Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 14e station

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Quatorzième station :

LE CADAVRE DE JESUS EST REMIS AU SEPULCRE

Cette dernière séparation, cette séparation ultime, Marie la porte pour respecter l’exigence de ce sabbat, pour adorer la volonté du Père dans la plus grande pauvreté et un abandon total. Le Père a voulu que tout soit consommé jusqu’au bout, jusqu’à la mise au tombeau. C’est « pour le jour de ma sépulture », avait dit Jésus à Judas, face au geste de Marie, la sœur de Lazare, qui versait sur ses pieds un parfum d’un grand prix.

Ce parfum d’un grand prix, ce sont les larmes de Marie à la Croix et dans cette ultime séparation du Sépulcre − les larmes de Marie à La Salette, les larmes actuelles de Marie sur notre monde. Ce grand mystère du Sépulcre, Marie l’a vécu. Ce dernier sabbat est pour elle.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 12e station

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Douzième station :

JESUS MEURT SUR LA CROIX

Saint Augustin nous dit que c’est lorsqu’il est sur la Croix que Jésus nous donne son dernier enseignement. La Croix est la chaire de vérité, et tous ceux qui veulent témoigner de la vérité savent qu’il n’y a pas d’autre chaire de la vérité que la Croix. C’est là que la sagesse de Dieu se révèle à nous dans toute sa force. Chacune des sept dernières paroles de Jésus est gravée dans le cœur de Marie. Si nous voulons être tout proches du cœur de Marie, il faut que ces dernières paroles de Jésus soient gravées dans notre cœur. (…)

Demandons à Marie de nous aider à vivre de ce grand holocauste d’amour comme elle en a vécu. Que la blessure du Cœur de Jésus, son cri de soif, la remise de tout lui-même entre les mains du Père, soient notre sagesse, notre grande lumière. C’est dans la lumière de la Croix que nous devons regarder notre propre vie, la vie de nos frères, la vie de l’Eglise et l’histoire du monde.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 11e station

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Onzième station :

JESUS EST ATTACHE A LA CROIX

A ce moment-là, Jésus est entre le ciel et la terre − plus proche de la terre, parce que c’est l’ultime moment de l’Incarnation. Il s’est incarné pour cela, pour être la Croix vivante, le martyr des martyrs, le plus pauvre : « Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi vous ne m’aurez pas toujours ». C’est ainsi qu’à Béthanie Jésus avait annoncé sa grande pauvreté de crucifié.

Demandons à Marie, elle qui regarde tout dans la lumière de l’Esprit Saint, de nous donner d’aimer Jésus crucifié, et d’aimer comme elle les a aimées les blessures de ses mains et de ses pieds ; d’aimer celui qui accepte d’être le pauvre par excellence, un objet devant lequel on se voile la face tellement il est abîmé et méprisé.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 10e station

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Dixième station :

JESUS EST DEPOUILLE DE SES VETEMENTS

L’Eglise doit vivre elle aussi ce dépouillement, celui de la robe sans couture : elle doit se dépouiller de toutes les richesses de son patrimoine pour être l’Eglise des pauvres ; elle doit accepter de se dépouiller parce qu’elle arrive au terme et qu’elle doit être crucifiée avec Jésus, et ensevelie avec son cadavre. (…)

Pensons à ce dépouillement que l’Eglise d’aujourd’hui connaît, et comprenons-le de l’intérieur, sans le juger, et sans pleurer sur les richesses passées. C’est rude pour notre sensibilité, comme le dépouillement de Jésus, l’arrachement de la robe sans couture a été rude pour la sensibilité de Marie. Marie pense à Bethléem, à l’innocence et au dépouillement du tout petit enfant Jésus, à la limpidité de son regard. Mais ici, c’est dans la haine et dans le rejet que se fait ce dépouillement.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 9e station

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Neuvième station :

JESUS TOMBE POUR LA TROISIEME FOIS

Cette chute est comme un troisième « soufflet » du démon. Arrivé au lieu où il doit être crucifié, il faut que Jésus soit comme écrasé par le bois de la Croix avant d’être crucifié, qu’il connaisse cette humiliation suprême : son visage est contre terre et la Croix s’étend sur tout son corps. C’est pour l’orgueil des hommes que Jésus accepte de porter au plus intime de son cœur cette dernière humiliation. (…)

L’Eglise connaît et connaîtra, elle aussi, ces ultimes attaques du démon qui apparaîtra comme victorieux aux yeux de tous. On croira qu’il est arrivé à terrasser l’Eglise du Christ, comme il a terrassé Jésus. L’Eglise d’aujourd’hui porte la Croix, et elle est comme terrassée, à certains moments, dans ses membres qui devraient rester debout.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 8e station

