Carême

Extrait du p. MD Philippe sur la conversion des moeurs

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Le temps du Carême : la conversion des mœurs

« Si Dieu prolonge comme une trêve les jours de notre vie c’est pour l’amendement de nos péchés, selon cette parole de l’Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Rm 2, 14). Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez 18, 32 ).

La vie monastique implique cette mort quotidienne à tout ce qui en nous est lien au péché, à tout ce qui nous écarte de l’amour du Christ et de nos frères.

Nous avons déjà noté comment les différents moyens de silence, de clôture, de pauvreté, de travail, d’obéissance, (…) de l’humilité, impliquent un aspect ascétique qui, précisément, est une certaine mort : aux paroles inutiles, aux contacts humains qui sont vains, au désir de posséder, à l’oisiveté, à la volonté propre, à la propre exaltation. Voilà bien l’essentiel de la lutte contre nos concupiscences.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »

Extrait du p. MD Philippe sur le Carême: attente de la Pâque

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Le temps du Carême selon saint Benoît : l’attente de la sainte Pâque

Ce désir d’être plus uni au Christ crucifié doit se traduire dans une générosité plus grande : « Ajoutons quelque chose à la tâche habituelle de notre service : oraison particulière, restriction dans les aliments et la boisson. Chacun offrira spontanément à Dieu, dans la joie venant de l’Esprit-Saint, quelque pratique surérogatoire. »

Enfin, chacun « attendra la sainte Pâque avec l’allégresse du désir spirituel. »

Donc ce temps liturgique où la vie monastique soit être particulièrement fervente exige :

a) une lutte plus énergique à l’égard de ses défauts;

b) une intensité plus grande d’oraison. Les larmes expriment cette intensité;

c) plus de temps consacré à la lecture des livres saints et des Pères. Une prière plus intense demande normalement une nourriture plus forte;

e) un désir spirituel très vif du don du Christ, de son Retour, de sa Victoire d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »

Extrait du p. MD Philippe, sur la lutte du Carême

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Le temps du Carême selon saint Benoît : la lutte

La vie chrétienne ici-bas est une lutte; le Royaume de Dieu est aux violents. Le chrétien ne cesse de conquérir ce royaume d’amour et de vérité. Sachant que le tentateur est toujours prêt à le séduire, en se servant des complicités qui se trouvent en lui en raison des conséquences du péché originel, il ne doit cesser d’acquérir des « moeurs guerrières ». C’est pourquoi plus il progresse dans l’amour et l’acquisition des vertus – plus il devient un « pacifique », plus ce progrès et cette acquisition réclament de lui une intensité de lutte.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »

Extrait du p. MD Philippe sur le temps du Carême

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Le temps du Carême selon saint Benoît : l’oraison et la lectio

Durant ce temps, il faut éviter toutes les négligences, il faut se préserver de tout vice. Il faut donc que la conversion des mœurs soit très parfaite, soit très actuelle. On ne peut se contenter d’une vie apparemment vertueuse.

Il faut aussi « s’appliquer avec larmes à l’oraison, à la lecture, à la componction du cœur et à l’abstinence ». Saint Benoît insiste spécialement sur l’oraison et la lectio divina durant le Carême. Il insiste précisément parce que ces exercices relèvent des décisions privées des moines. Ceux-ci doivent pendant cette période liturgique faire un effort de mener une vie plus contemplative, plus solitaire, plus unie au Christ. L’oraison fervente et la lectio divina doivent les y aider.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur le Coeur de Marie

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Le coeur de la Vierge Marie

A travers le dernier geste [de la blessure du coeur], ce geste passif, ce geste où Jésus est dans la plus grande passivité (celle du cadavre), Marie est blessée. Elle est blessée par le coup de lance. La prophétie du vieillard Syméon semble bien nous l’indiquer; « Un glaive te transpercera l’âme ». Comment Marie, étant au pied de la Croix et vivant avec une telle intensité d’amour le mystère de la Croix, ne serait-elle pas blessée au plus intime de son coeur par le coup de lance? Pour recevoir le coeur blessé de Jésus, il faut que son coeur soit lui-même blessé. Et elle permet à Jean de comprendre la signification de ce cri de soif et de ce geste.

Père Marie-Dominique Philippe, « J’ai soif »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le mystère de la Croix

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Sur le mystère de la Croix

« Mieux vaut pour vous que moi je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous; mais si je pars, je vous l’enverrai. » La condition pour que le Paraclet soit envoyé, c’est que Jésus meure sur la Croix. Cela c’est très important pour saisir les liens entre le mystère du sacerdoce du Christ et le mystère du Paraclet. C’est Jésus qui nous l’envoie, et il nous l’envoie par la médiation de la Croix. Mais pourquoi faut-il que Jésus soit crucifié pour que le Paraclet nous soit donné? Là n’oublions pas ce grand aspect du mystère de la Très Sainte Trinité: le Père s’efface devant son Fils, et le Fils s’efface devant l’Esprit Saint. Et quelle est la grande manifestation de l’effacement du Fils? C’est la Croix. C’est à la Croix que Jésus nous fait comprendre son effacement total: « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt pas, il ne porte pas de fruit. » La Croix est le grand effacement de l’humanité sainte de Jésus qui nous manifeste comment le Verbe de Dieu s’efface devant l’Esprit. Il y a là un grand mystère qui est, si j’ose dire, le mystère de l’exigence de la fécondité à l’intérieur de la Très Sainte Trinité et dans le mystère de notre vie. Parce que toute notre vie chrétienne consiste à vivre de cette fécondité trinitaire, de la procession du Verbe et de celle de l’Esprit Saint.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau », tome IV

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’Evangile de Jean, chap 11

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« Je suis la Résurrection »

Comprenons bien l’affirmation de Jésus: « Je suis la Résurrection ». En disant cela juste avant la Passion, juste avant la Croix, où nous découvrons la vulnérabilité de son coeur, sa pauvreté et son dépouillement, Jésus veut nous introduire dans la profondeur du mystère de son sacerdoce. Le sacerdoce du Christ est le sacerdoce de la Résurrection. C’est le sacerdoce où Jésus est vraiment victime d’amour, en étant source de Résurrection parce qu’il est le Verbe qui s’est uni à notre humanité. Son sacerdoce est donc bien un sacerdoce de Résurrection. (…)

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