Mois: juin 2016

Témoignage sur le p. MDP de Patricia Vulliet, France

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Prier et aimer

C’est à Châteauneuf-de-Galaure1, en classe de terminale, que j’ai rencontré pour la première fois le père Marie-Dominique Philippe. Il était venu nous donner une session de philosophie. Le souvenir que j’en ai est resté très vif ! Je le vois encore avec son habit dominicain, lumineux, passer au milieu de nous et me souviens également de l’impact qui émanait de sa personne.

Je l’ai retrouvé, bien des années après, lors de plusieurs sessions de philosophie et dans le cadre de la paroisse Saint-François de Sales à Genève, où nous avons pu bénéficier très régulièrement de sa présence si lumineuse. J’ai pu ainsi le rencontrer et recevoir encore de lui l’enseignement de sagesse qui a transformé ma vie.

Parce qu’on avait soif de le rencontrer, il nous attirait comme s’il avait à nous révéler un secret. On allait alors chercher chez lui des réponses à nos questions et ce n’est que rarement qu’il y répondait directement. Sans nous abandonner il ouvrait pourtant en nous comme une porte divine qui nous disposait à découvrir la lumière ultime de notre existence.

Lorsqu’il m’arrivait de lui présenter des situations difficiles, le père Marie-Dominique les vivait avec moi et partageait ma peine. Il m’encourageait à prier et à aimer. Et, en fait, c’est là que je trouvais la réponse à mes questions. Par là, il m’invitait à découvrir que l’expérience de l’amour et de la prière devait progressivement saisir toute ma vie et éclairer toutes mes expériences.

Ouvrez un des nombreux livres du père Philippe et arrêtez-vous au hasard sur une phrase que vous saisirez au vol, vous y découvrirez toujours la sagesse de Dieu ! Combien de fois n’ai-je pas expérimenté cela ? C’est toujours un émerveillement. Le père Philippe était non seulement un maître, un docteur, un père, il était pour moi un sage, un ami de Dieu. Sa présence ne me quitte pas, je le reçois comme un don de la miséricorde de Jésus.

Patricia Vulliet de Longevialle2

Vous pouvez commander le livre « Une Nouvelle Pentecôte d’Amour » aux adresses suivantes:

lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Petit village de la Drôme, en France, où vécut Marthe Robin et où fut fondé le premier Foyer de Charité.

2 Patricia Vulliet (Gaillard, France) est mère de famille. Elle exerce la profession de chirurgien dentiste.

Extrait du p. MD Philippe : suivre l’Agneau

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Suivre l’Agneau dans sa miséricorde

La miséricorde implique de notre part cette attitude que Dieu nous enseigne à travers le mystère de l’Incarnation, et qui consiste à être tout proche de ceux qui sont dans la misère, à être le plus proche possible d’eux, à être « semblables à ses frères1 ». Nous rejoignons ici une attitude que nous connaissons bien aujourd’hui et dont on parle un peu trop, sur tous les tons : « s’adapter ». L’adaptation doit être comprise dans la lumière de la béatitude de la miséricorde. Il est tout à fait vrai qu’un être miséricordieux se fait le plus proche possible de celui qui souffre. Dieu a voulu devenir semblable à nous. Voilà sa grande miséricorde ; il a voulu être semblable au pécheur2, descendre le plus bas possible, prendre la situation du plus pauvre et du plus misérable. Sa miséricorde va jusque-là. Or nous devons « suivre l’Agneau partout où il va3 » ; nous devons donc suivre l’Agneau dans sa miséricorde et être le plus proches possible du misérable.

Père Marie-Dominique Philippe, Les béatitudes évangéliques »

1 He 2, 17.

2 Cf. Ph 2, 7 ; Rm 8, 3.

3 Ap 14, 4.

Отрывок из проповеди о милосердии

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От. Мари-Доминик Филипп О.Р.

Отрывок из проповеди о милосердии  (12.03.2001)

Иисус просит нас быть милосердными, и это для нас означает постоянно жить во свете Отца, а не в пережитом. Зачастую, мы впадаем в искушение жить в пережитом, возвращаться к тому, что прожили, и современная культура, всё время находящаяся в соотношении с прошлым, мешает нам быть по-настоящему милосердными как наш Отец небесный милосерд. Через свой вечный взгляд, Бог, наш милосердный Отец, просит нас всегда идти вперёд.(…) « Вперёд, не оглядывайся назад, не смотри на прошлое, оставь его позади, смотри на то, что впереди ! » Именно это помогает нам расти, смело идти вперёд и не терять надежду всё время продвигаться дальше, позволяет нам быть милосердными как милосерден наш Отец.

Быть милосердным заключает в себе умение использовать недостатки, изяны и ограничения наших братьев таким образом, чтобы стать ближе им и любить их ещё больше. Ибо милосердие означает никогда не останавливаться на спонтанном суждении, выносимом нами по отношению к окружающим. Ведь осуждать так просто и естественно ! И потому, что мы имеем в нас самих критерий того, что есть хорошо и что есть плохо, и потому, что маленький фарисей в нас, зачастую, пробуждается, мы судим других в зависимости от нас самих. И то, что нам естественно, мы находим хорошим, а то, что превосходит нас – это уже другое дело ! Здесь мы уже не хозяева ситуации и рискуем судить о том, что выше нас в зависимости от нас самих. Но это не милосердно. Быть милосердным как Отец наш милосерд означает всегда двигаться вперёд, всегда ободрять, всегда позволять погрязшему в своей ошибке выбраться из неё и дать лучшее из самого себя, вместо того, чтобы останавливаться на его недостатках, на его грехах, на том, что в нём есть плохого. Быть милосердным значит так использовать ограниченности наших братьев, чтобы любить их больше, помогать им двигаться вперёд, помогать им соединиться со Христом и поступать как он.