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Huitième station :

JESUS PARLE AUX FILLES DE JERUSALEM

« Ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ». Jésus dépasse toujours sa souffrance, il ne s’y arrête pas. L’amour en lui est victorieux de toutes les blessures, de toutes les souffrances, de tous les rejets. Le regard du Christ dépasse toujours toutes ces blessures qu’il porte, pour regarder avec tendresse et miséricorde ceux qui s’apitoient sur lui. Mais ce n’est pas un apitoiement que Jésus demande : s’il porte sa Croix, c’est pour nous apprendre à porter la nôtre avec son amour.(…)

Il y a une grande différence entre Marie et ces femmes qui pleurent sur leur propre souffrance. Porter la souffrance d’une manière virginale, c’est la dépasser pour que cette souffrance soit comme un aiguillon pour nous, pour aimer plus et aller plus loin, pour rejoindre le regard et le cœur de Jésus. Demandons à Marie cette grâce d’avoir un cœur toujours virginal dans la souffrance, pour ne jamais nous arrêter à nous-mêmes, parce qu’à ce moment-là, nous ne pouvons plus rejoindre la volonté du Père, parce que nous nous enfermons en nous-mêmes et dans notre propre fragilité. Que Marie nous donne cette limpidité du cœur dans la souffrance comme dans la joie.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 7e station

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Septième station :

JESUS TOMBE POUR LA DEUXIEME FOIS

Il est celui qui apparaît aux yeux de tous comme le plus faible et le plus fragile de tous les hommes. Lui qui est la force de Dieu, lui qui est l’amour dans ce qu’il a de plus fort, de plus grand et de plus magnanime, il accepte d’apparaître dans cette fragilité. Marie l’aime d’autant plus qu’il apparaît si fragile. Elle porte avec Jésus, dans cette seconde chute, tous ceux que leur fragilité risque de décourager, qui sont au bord du désespoir. Soyons nous aussi tout proches d’eux, par la présence de notre cœur, par la présence de notre force, mais une force pleine de tendresse.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 6e station

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Sixième station :

VERONIQUE ESSUIE LA FACE DE JESUS

Cette femme, émue au plus intime de son cœur, touchée par l’Esprit Saint, n’hésite pas, malgré les soldats, malgré les injures des hommes, à traverser la foule pour rejoindre Jésus et essuyer son visage défiguré, couvert de sang et de crachats. Mais le véritable voile de Véronique, c’est le cœur de Marie. Au plus intime de ce cœur, il y a le visage de Jésus, le visage de celui qui monte vers la Croix, ce visage défiguré, abîmé par les hommes, ce visage qui est le visage de la sagesse de Dieu et le reflet de la splendeur du Père. Au-delà de tout ce que les hommes voient à l’extérieur, Marie voit le visage de la Sagesse du Verbe de Dieu, « Lumière née de la lumière ».

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 5e station

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Cinquième station :

SIMON DE CYRENE AIDE JESUS A PORTER SA CROIX

Chacun d’entre nous doit être pour Jésus un Simon de Cyrène ; Jésus nous demande toujours un surcroît. Au-delà du travail normal que tout homme doit réaliser dans sa vie − la justice veut qu’il gagne le pain de ceux qu’il aime, de ses enfants, des petits et des pauvres que la Providence met proche de lui − Jésus demande un surcroît. C’est toujours au moment où nous n’y pensons pas, quand nous croyons que tout est terminé et que nous avons droit au repos, que Jésus nous « embauche » et nous prend pour un surcroît de travail ; c’est la loi de la surabondance, l’exigence de la gratuité, qui nous demande de porter la Croix de Jésus. C’est à ce moment-là que nous pourrons être le plus proches de lui, où nous pourrons le suivre dans une intimité que nous ne pouvions pas prévoir.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix

Chemin de Croix prêché par le p. MD Philippe, 4e station

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Quatrième station :

JESUS, PORTANT SA CROIX, RENCONTRE SA MERE

Demandons à Jésus de nous apprendre à aller vers Marie lorsque nous n’en pouvons plus, lorsque la Croix est trop lourde et qu’elle risque de nous conduire au désespoir. Demandons à Jésus de regarder le cœur de Marie comme il l’a regardé, en sachant qu’il y a en elle un abîme de miséricorde, qui est la miséricorde même du Père pour chacun d’entre nous. Demandons à Marie de nous apprendre à regarder Jésus portant sa Croix, à découvrir cette Croix dans l’Eglise d’aujourd’hui et à regarder l’Eglise comme elle-même a regardé Jésus portant sa Croix.

Père Marie-Dominique Philippe, Chemin de Croix