Annonciation

Extrait du p. MD Philippe sur l’acte de foi de Marie

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L’acte de foi de Marie

Un acte de foi chrétien nous agrandit à la dimension de Dieu : on se met directement à l’école de Dieu. Il ne s’agit pas de ce que nous avons compris — cela, c’est bon pour passer des examens ! mais Dieu, heureusement, ne nous fait pas passer d’examens. Il nous demande d’avoir cette bonne volonté, d’adhérer entièrement à ce qu’il réclame de nous : Fiat mihi secundum verbum tuum, « Qu’il me soit fait selon ta parole ; non pas selon ce que j’ai compris, mais selon ce que tu veux ». Dieu nous demande de nous mettre dans une dépendance totale à l’égard de ce qu’il veut pour nous, au lieu d’avoir notre « petit plan » ; car les petits plans que nous faisons ne correspondent jamais au plan de Dieu ! (…)

Faire un acte de foi, c’est se mettre dans une dépendance totale, absolue, à l’égard de la sagesse de Dieu, vouloir adhérer à cette sagesse telle qu’elle se donne à nous, sans comprendre. Le croyant est celui qui accepte cette situation d’extrême dépendance ; il accepte de ne pas comprendre, de ne pas saisir, pour recevoir gratuitement l’enseignement de Dieu, la parole de Dieu qui lui est donnée, et tout ce que Dieu veut et attend de lui.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 15 août 2001

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le mystère de l’Annonciation

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Le mystère de l’Annonciation

Marie, en son Annonciation, manifeste le réalisme de la foi. Son acte de foi l’engage entièrement dans le mystère du Père. Toute l’orientation profonde de sa vie est changée par cette révélation. Jusque-là c’était l’attente, l’abandon; maintenant la contemplation divine s’empare de toute sa vie. Certes, la contemplation ne supprime aucunement l’abandon, mais elle exige une attitude de foi encore plus grande, une espérance qui s’appuie immédiatement sur la miséricorde du Père donnant son Fils, sa Lumière.

Le Verbe, Lumière substantielle qui s’incarne en Marie, continue à s’emparer de nous, à prendre possession de nous comme ses membres vivants, de sorte que nous aussi ne fassions qu’un avec lui. Le grand mystère de l’Incarnation se prolonge en nous, par et dans notre foi; par elle, nous devenons les membres vivants du Christ, nous participons intimement à sa vie, nous ne formons avec lui qu' »une seule personne mystique ».

Père Marie-Dominique Philippe, « Trois mystère de miséricorde »

Notes de conférence du p MD Philippe, sur l’Evangile de l’Annonciation

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« Qu’il me soit fait selon ta parole ! »

Il faut que nous comprenions que quand Dieu nous enseigne directement, il exige de nous une attitude de foi comme celle qu’il a demandée à la Très Sainte Vierge en lui envoyant un ange. Dieu aurait pu parler à Marie directement, mais il a voulu se cacher derrière l’ange Gabriel pour que Marie soit totalement libre, pour qu’elle puisse répondre avec un amour plus libre. Et pour nous aussi il se sert d’instruments qui nous parlent en son nom. Et quand Dieu nous parle, nous recevons sa parole en sachant que ce que nous en comprenons n’est pas tout, mais que cela nous permet de nous tenir debout pour dire : « Encore, encore ! je veux écouter, je veux entendre ». Le croyant écoute la parole de Dieu ; il ne la possède pas, il l’entend, il l’écoute, et c’est cette première ouverture du cœur et de l’intelligence de Marie à l’Annonciation qui est le point de départ de la foi chrétienne. (…) Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur l’Annonciation

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L’Annonciation

« Qu’il me soit fait selon ta parole ». Comme c’est grand, cet acte de foi de Marie ! Nous, ordinairement, nous ne nous comportons pas avec Dieu comme des enfants mais plutôt comme des écoliers. A l’écolier on demande s’il a compris ce qu’on lui a dit, et il répond : « Oui, oui, j’ai compris, je vois ce que tu me demandes ». Marie ne fait pas cela. Elle ne répond pas à l’ange : « Oui, j’ai compris, je vais faire cela », mais : « Qu’il me soit fait selon ta parole ». C’est très grand, comme acte de foi. Nous n’avons pas assez découvert que la foi chrétienne a commencé comme cela dans le cœur de Marie, et nous n’y pensons pas assez. Marie ne dit pas : « Oui, j’accepte ce que tu me demandes par ton envoyé » — autrement dit : « J’accepte ce que je conçois, ce que j’ai compris de ta demande », mais : Fiat mihi secundum verbum tuum, « J’accepte ce que Dieu veut ». Sa foi n’est pas mesurée par ce qu’elle comprend, limitée à ce qu’elle comprend — ce ne serait plus la foi. Sa foi est à la dimension de ce que Dieu lui demande ; et c’est cela la vraie foi, toute pure.

père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 15 août 2001