Mois: juillet 2018

Extrait du p. MD Philippe, garder la parole de Dieu

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Garder la parole de l’Apocalypse

Quand nous lisons l’Apocalypse, n’oublions jamais que nous ne pouvons pas nous arrêter à ce que nous comprenons. Nous voulons garder intégralement la parole de Dieu. Pour celle que nous comprenons, cela va de soi ; quant à celle que nous ne comprenons pas, nous la gardons en demandant à l’Esprit Saint de nous donner le don d’intelligence, le don de science et le don de sagesse, ces trois dons qui nous permettent de pénétrer plus profondément dans le mystère de la parole de Dieu et dans ce mystère ultime de la parole de Dieu qu’est l’Apocalypse. Pour pouvoir aller jusqu’au bout, faisons l’effort de ne pas diminuer la parole de Dieu, de ne pas « diminuer la vérité », mais au contraire de la recevoir avec (si j’ose dire) cette jeunesse qui caractérise la foi. La foi, c’est la « jeunesse » de l’intelligence divine qui nous est donnée. La foi nous maintient dans la petitesse, c’est-à-dire dans la soif de la vision béatifique. La foi divine nous donne donc une grande avidité d’adhérer pleinement à la parole de Dieu.

Père Marie-Dominique Philippe, note d’une conférence AFC, 1990

Extrait du p. MD Philippe, nous sommes faits pour la Jérusalem céleste

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Pour la Jérusalem Céleste

Le terme de l’Apocalypse, c’est la Jérusalem céleste ; nous sommes faits pour la Jérusalem céleste. Et la Jérusalem céleste descend d’en haut : on la reçoit dans l’espérance. Ce n’est pas nous qui la fabriquons. Oui, nous coopérons, mais c’est en premier lieu l’œuvre de la grâce de Dieu. Nous avons tous reçu gratuitement la foi, l’espérance et la charité ; cependant nous sommes tous responsables de la croissance de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Nous devons donc les nourrir, et l’Apocalypse les nourrit. Si donc nous voulons atteindre ce terme glorieux de la Jérusalem céleste — or nous le désirons tous —, lisons l’Apocalypse. C’est pour notre éternité que nous la lisons.

Père Marie-Dominique Philippe, note d’une conférence AFC, 1990

Extrait du p. MD Philippe: être bienheureux

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Être bienheureux en lisant l’Apocalypse

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de cette prophétie et gardent ce qui s’y trouve écrit, car le temps est proche ! »

L’Apocalypse est le seul livre de l’Ecriture où il nous soit promis d’être bienheureux si nous le lisons… et c’est le livre qu’on lit le moins. Comme nous sommes illogiques ! Pourtant, nous désirons tous être heureux, et bienheureux. Qu’est-ce qui est pour nous la source de la plus grande tristesse ? Le désespoir. Et qu’est-ce qui combat le désespoir ? Donner une nourriture à notre espérance, une nourriture forte, une nourriture divine. (…)  l’Apocalypse est objet de foi, c’est une révélation que nous recevons dans la foi et l’espérance. Or si nous voulons lutter avec force, avec courage, avec intelligence, si nous voulons que notre témoignage de chrétiens aille jusqu’au martyre (car c’est cela, le témoignage chrétien), il faut avoir une espérance forte, dans le monde d’aujourd’hui. C’est pour cela que nous devons lire et écouter l’Apocalypse ; en la lisant et en essayant de la comprendre, nous aurons une nouvelle force divine d’espérance.

Père Marie-Dominique Philippe, note d’une conférence AFC, 1990