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Témoignage d’une soeur, Philippines

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Je suis de nationalité philippine et j’habite actuellement au couvent des Sœurs aux Philippines. J’aimerais apporter mon témoignage à propos du P. Marie Dominique Philippe dont le nom et l’honneur ont été mis en doute pour manquement au vœu de chasteté.

Pour commencer je voudrais partager quelques unes de ses réflexions et pensées tirées de cours donnés aux Frères et Sœurs de Saint Jean :

“Avoir un esprit, un cœur virginal, c’est laisser l’Esprit Saint agir en nous dans une totale liberté, sans avoir aucun projet humain, et remettre à l’Esprit Saint tous nos désirs. Avoir un esprit virginal, c’est donc aimer Dieu dans cette simplicité de l’amour et l’aimer pour lui-même, comme Père, comme Fils, comme Esprit Saint, en lui donnant tout ce que nous avons, en lui remettant tout. On lui remet tout ce qui nous est de plus cher, et on évite tout ce qui pourrait tant soit peu ternir notre âme. Or qu’est-ce qui peut ternir notre amour ? Ce serait justement que notre amour ne soit plus cet amour unique. Et plus nous aimons Dieu plus il exerce sur nous sa jalousie paternelle, sa jalousie d’Epoux, et l’intensité de son souffle d’amour. Donc plus nous aimons Dieu, plus Dieu réclame de nous un retour total d’amour, pour éviter tout retard et tout ce qui pourrait ternir tant soit peu notre cœur’’. (Conférence spirituel le 30 Mai 1995 à St Jodard)

‘’Mon corps est offert à Dieu dans l’adoration. Et en adorant, en offrant mon corps à Dieu, je donne à mon corps la dignité suprême. La consécration virginale, c’est maintenir cet état de l’acte d’adoration le plus possible en acte. Mon corps est offert à Dieu, et gare aux rapines: reprendre une autorité sur mon corps. L’esprit de virginité consiste à comprendre que la plus grande dignité, pour mon corps, c’est d’être offert à Dieu.’’ (D’un cours de Théologie Naturelle a St Jodard le 18.02.94)

‘’Le vœu de chasteté engendre en nous l’esprit de virginité, et cet esprit de virginité est ce qu’il y a de plus profond dans nos vœux. Il relève du don d’intelligence, qui nous fait vivre la béatitude des cœurs purs. La pureté du cœur, l’esprit de virginité, correspond à la jalousie de Dieu sur nous, du Christ sur nous, qui très souvent est le point de départ de la vocation. (Conférence spirituelle a St Jodard le 30 Mai 1995)

J’ai connu le P. Marie Dominique Philippe en 1994 lors de mon oblature à Taïwan. J’étais profondément émue par sa présence, son regard, sa joie, son affection au-delà des mots – car à cette époque je ne pouvais communiquer avec lui que par le biais d’un interprète. C’est donc entre ses mains que j’ai pu faire oblature, avec des larmes de joie. Il était clair qu’il était un homme de Dieu : en lui je pouvais voir la présence de Dieu. Le père Philippe a été l’instrument de mon premier pas dans mon cheminement spirituel vers Dieu. Lire la suite »

Témoignage d’une soeur, de Hongrie

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Mes mémoires sur le Père Marie Dominique Philippe

Mes expériences sont assez personnelles et c’est assez difficile pour moi de dire quelque chose du père Philippe, car il était un instrument de Dieu, et toute sa parole n’était «  pas sa parole » mais la parole du Père céleste qui me parlait personnellement.

J’étais à St Jodard trois mois en 2004 de mars à juin. Auparavant, je n’avais pas connu le père Philippe personnellement ; je ne l’ai vu qu’une seule fois et c’était avant mon départ au bout de ces 3 mois. Je voulais le remercier, car toute ma vie avait changé. Il était vraiment un instrument de l’Esprit Saint.

J’étais frappée chaque fois quand j’assistais à son enseignement, car sa parole était personnelle malgré le fait qu’il ne m’ait jamais connue. Il a contemplé la parole de Dieu avec une grande pureté et une grande profondeur, et il transmettait sa contemplation par son action et sa manière de vivre.

Il priait tout le temps, et en même temps il était tout donné à ceux qui étaient autour de lui.

Son enseignement n’était pas une histoire, une chose du passé, mais tous ses mots me montraient vraiment que c’était actuel dans ma vie. Beaucoup de questions personnelle diverses, et sans réponse (sur la providence de Dieu et ma vie personnelle), étaient éclairées grâce à son regard et son enseignement théologal. Sa contemplation était toujours bâtie sur la parole de Dieu, ce n’était jamais quelque chose d’affectif ou de subjectif.

