont nous avons tellement besoin, pour que notre cœur aime plus et se donne d’une manière plus simple, plus aimante à celui que le Père nous donne, que Marie nous donne, à celui qui est notre Sauveur.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Article paru en décembre 1994

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le baptême de Jean-Baptiste

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Le baptême dans l’eau

Jean répondit: « Moi, je baptise dans l’eau ». Le baptême de pénitence, le baptême de l’eau, c’est le baptême de l’adoration. L’eau symbolise la créature, ne l’oublions pas, et la créature doit adorer. Nous ne sommes vraiment l’eau de Dieu que quand nous adorons. L’adoration purifie notre coeur, enlève de nous tout désir de pouvoir, tout droit d’aînesse, et elle nous donne une capacité d’aller beaucoup plus loin, selon le souffle de l’Esprit Saint.

Moi, je baptise dans l’eau – et pour cela je n’ai pas besoin d’avoir une autorité. C’est cela qui est merveilleux : tout le monde peut adorer, on n’a pas besoin d’avoir une autorité pour cela. On a le droit d’adorer, c’est même le droit sacré de la créature. 

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau