T Pascal

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition au bord du lac de Tibériade

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L’apparition au bord du lac de Tibériade

Par l’apparition au bord du lac de Tibériade nous est montrée la manière dont le Christ ressuscité pénètre dans la vie active de ses apôtres, dans leur travail qui, sans lui, est inefficace : « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». Ils ne prirent rien de toute la nuit ; mais vient le Christ, et en un instant le labeur devient d’une fécondité merveilleuse. Cette fécondité est le fruit du don de force dans l’âme du Christ, dans l’âme de Celui qui, ayant réalisé ce grand labeur, cette grande lutte de la Croix, a remporté la victoire pour le Règne de Dieu, pour la communication de son amour.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition à Marie de Magdala

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L’apparition à Marie de Magdala

L’apparition à Marie de Magdala nous montre la miséricorde du Coeur de Jésus voulant consoler celle qui connaît une tristesse si profonde, et qui demeure comme engourdie dans cette tristesse. Cette miséricorde qui console n’est-elle pas le fruit de la plénitude du don de piété ?

Le Christ compâtit à l’affolement de Marie de Magdala ; sans rien brusquer, il se cache et l’appelle par son nom ; avec une douceur extraordinaire, mais en même temps, avec une très grande force, la force même de la douceur, il la fait sortir d’elle-même, de la tristesse, pour l’élever jusqu’au Père. Le don de piété nous fait comprendre combien la vraie miséricorde s’enracine dans la piété filiale à l’égard du Père : «  Je monte vers mon Père et votre Père… » Jésus ressuscité, parce qu’il est tout entier aux affaires du Père, demeure tout proche du coeur douloureux de Marie de Magdala.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le dialogue avec Simon-Pierre

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Dialogue avec Simon-Pierre, (Jn 21)

Les trois interrogations du dialogue avec Simon-Pierre, et son commandement : « Pais mes agneaux, pais mes brebis », nous montrent la manière infiniment douce et forte avec laquelle le Christ gouverne son épouse. C’est pourquoi, sachant combien il est facile de gouverner en tyran, par vaine gloire ou par peur, il veut que celui qui sera son successeur sur la terre, soit le pasteur de ses brebis « pais mes brebis ». C’est vraiment le don de conseil dans l’âme de Jésus ressuscité qui s’exerce ici dans l’ordre qu’il donne à Pierre ; car il ne s’agit pas seulement d’un acte prudentiel de gouvernement, mais d’un acte dans lequel tous pouvoirs sont délégués. (…) La réponse de Jésus à Pierre qui lui demande ce que deviendra Jean,, nous révèle d’une manière merveilleuse ce discernement entre le pouvoir qu’il lègue à Pierre et celui qu’il se réserve : « s’il me plaît… ».

Par ce discernement à la fois très exigeant et très doux, Jésus veut faire comprendre à Pierre que l’autorité qu’il lui délègue sur « ses » brebis demeure dépendante de son bon plaisir d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition aux disciples d’Emmaüs

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Apparition aux disciples d’Emmaüs

L’apparition aux pèlerins d’Emmaüs nous montre la manière infiniment simple avec laquelle le Christ demeure présent dans la vie des disciples, pour dissiper leurs angoisses. La pureté de son coeur se révèle lorsqu’il enseigne à ces hommes comment lire l’Ecriture, comment l’y reconnaître et lorsqu’après leur avoir communiqué cette lumière brûlante, il se donne lui-même à eux dans la « fraction du pain ».

A travers la manière dont Jésus comprend l’Ecriture, nous saisissons la plénitude du don d’intelligence en son âme. Pour Jésus, l’Ecriture possède une unité merveilleuse, car il la comprend en fonction de sa fin, en fonction de son mystère d’amour. La parolde de Dieu n’est-elle pas ordonnée à l’amour du Père ? Provenant de l’Amour, elle doit y retourner.

Ce Serviteur de Dieu, Prince de la Paix et des rois de la terre, demeure éternellement le Témoin de la vérité et le défenseur de la justice du Père. (…) La plénitude du don d’intelligence s’exerçant en toute liberté dans l’âme duChrist ressuscité, y fait étinceler la lumière ; c’est la splendeur de la lumière de la Vérité divine qui s’empare de toute son intelligence et de tout son coeur.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition aux Onze

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Apparition aux Onze, Jn 20, 19-31

La première apparition aux Onze à Jérusalem nous montre combien le Christ ressuscité est le Roi de Paix. A ces disciples craintifs qui, durant le mystère de l’Agonie et de la Croix, se sont tous conduits, sauf Jean, comme des hommes sans coeur et comme des lâches, la première parole que Jésus leur adresse est une parole de paix : « Paix à vous ! »Il leur donne sa paix, celle qu’il a acquise par son sang et par ses plaies, celle qui est le fruit de son sacrifice, et avec elle, sa confiance totale. On comprend alors la joie plénière des disciples. Toute la confiance qu’il a reçu du Père, l’envoyant dans le monde pour le sauver, le Christ ressuscité la donne à ses disciples, les envoyant à leur tour sauver le monde. Il leur donne l’Esprit Saint et le pouvoir de remettre les péchés, il les fait participer intiment à son pouvoir royal, celui de juger. Dans l’âme du Christ ressuscité, le don de sagesse, au-delà de tous les obstacles, réalise l’unité.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur la glorification

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La glorification du corps mystique

Glorifier l’Eglise, c’est lui permettre de vivre toujours de la victoire de l’amour. Il faudrait, ici, chercher à travers toute l’Ecriture quelle est la signification de la gloire. C’est important, surtout dans la perspective de l’unité avec nos frères chrétiens d’Orient, qui sont très tournés vers la gloire. Nous ne parlons pas beaucoup, nous, de « glorifier l’Eglise », et pourtant il y a là une réalité très profonde. Il ne s’agit pas de faire de la propagande dans les journaux, de mobiliser les médias pour parler de l’Eglise; ce n’est pas cela du tout. La glorification de l’Eglise n’est pas une question de gloire extérieure; c’est intérieur, cela relève de l’Esprit Saint, et c’est pour que l’Eglise vive pleinement de la victoire de l’amour. Or l’Eglise, c’est nous, c’est chacun de nous, quelle que soit la place qu’il a dans l’Eglise. L’Eglise, c’est notre vie offerte à Jésus, vécue avec Jésus. L’ Eglise est le corps mystique de Christ, et la glorification du corps mystique est la glorification de Jésus lui-même à travers ses membres.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’acte d’offrande »

Note de conférence du p. MD Philippe, sur Marie Madeleine

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Pourquoi pleures-tu?

Quel humour, de la part de Jésus, de poser à Marie de Magdala cette question : « Pourquoi pleures-tu ? » Comme pour lui dire : « Ce n’est plus l’heure de pleurer ! Vois, je suis là près de toi, et je suis là victorieux. Pourquoi pleures-tu ? Tu pleures un absent qui est là, présent ». Mais Marie de Magdala ne comprend pas. Pensons au cinquième mystère joyeux : « Pourquoi me cherchiez-vous ? ». Saint Luc nous dit : « Et eux ne comprirent pas la parole qu’il leur avait dite ». Marie, cependant, avait compris puisqu’elle « gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur ».

Quelle différence entre la foi de Marie, mère de Jésus, et cette attitude affective, sensible, de Marie de Magdala, cette attitude trop humaine où l’on reste attaché à ses opinions, à des a priori qui nous empêchent d’aller plus loin ! « Pourquoi pleures-tu ? » Quand nous sommes dans une très grande souffrance, il faudrait pouvoir toujours entendre cette parole de Jésus : « Pourquoi pleures-tu ? ». Cela nous permettrait de sortir de certaines souffrances. Quand on est triste on est replié sur soi, on se met en dehors de tout : « Vite le désert, je ne peux vivre qu’au désert ». Attention ! Pourquoi voulons-nous vivre au désert ? Parce que nous sommes remplis d’amertume, de notre propre amertume, et que nous préférons rester dans cette amertume.« Pourquoi pleures-tu ? » Il s’agit de redécouvrir la voie, le sentier, de redécouvrir la vérité, la présence de Jésus.

Quand Marie de Magdala va-t-elle le reconnaître ? Quand il l’appelle : « Marie ! ». Il faudrait entendre cet appel : « Marie ! ». « Marie », c’est notre nom secret. Nous n’avons qu’une seule mère, et une mère donne le même nom à tous ses enfants, avec des tonalités différentes… Et quand Jésus dit : « Marie ! », c’est pour chacun d’entre nous l’aspect contemplatif de la foi qui se réveille, c’est Jésus qui nous réveille dans notre vie contemplative : « Marie ! ». Il nous appelle.

Père Marie-Dominique Philippe, Article paru en mars 1994

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur saint Thomas

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Sur l’apparition à Thomas

« Il se tint au milieu et il dit : “Paix à vous !” ». Cette paix que Jésus apporte est le fruit de sa sagesse, de son amour victorieux. « Ensuite, il dit à Thomas : “Avance ton doigt ici et vois mes mains” ». Jésus sait les objections de Thomas son Apôtre et Il veut y répondre directement. Il n’a pas besoin, d’ailleurs, et n’attend pas, que Thomas reformule sa demande ; Il la connaît, et c’est Lui qui commande à Thomas ce qu’il doit faire : « Avance ta main et mets-la dans mon côté ». De la sorte, Il répond entièrement, et de façon magnanime, aux désirs de Thomas et à toutes ses objections.

Ce geste que Jésus ordonne à Thomas d’accomplir devient pour son Apôtre une preuve tangible de la Résurrection parfaitement adaptée à tous ses doutes. Si Jésus s’est montré si humble, si proche de son incrédulité, si proche de toutes les réclamations de sa raison, c’est uniquement pour le conduire à la foi : « Ne te montre plus incrédule, mais croyant ». Dès lors, Thomas est complètement retourné et il affirme son amour : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Sans attendre, Jésus le reçoit tout à Lui, mais il prend soin de rappeler que son attitude n’est pas la plus parfaite : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; heureux ceux qui croient sans voir ». Lire la suite »

Notes de Conférence du p. MD Philippe, sur la glorification du Fils

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« Père, glorifie ton Fils »

Nous devons demander avec une très grande force au Père : « Père, glorifie ton fils de la gloire que ton Fils bien-aimé avait auprès de toi avant la création du monde ». Cette prière de Jésus, elle nous est donnée parce que nous sommes des fils bien-aimés, un avec Jésus. « Père, glorifie tes fils, les petits-fils de ta gloire, glorifie-nous de cette manière unique pour que nous puissions, nous aussi, être un avec Jésus dans cette spiration d’amour. Alors, dans notre vie intérieure, dans notre vie d’oraison, notre vie d’intimité avec Jésus, nous pourrons lui donner ce que lui-même nous a donné. » Il nous a donné son amour, l’amour qu’il a pour le Père et l’amour que le Père a pour le Fils. Pouvoir aimer le Père dans l’Esprit Saint, sous le souffle de l’Esprit Saint, avec Jésus, par lui, et en lui, en étant un avec lui… Lire la suite »

Notes de Conférence du p. MD Philippe, sur la glorification du corps

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La glorification du corps du Christ

Le mystère de la Résurrection, conséquence ultime du mystère de l’Incarnation, c’est en quelque sorte la « descente » de la gloire de Dieu dans l’humanité, pour les hommes. C’est la descente de la gloire de Dieu dans le cœur de l’homme, dans son âme spirituelle, dans son intelligence, dans sa capacité d’aimer ; et comme l’âme humaine est liée substantiellement au corps, c’est tout le corps humain qui va être assumé. Là, on peut vraiment parler d’une « sublimation », parce que c’est tout le corps humain qui est totalement saisi de l’intérieur. Le corps humain, dans le Christ, est saisi de l’intérieur dans cet amour substantiel du Fils pour le Père et du Père pour le Fils, qui a pour fruit l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui prend possession, de manière plénière, du corps du Christ pour le glorifier, et pour que ce corps devienne un tabernacle rayonnant de l’amour divin dans ce qu’il a de plus personnel, d’éternel. C’est grand, le mystère de la Résurrection ! Il faut le contempler. On ne peut pénétrer dans ce mystère que par la foi ; et la foi nous attire vers ce mystère. Il y a une attraction prodigieuse, que nous devons ressentir, de notre foi vers ce mystère de la Résurrection. Nous croyons en l’amour divin, et nous voyons là comment l’amour divin est vraiment victorieux de toutes les conséquences du péché. Tout est relativisé par cette communication ultime de l’amour divin et de cette victoire de l’amour divin sur tout ce qui nous maintient dans le temps, sur tout ce qui nous matérialise, sur tout ce qui nous replie sur nous-mêmes. (…)

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