Juillet

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur sainte Marthe

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Pour la fête de sainte Marthe

« Jésus porte la mort de Lazare en pleurant, et il la porte avec Marie et Marthe. Dans son coeur de prêtre, de Bon Pasteur, il porte la blessure du coeur de Marthe, celle du coeur de Marie, et la mort de Lazare. On saisit combien Jésus est proche, tout proche, mais divinement proche: « Je suis la Résurrection ». C’est après avoir affirmer « Je suis la Résurrection » qu’il montre combien il est proche de celui qui est dans le tombeau. Au moment où il montre comment le Père lui a remis tout pouvoir, il révèle la tendresse de son coeur. Il y a la prière de Marthe, c’est sûr, et l’affirmation de Jésus en face de Marthe, mais il faut saisir la différence entre la prière de Marthe et celle de Marie. A Marthe, Jésus donne la doctrine dans ce qu’elle a de plus fort: « Moi, je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra »: c’est une doctrine de vie, une doctrine de Résurrection. C’est donc bien ce qu’il y a d’ultime: on ne peut pas aller au-delà de la résurrection, Jésus donne à Marthe cette doctrine et il lui demande d’y croire, et Marthe y adhère: « Oui, Seigneur, moi j’ai toujours cru que c’est toi le Christ, le Fils de Dieu qui doit venir dans le monde. »

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome III, p 194

Note de conférence du p. MD Philippe, sur Marie Madeleine

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Pourquoi pleures-tu?

Quel humour, de la part de Jésus, de poser à Marie de Magdala cette question : « Pourquoi pleures-tu ? » Comme pour lui dire : « Ce n’est plus l’heure de pleurer ! Vois, je suis là près de toi, et je suis là victorieux. Pourquoi pleures-tu ? Tu pleures un absent qui est là, présent ». Mais Marie de Magdala ne comprend pas. Pensons au cinquième mystère joyeux : « Pourquoi me cherchiez-vous ? ». Saint Luc nous dit : « Et eux ne comprirent pas la parole qu’il leur avait dite ». Marie, cependant, avait compris puisqu’elle « gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur ».

Quelle différence entre la foi de Marie, mère de Jésus, et cette attitude affective, sensible, de Marie de Magdala, cette attitude trop humaine où l’on reste attaché à ses opinions, à des a priori qui nous empêchent d’aller plus loin ! « Pourquoi pleures-tu ? » Quand nous sommes dans une très grande souffrance, il faudrait pouvoir toujours entendre cette parole de Jésus : « Pourquoi pleures-tu ? ». Cela nous permettrait de sortir de certaines souffrances. Quand on est triste on est replié sur soi, on se met en dehors de tout : « Vite le désert, je ne peux vivre qu’au désert ». Attention ! Pourquoi voulons-nous vivre au désert ? Parce que nous sommes remplis d’amertume, de notre propre amertume, et que nous préférons rester dans cette amertume.« Pourquoi pleures-tu ? » Il s’agit de redécouvrir la voie, le sentier, de redécouvrir la vérité, la présence de Jésus.

Quand Marie de Magdala va-t-elle le reconnaître ? Quand il l’appelle : « Marie ! ». Il faudrait entendre cet appel : « Marie ! ». « Marie », c’est notre nom secret. Nous n’avons qu’une seule mère, et une mère donne le même nom à tous ses enfants, avec des tonalités différentes… Et quand Jésus dit : « Marie ! », c’est pour chacun d’entre nous l’aspect contemplatif de la foi qui se réveille, c’est Jésus qui nous réveille dans notre vie contemplative : « Marie ! ». Il nous appelle.

Père Marie-Dominique Philippe, Article paru en mars 1994

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur saint Thomas

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Sur l’apparition à Thomas

« Il se tint au milieu et il dit : “Paix à vous !” ». Cette paix que Jésus apporte est le fruit de sa sagesse, de son amour victorieux. « Ensuite, il dit à Thomas : “Avance ton doigt ici et vois mes mains” ». Jésus sait les objections de Thomas son Apôtre et Il veut y répondre directement. Il n’a pas besoin, d’ailleurs, et n’attend pas, que Thomas reformule sa demande ; Il la connaît, et c’est Lui qui commande à Thomas ce qu’il doit faire : « Avance ta main et mets-la dans mon côté ». De la sorte, Il répond entièrement, et de façon magnanime, aux désirs de Thomas et à toutes ses objections.

Ce geste que Jésus ordonne à Thomas d’accomplir devient pour son Apôtre une preuve tangible de la Résurrection parfaitement adaptée à tous ses doutes. Si Jésus s’est montré si humble, si proche de son incrédulité, si proche de toutes les réclamations de sa raison, c’est uniquement pour le conduire à la foi : « Ne te montre plus incrédule, mais croyant ». Dès lors, Thomas est complètement retourné et il affirme son amour : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Sans attendre, Jésus le reçoit tout à Lui, mais il prend soin de rappeler que son attitude n’est pas la plus parfaite : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; heureux ceux qui croient sans voir ». Lire la suite »