Pentecôte d’amour

Entretiens avec le Père Marie-Dominique PHILIPPE sur la miséricorde

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Si, le 8 décembre 2015, le Pape François ouvrait une Année jubilaire consacrée à la miséricorde, n’était-ce pas pour faire entrer tout ce nouveau millénaire dans le temps de la miséricorde ? En nous transmettant ce qu’ils ont reçu de l’enseignement du Père Marie-Dominique Philippe, quelques-uns de ses disciples nous donnent une lumière unique et audacieuse sur ce grand mystère. C’est une nouvelle Pentecôte d’Amour qui nous est proposée de vivre, mais silencieuse, et très intérieure… Comme un excès d’amour qui est donné à tous et qui prend le visage de Marie.

Les pauvres crient ! La souffrance et la haine semblent se répandre partout et nous assistons à ce drame, totalement démunis. Et si alors nous découvrions plus profondément que le cri du monde est aussi le cri de Dieu, qu’il appelle urgemment notre compassion ?

Le monde a soif d’amour, a soif d’être aimé. Le Père Marie-Dominique Philippe, fondateur de la Congrégation Saint-Jean, a répondu à cette soif. Ce grand témoin de la miséricorde a ainsi marqué toute la vie de l’Église du XXe siècle.

Les auteurs : Philippe-Marie Mossu est prêtre, théologien. C’est autour de lui que le Père Marie-Dominique Philippe rassemble les premiers frères en 1975. Frédéric Tavernier-Vellas est musicien, philosophe et théologien. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve est prêtre : c’est avec le Père M.-D. Philippe qu’il a fondé le Festival Agapé de musique et d’art sacré. Benoît Jourdain est prêtre, philosophe, helléniste.

Ce livre contient aussi quelques témoignages dévoilant, de façon sobre et limpide, le cœur de cet apôtre infatigable de la miséricorde que fut le p. Marie-Dominique PHILIPPE tout au long de sa vie.

Pour passer vos commandes : http://www.librairietequi.com/A-61662-entretiens-avec-le-pere-marie-dominique-philippe-sur-la-misericorde.aspx

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur la miséricorde prévenante

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Le Père, parce qu’il est miséricordieux, prévient, et prévient toujours. Il est toujours celui qui est devant, celui qui est avant nous.

Sa miséricorde est paternelle ; c’est la sollicitude extraordinaire du Père qui arrête la contagion du péché. C’est une miséricorde infiniment forte ; elle est comme la citadelle en laquelle l’âme de Marie peut naître1.

Fr. Philippe-Marie Mossu – La miséricorde est vraiment un secret du cœur du Père comme Père. C’est le propre d’un père d’aller au-devant de son fils lorsqu’il s’aperçoit qu’il s’égare. Il prévient. Il ne l’abandonne pas. Il accompagne son enfant. Il devance, d’une certaine manière, pour que si jamais le fils venait à tomber, il ne puisse tomber que dans ses bras. Est-ce que le Père n’a pas pris les bras de Marie pour cela ? Il y a une parole un peu comme celle-là chez la petite Thérèse : « Si je devais tomber, c’est dans tes bras, Seigneur, que je tomberais2. »

Et du côté du fils… demander pardon est une grâce. C’est donc bien le signe que c’est déjà l’œuvre de Dieu. Comme si grâce au mal, grâce au péché originel, nous découvrions quelque chose du Père que nous n’aurions pas connu autrement.

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Marie-Dominique Philippe, o.p., Trois mystères de miséricorde, Saint-Maur, Parole et Silence, 2000, pp. 19 et 30.

2 Carnet Jaune, in Œuvres complètes, Paris, Le Cerf, 1992, pp. 1128-1129.

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur la miséricorde, source de re-création

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La miséricorde, source de re-création

Si la bonté exprime la transcendance, source de toute communication de perfection, la miséricorde exprime cette capacité de sauver, de reprendre ce qui était perdu, de réanimer l’agonisant, de ressusciter même le mort. La bonté est source de la création, la miséricorde de la re-création1.

Fr. Ph.-M. – C’est très beau ! Saint Thomas dit que la création est déjà une miséricorde2. Mais on voit bien ce que veut dire le père Philippe ici. La bonté est bien l’attribut de Dieu qui exprime le mieux la gratuité surabondante de l’amour.

Une fois créée, mon existence n’est qu’une tension vers la bonté. être créé, c’est être attiré par cette bonté d’où je viens. La bonté est une perfection de Dieu unique et lumineuse, et par là elle est source d’attraction pour moi.