Grâce à lui ma foi fut élevée ainsi à des hauteurs inconnues auparavant. J’ai découvert la présence de Dieu dans ma vie. C’est vrai que la foi se « dit » et se « donne ». Il était témoin de sa foi. Ces trois mois m’ont beaucoup éclairé sur ma vie personnelle. Lire la suite »

Témoignage d’une soeur, Russie

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Quand on aime quelqu’un, on ne peut pas entendre dire du mal de cette personne, surtout quand elle n’est plus « de ce monde » et ne peut plus se défendre…Mais ayant connu un saint on ne peut que témoigner de notre expérience personnelle de la gloire du Père manifestée dans ses amis même si ce ne serait qu’un pauvre partage d’une riche expérience difficile à mettre dans des mots.

Le père Marie Dominique est entré dans ma vie en 2005 comme un « homme de lumière ». J’étais une volontaire dans la communauté des frères de Saint Jean en Inde quand pour la première fois j’ai entendu sa voix de maître et de père. Sa parole avait une force d’authenticité vitale et, sans le savoir, le père Philippe répondait à mes questions actuelles de vie en me donnant la lumière que j’avais tant cherché souvent dans les ténèbres.

Son amour profond de l’oraison et de la vie consacrée m’ont aidé à découvrir ma vocation contemplative dans l’Eglise et je suis entrée chez les Soeurs Contemplatives de Saint Jean à Saint Jodard en juin 2005 où j’ai eu la grâce de connaître sr Alix, co-fondatrice des soeurs avec le père Philippe. Cette dernière année de la vie du père Philippe, que j’ai vécue auprès de lui à Saint Jodard était capitale pour toute ma vie humaine et chrétienne.

En rentrant petit à petit plus profondément dans l’enseignement de sagesse que le père Philippe continuait à nous livrer jour après jour malgré sa fatigue et sa mauvaise santé, j’ai vu le père Philippe vivant ce qu’il enseignait : il mettait toute son intelligence au service de l’amour de Dieu et du prochain quel qu’il soit. Lire la suite »

Témoignage d’une soeur des Pays-Bas

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Témoignage sur le père Marie-Dominique Philippe

J’ai eu la grande chance de connaître le père Marie-Dominique Philippe entre 2004 et 2006 quand j’étais Sœur de Saint Jean. Comme il était un vrai père pour moi, je le nomme dans la suite ‘père’.

Venant d’une université où le positivisme règne et où le mot ‘vérité’ n’est pas nommé (ce que chacun pensait était sa ‘vérité’ à lui), l’enseignement et la recherche de vérité du père Philippe était le début d’une libération de mon intelligence. Pendant ses cours, il m’a aidé à commencer un chemin d’ouverture à la réalité telle qu’elle est (à la place de m’enfermer dans ma propre pensée). Cette réalité est par exemple la matière avec laquelle je travaille, la personne que je rencontre et plus encore mes amis, et Dieu ultimement ; vous pouvez vous imaginer la joie profonde que je ressens grâce à cette recherche du père.

Ce qui m’a toujours profondément touchée pendant ses cours; le père Philippe n’était pas du tout quelqu’un qui faisait la leçon aux autres. Non, il cherchait avec nous. Avec ses 92 – 94 ans il nous disait qu’il n’avait pas encore eu la possibilité d’approfondir tel ou tel sujet (nous montrant son désir constant de se former) et que quand on est vieux on peut encore apprendre à aimer plus.

Un trésor de son enseignement est aussi qu’il m’aidait à ne pas étudier pour avoir plus de connaissance (combien de fois il nous disait avec force que la communauté Saint Jean n’était pas une communauté d’intellectuels). Mais que toutes les études philosophiques et théologiques sont pour être plus intelligent dans l’amour, pour aimer plus Dieu et le prochain.

En écrivant ceci sur son enseignement je me rends encore plus compte que c’était une vie qu’il m’a transmise. Et que pendant ses cours on vivait un moment fort avec lui où il se donnait complètement à nous.

Pendant les quelques rencontres personnelles que j’ai pu avoir avec lui, sa joie et sa simplicité m’ont beaucoup marquées. Je me savais aimée par lui, même s’il me connaissait très peu. Un grand don étaient les quelques confessions avec lui; l’amour et la miséricorde de Dieu étaient ‘tangibles’.

Dans ma vie je n’ai pas pu connaître Marthe Robin personnellement. Mais par plusieurs conférences données par le père sur elle, elle est devenue quelqu’un de vivant pour moi. Parce que le père Philippe nous parlait d’elle avec un grand amour et respect, sur sa vie intime avec Dieu et la Vierge Marie, et sur les rencontres personnelles qu’il a eu avec elle.

Une soeur des Pays-Bas

Témoignage d’une soeur, de Belgique

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Mon témoignage sur le père Marie Dominique Philippe

J’ai rencontré le père pendant la semaine Sainte 2004 à St Jodard, j’y étais venue comme regardante chez les sœurs contemplatives.

La première expérience que j’ai vécue auprès de lui fut une des conférences de la retraite de semaine Sainte. Je me souviens avoir été frappée par cet homme âgé, un peu voûté, marchant lentement, mais qui parlait avec une telle vivacité, une telle conviction dans ses paroles, et un éclat particulier dans les yeux.

Au bout de 2 ou 3 conférences, j’avais perçu par moi-même (j’en avais entendu tellement de bien!) qu’il était un amoureux de Dieu, un grand priant, un homme de sagesse.

J’étais frappée également par la profondeur de sa présence quand il célébrait la messe et quand il priait, il était habité, imprégné, des paroles qu’il prononçait, il en vivait pleinement. J’avais compris que je pourrais trouver dans sa prédication et son enseignement des réponses à mes questions et à la soif spirituelle qui m’habitaient, j’avais touché qu’il était un guide sûr pour conduire à Dieu.

Seulement après quelques conférences et quelques messes?? Eh bien oui! J’étais étonnée moi-même et je n’aurais pas pu à ce moment-la expliquer précisément ce que j’avais touché… Mais je me réjouissais de découvrir petit à petit ce ”secret” qui enthousiasmait tant les personnes qui parlaient de lui (je ne savais pas encore quand, mais j’étais presque sûre que j’entrerais chez les sœurs). Lire la suite »

Rencontre entre Jean Paul II et le p. MD Philippe, au Sénégal

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Au Sénégal en 1992
Au Sénégal en 1992

Rencontre de Jean Paul II avec le p. MD Philippe

au Sénégal

Nous gardons dans notre mémoire le beau souvenir du passage du père Marie Dominique Philippe, notre fondateur, à Poponguine lors de la visite mémorable que fit le pape Jean Paul II au Sénégal.

Je lui avais demandé avec insistance de venir pour cette occasion à Poponguine. Il me semblait important qu’il soit présent la première fois que l’on accueillait un Pape qui venait auprès d’un prieuré tenu par la communauté Saint Jean. Surtout quand on sait comment le Pape Jean Paul II a parcouru le monde en faisant le tour des sanctuaires mariaux, et de plus, une solide amitié fondée sur la recherche de la vérité les unissait depuis Cracovie. Une des intentions de notre Père fondateur lors de la fondation à Poponguine était que l’on puisse donner une théologie mariale à l’Afrique.

Après avoir été accueilli officiellement à la cathédrale de Dakar, le Saint-Père s’est rendu le lendemain à Poponguine afin d’y célébrer une grand-messe. Lire la suite »

Témoignage d’un frère, en terre d’Islam

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Le père Marie-Dominique PHILIPPE, l’Islam et l’Evangélisation des Musulmans

Le père Marie-Do exerçait aussi une fascination sur les Musulmans par sa simple présence, son aura d’homme de Dieu, de prière, de sagesse, de lumière, d’amour et de miséricorde. J’en fus souvent témoin. Il savait rejoindre les secrets de leurs cœurs dans la limpidité et une profondeur unique.

Missionnaire catholique en pays musulman, je me souviens avoir souvent demandé au père Marie-Do : « Pourquoi l’Islam ? Pourquoi Dieu a-t-il permis l’Islam, près de 600 ans après le Christ, cette religion qui semble si puissante aujourd’hui ? Qui semble nier le mystère de la Trinité et occulter le mystère de la Rédemption ». Sa réponse profonde et lapidaire était invariablement : « A cause de l’Adoration ». Et on sait à quel point le père Marie-Do avait creusé et explicité ce mystère si fondamental de l’Adoration !

Or, le père Marie-Do partageait avec le Pasteur Finet dès les années 40 ce constat terrible que tous les chrétiens, catholiques comme protestants avaient perdu le sens de l’Adoration ! Ils ne savent plus adorer. Alors que c’est le premier commandement : « Un seul Dieu tu adoreras » et que c’est le fondement de toute la vie religieuse et spirituelle !

Confronté à l’Islam par mon père et toute ma famille paternelle qui sont tous algériens musulmans, puis en mission en Afrique de l’Ouest depuis 1991 et en Algérie depuis 8 ans, je crois pouvoir affirmer que la formation spirituelle, philosophique et théologique du père Marie-Do me semble offrir les meilleurs moyens pour évangéliser le monde musulman, pour rejoindre ce qu’ils vivent de plus profond et d’authentique au niveau religieux, pour toucher leurs cœurs, pour faire tomber les murs d’opposition et les aider à découvrir et à s’approcher de la Foi chrétienne. Comme si la métaphysique et la théologie naturelle du père Marie-Do et le triple déploiement successif de sa philosophie éthique nous donnaient les clés et nous ouvraient les portes royales du monde musulman de ses cœurs et consciences et de rejoindre leur soif de Dieu. Lire la suite »