Biographie du père Marie-Dominique Philippe

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Le Père Marie-Dominique Philippe est né à Cysoing (Nord) le 8 septembre 1912, huitième d’une famille de douze enfants qui a donné à l’Eglise trois dominicains et quatre moniales contemplatives.

Après avoir achevé sa scolarité au collège des Jésuites de Lille, il entre dans l’Ordre de Saint Dominique en novembre 1930 à Amiens, fait profession en novembre 1931, et fait ses études de philosophie et de théologie au Saulchoir de Kain (Belgique) de 1931 à 1938. Il est ordonné prêtre en juillet 1936. D’abord licencié en philosophie, il présente ensuite son mémoire de lectorat sur La sagesse selon Aristote, puis soutient un doctorat de théologie.

Egalement diplômé de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes, il est professeur de philosophie et de théologie au Saulchoir d’Etiolles (couvent d’études des Dominicains de la Province de Paris) de 1939 à 1945 et de 1951 à 1962, et professeur de philosophie à l’Université de Fribourg (Suisse) de 1945 à 1982.

Très tôt dans ses études le Père Philippe avait senti la nécessité de renouveler l’enseignement de la philosophie et de la théologie, et pour cela il fallait revenir à leurs sources respectives : l’expérience selon la perspective d’Aristote et la foi contemplative à la suite de saint Thomas d’Aquin et de saint Jean, dont les écrits le marquent profondément et auxquels il revient sans cesse. Sa recherche de la vérité s’ordonne selon les trois sagesses : la sagesse philosophique, la sagesse théologique et la sagesse mystique.

Outre son enseignement, le Père « Marie-Do » donne, surtout en France et en Suisse, des conférences de philosophie et de théologie dans des milieux très divers (secrétaires de syndicats chrétiens, chefs d’entreprise, psychanalystes, médecins, Associations Familiales Catholiques, Renouveau charismatique, artistes, etc.). Il prêche aussi dans de nombreux monastères (surtout à des carmélites, bénédictines et dominicaines, et à la Famille monastique de Bethléem), dans divers Foyers de Charité en France, principalement à Châteauneuf-de-Galaure auprès de Marthe Robin (pendant 17 ans la retraite des prêtres, et de nombreuses retraites aux membres des Foyers), mais aussi au Sénégal, au Togo, au Rwanda, etc., et à des groupes de jeunes.

A partir de 1949 le Père Philippe écrit de nombreux ouvrages de philosophie et de théologie spirituelle, dont un certain nombre seront traduits en diverses langues. Au total ce sont aujourd’hui plus de 35 ouvrages, auxquels s’ajoutent de très nombreux articles. Ils recouvrent un large champ d’étude et d’intérêt : philosophie de l’art, réflexions sur les mathématiques et la médecine, études de métaphysique, commentaires de l’Evangile de saint Jean, écrits sur le mystère du Christ et sur la Vierge Marie, ouvrages sur la famille, etc.

A Fribourg, en 1975, à la demande de quelques étudiants français, il fonde, tout en restant dominicain, la Communauté des Frères de Saint-Jean et, quelques années plus tard, celle des Sœurs contemplatives, puis celle des Sœurs apostoliques. A ces trois communautés se joindront de nombreux laïcs, les oblats de Saint-Jean, l’ensemble formant une nouvelle famille spirituelle dans l’Eglise : la Famille Saint-Jean.

En 1982, à son retour en France, tout en continuant un apostolat varié, il se consacre principalement à l’enseignement de la philosophie et de la théologie dans les maisons de formation des Frères de Saint-Jean à Rimont (Saône-et-Loire) et à Saint-Jodard (Loire). D’autre part, comme Fondateur et Prieur général, il enseigne et conduit cette nouvelle communauté, qui connaît rapidement une croissance et une extension internationale importantes. Depuis 1974 une amitié profonde le lie à Karol Wojtyla. Par de nombreuses rencontres et des lettres, Jean-Paul II ne cessera de l’encourager dans sa recherche philosophique et dans son rôle auprès des frères et des sœurs de la Famille Saint-Jean.

En 2001 la charge de Prieur général ayant été transmise au Père Jean-Pierre-Marie, le Père Philippe reste auprès des frères et des sœurs comme Fondateur, continuant inlassablement à leur transmettre le fruit de sa recherche philosophique et théologique à travers conférences et retraites. Des ouvrages de théologie spirituelle et de philosophie sont publiés, notamment Retour à la source – pour une philosophie sapientiale (vol. 1, Fayard, 2005), qui présente sa réflexion philosophique sur la personne humaine.

Le 30 juin 2006, il fête ses 70 ans de sacerdoce à Ars. Le lendemain, le Cardinal Franc Rodé, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée, présent pour les ordinations de frères de Saint-Jean, lui rend un vibrant hommage. Quelques semaines plus tard, à la suite d’un accident vasculaire cérébral, le Père Philippe perd l’usage de la parole. Il demeure alors dans un grand silence, attendant sereinement la rencontre avec Celui qu’il a tant désiré connaître et faire connaître. Il meurt le 26 août 2006, et il laisse l’héritage lumineux d’une vie toute donnée au service de l’homme et du Christ.

Biographie d’après le site: stjean.com

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