La miséricorde dans la re-création, selon les termes du père Marie-Dominique, vient reprendre tout ce qui est perdu, tout ce qui a rapport au mal, à la misère, au péché, à la mort. C’est encore la bonté qui va se déployer, j’allais dire avec excès, pour réaliser ainsi un dépassement de la justice. La miséricorde, ici, ne réclame-t-elle pas un autre exercice de la justice ? C’est un mystère difficile à exprimer. Saint Thomas dit un relâchement (relaxatio) de la justice3. Dieu relaxe sa justice, c’est comme s’il se mettait dans une situation qui, je crois, est le propre de sa paternité. Nous découvrons alors une nouvelle économie4 de la paternité de Dieu qui va être une surabondance. C’est une bonté surabondante qui va venir éclairer l’exercice de la justice. Saint Thomas lui-même répond que « la miséricorde ne supprime pas la justice, mais est en quelque sorte une plénitude de justice5. »

Ce qui est strictement de l’ordre de la justice est dépassé. Déjà, dans la création, il y a un dépassement, Dieu nous crée dans la grâce, qui est une participation à sa vie, à sa béatitude6. Alors pourquoi ne nous laisse-t-il pas avec notre seule nature ? La création telle que Dieu la veut, dans la grâce, n’est-elle pas déjà une surabondance de miséricorde ?

C’est à cause du péché qu’il va y avoir un dépassement de notre nature par une nouvelle surabondance, qui nous est donnée par la miséricorde de la Croix. C’est dans la révélation du mystère du Christ que je vais faire l’expérience de cette nouvelle miséricorde. C’est très grand de voir la manière dont le Père, qui donne à son Fils de spirer le même amour que lui dans la Trinité, s’efface. Il laisse toute la place au Fils. Le Père et le Fils sont pourtant une même source d’amour. Mais pour cette nouvelle miséricorde de la Croix, le Père donne son Fils pour qu’il soit, en son nom, source de miséricorde. Nous voyons ici, dans le mystère de la Croix, dans la miséricorde de la Croix, le signe le plus éclatant de la Trinité.

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Marie-Dominique Philippe, o.p., La Justice et la miséricorde en Dieu, revue Aletheia, n° 39, juin 2011.

2 Cf. Somme théologique, I, q. 21, a. 4, ad 4.

3 Somme théologique, I, q. 21, a. 3, obj. 2.

4 Dans un langage théologique, « l’économie » signifie la conduite de Dieu.

5 Somme théologique, I, q. 23, a. 1, ad 2.

6 La grâce chrétienne est une participation au mystère de Dieu, à la nature même de Dieu. Cf. Somme théologique, I-II, q. 110, a. 3, c. ; a. 4, c. ; q. 112, a. 1, c. ; q. 114, a. 3, c. ; III, q. 2, a. 10, ad 1 ; q. 62, a. 1, c et a. 2, c.

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur la miséricorde de la Vierge Marie

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Fr. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve : « Sa conception immaculée permet à Marie d’être miséricordieuse comme le Père1. » En nous donnant Marie comme mère, le Père veut nous combler de son amour et de sa miséricorde et nous invite par là à être, nous aussi, sources de miséricorde comme Marie pour Élisabeth, témoins pour le monde d’aujourd’hui de ce feu de l’amour qui embrase tout et qui redonne l’espérance. Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. Et ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; et ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés ; pardonnez, et vous serez pardonnés2.

Le père Marie-Dominique aimait nous redire que si Marie, notre mère, était enveloppée d’une telle grâce prévenante d’amour, le Père, dans sa miséricorde, n’avait qu’un seul désir : nous combler de cette même grâce et nous conduire à vivre toujours plus d’un amour débordant.

Si Marie a reçu de façon plénière ce don d’amour du Père, sa miséricorde infinie, par cette grâce, elle est celle qui nous enveloppe de cette miséricorde. Par là, elle ne fait que hâter l’heure du Christ en chacun de nous, elle nous donne Jésus.

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Le Secret du Père, p. 66.

2 Lc 6, 36-37

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur la surabondance de la miséricorde

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La miséricorde, une surabondance royale

La miséricorde du Christ est toujours royale, toujours surabondante. Jésus nous donne plus que ce que nous demandons. à Cana, c’est une surabondance royale ! On avait déjà eu du vin, et du bon ! Et Jésus donne en qualité et en quantité ; c’est cela la miséricorde du Christ : en qualité et en quantité1.

Frédéric Tavernier-Vellas – La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ! Celui qui vit en Christ accomplit dans sa chair et son esprit le Cantique des cantiques. Toute la vie en Christ est un mystère de noces : Heureux les invités au festin des noces de l’Agneau2. Si tout s’accomplit dans l’obscurité, car ce que nous sommes ne paraît pas encore, tout cela apparaîtra au grand jour lors du retour du Christ. Le père Philippe vivait intensément de cette attente. Tous les saints ont vécu intensément de cette attente. Je viens bientôt3 ! L’Esprit et l’Épouse disent : Viens !4

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

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1 Marie-Dominique Philippe, o.p., conférence spirituelle, novembre 1991.

2 Ap 19, 9

3 Ap 3, 11 ; 22, 7 ; 22, 12

4 Ap 22, 17

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur des gestes de miséricorde

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Les gestes du Christ

Tels sont les gestes qui définissent Jésus : des gestes de miséricorde1.

Fr. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve – Le père Marie-Dominique a prêché durant près de vingt ans dans les Foyers de Charité. La première fois qu’il est allé à Châteauneuf de Galaure, Marthe Robin lui a demandé le thème qu’il avait choisi pour la retraite. Il lui avait répondu : « Je travaille saint Jean depuis mon noviciat, j’aimerais beaucoup prêcher sur saint Jean. » Marthe l’avait confirmé dans ce choix : « C’est cela qu’il faut faire pour l’Église. Il faut prêcher saint Jean ! »

Dans cette prédication de lumière qu’il a donnée toute sa vie, le père Marie-Dominique n’a cessé de regarder dans l’Évangile le Christ à travers ses gestes de miséricorde. Il était un prédicateur infatigable de la miséricorde ! Il nous disait volontiers que l’Évangile de saint Jean, c’était l’Évangile des rencontres ; rencontres toutes imprégnées de miséricorde ! C’est la miséricorde que je veux et non le sacrifice2. « L’évangéliste Jean, nous dit le pape François, affirme pour la première et unique fois dans toute l’Écriture : Dieu est amour. Cet amour est désormais rendu visible et tangible dans toute la vie de Jésus. Sa personne n’est rien d’autre qu’amour, un amour qui se donne gratuitement. Les relations avec les personnes qui s’approchent de lui ont quelque chose d’unique et de singulier. Les signes qu’il accomplit, surtout envers les pécheurs, les pauvres, les exclus, les malades et les souffrants, sont marqués par la miséricorde. Tout en lui parle de miséricorde. Rien en lui ne manque de compassion3. »

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

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1 Marie-Dominique Philippe, o.p., Trois mystères de miséricorde, p. 17.

2 Mt 12, 7

3 Misericordiae vultus, § 8.

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte », vivre auprès de Marie

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Vivre auprès de Marie

Fr. Benoît-Emmanuel – Si le père Marie-Dominique était avec nous, il nous dirait, avec la force unique qui était la sienne lorsqu’il prêchait, que cette Année de la miséricorde, nous ne pourrons la vivre qu’auprès de Marie, qu’avec elle. C’est bien la présence de Marie immaculée, revêtue de la miséricorde du Père, qui est une grande lumière pour le monde, un grand éclair, c’est elle qui déchire le voile pour nous faire sortir des ténèbres, pour nous faire entrer dans la miséricorde et nous aider ainsi à nous préparer au retour de Jésus dans sa gloire. Lire la suite »

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte », douceur et miséricorde

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Douceur et miséricorde

La grande miséricorde de Dieu se manifeste à travers le mystère du Christ comme Agneau : l’Agneau qui porte l’iniquité du monde. La miséricorde, c’est le Sauveur, c’est celui qui pardonne et qui introduit dans son propre mystère d’amour. Ce n’est pas seulement celui qui nous aide, c’est celui qui nous prend dans sa propre intimité1.

Fr. Philippe-Marie – La miséricorde, ce n’est pas aider quelqu’un, c’est mettre le Christ au cœur de la communauté chrétienne, au cœur de la vie des hommes. Soutenir une personne dans la misère en découvrant tous les moyens pour l’aider, c’est important et il faut le faire en s’y engageant. Mais, ici, il s’agit d’une dimension très ultime. Il s’agit de découvrir que nous sommes liés au Christ dans une unité vitale. Sans le Christ, notre vie n’a pas de sens. Même la vie la plus réussie où tout semble aller très bien, sans le Christ, n’a pas tout son sens.

Marie a été la créature qui a eu le plus besoin de la miséricorde, alors qu’elle était sans péché. Cela veut dire que la miséricorde fait entrer non seulement dans une libération du péché, mais surtout dans une croissance de l’amour par rapport à Dieu, par rapport au Christ et à nos frères. Cette croissance de l’amour est plus déterminante pour notre vie que la libération même du péché.

Lorsque l’on se sert de la miséricorde pour être seulement libéré de son péché et calmer sa conscience, je crois que l’on n’a pas suffisamment compris que la miséricorde est un don qui nous est fait. Le Christ emmène le pécheur, malgré le fait qu’il soit pécheur, sur un chemin de croissance. Notre personne croît. La personne chrétienne n’est-elle pas l’alliance de la personne du pécheur que je suis avec la personne du Christ ? On devient « comme une seule personne » dans cet amour.

Le père Marie-Dominique disait souvent que nous étions appelés à vivre de la personne du Christ. C’est très grand. Bien sûr, nous ne sommes pas la personne du Christ, mais nous vivons, dans notre vie théologale, ce qu’est sa personne sicut una persona mystica, dit saint Thomas2. C’est le grand mystère de notre personne chrétienne.

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

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1Marie-Dominique Philippe, o.p., Les Béatitudes évangéliques, Paris, Parole et Silence, 2009, p. 67.

2Cf. Somme théologique, III, q. 48, a. 2, ad 1 : « Caput et membra sunt quasi una persona mystica – La tête et les membres forment comme une seule personne mystique.»

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte », un déferlement de miséricorde

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La miséricorde, force de résurrection

Jésus est l’homme de douleur, comme Fils bien-aimé du Père, comme Fils de la Femme, comme étant celui qui est tout proche de chacun de nous, et de chacun de nous souffrant, blessé. Jésus, non seulement est tout proche de nous, mais il nous aime du même amour dont il aime le Père, et c’est pour cela que son amour a une force de résurrection, une force d’efficacité divine. Jésus peut, par sa miséricorde toute-puissante de Fils bien-aimé du Père, être là pour panser nos blessures et se servir de ces blessures pour nous donner un cœur nouveau, un esprit nouveau, une sensibilité nouvelle, pour nous donner un nouvel élan de vie1.

Fr. Philippe-Marie « Il nous aime du même amour dont il aime le Père. » C’est vraiment le cœur de ce texte du père Philippe. Et quel est donc cet amour ? C’est l’Esprit saint. Je pense que c’est peut-être le secret de tout. La miséricorde, c’est l’Esprit saint qui entend le cri du malheureux. C’est peut-être cela, la nouvelle Pentecôte d’amour que nous attendons, et que nous vivons déjà…

Toute sa vie, le père Philippe a prêché ce grand mystère d’amour que nous attendons. C’est la petite Marthe Robin2 qui l’avait conduit à cela. Une nouvelle Pentecôte d’amour, c’est un déferlement de miséricorde. La fin du monde se vivra dans un déferlement de miséricorde, parce que Dieu veut sauver tous les hommes. Et cette intention qu’il a, Dieu ne peut pas se résoudre à ce qu’elle n’embrasse pas l’univers tout entier. Alors bien sûr, Dieu laisse à l’homme une liberté totale. Mais quand Dieu voit le déferlement du mal, cela déclenche cette espèce d’ouverture de son secret éternel dans lequel il va embrasser l’humanité. L’accolade du Père, c’est cela la fin du monde ! Dieu n’a qu’un seul désir, c’est que l’homme n’ait plus peur d’être tellement aimé qu’il devienne fils de Roi. Lire la suite »

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte », Marie, chef d’oeuvre de la miséricorde

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Marie, chef-d’œuvre de la miséricorde

Puisque Marie est vraiment le chef-d’œuvre de la miséricorde, elle est, pour ainsi dire, la miséricorde du Père personnifiée.

En Dieu, la miséricorde est un attribut ; en Marie, la miséricorde de Dieu « est » Marie, en ce sens que tout en elle est miséricorde. Il n’y a que la miséricorde en elle, c’est pourquoi elle est vraiment la miséricorde du Père personnifiée.

(…) Seule la lumière de Dieu se reflète en Marie. Tous les traits de Marie, tous les traits de son âme et de son corps sont vraiment les reflets directs de la miséricorde du Père. Tout est repris en elle par cette miséricorde… et le Père nous la donne1.

Fr. Philippe-Marie – Le père Marie-Dominique nous rappelait que Marie était le chef-d’œuvre de la miséricorde du Père et que, si on voulait comprendre ce grand mystère, il fallait le découvrir là où il est mis en pleine lumière. C’est bien en Marie que cette contemplation de la miséricorde de Dieu est ultime. Comme le père nous le disait : en elle, tout est miséricorde.

Ce qui est merveilleux aussi, c’est de découvrir la miséricorde de prévenance dont Marie est enveloppée, comme s’il y avait en Dieu quelque chose d’antérieur à la réalisation de la miséricorde. C’est cela qui me frappe le plus dans la miséricorde : elle porte en elle une intention paternelle, la Bible dirait maternelle. Un des mots pour exprimer en hébreu la miséricorde de Dieu est celui des entrailles maternelles2. Lire la suite »