Mois: juillet 2014

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur sainte Marthe

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Pour la fête de sainte Marthe

« Jésus porte la mort de Lazare en pleurant, et il la porte avec Marie et Marthe. Dans son coeur de prêtre, de Bon Pasteur, il porte la blessure du coeur de Marthe, celle du coeur de Marie, et la mort de Lazare. On saisit combien Jésus est proche, tout proche, mais divinement proche: « Je suis la Résurrection ». C’est après avoir affirmer « Je suis la Résurrection » qu’il montre combien il est proche de celui qui est dans le tombeau. Au moment où il montre comment le Père lui a remis tout pouvoir, il révèle la tendresse de son coeur. Il y a la prière de Marthe, c’est sûr, et l’affirmation de Jésus en face de Marthe, mais il faut saisir la différence entre la prière de Marthe et celle de Marie. A Marthe, Jésus donne la doctrine dans ce qu’elle a de plus fort: « Moi, je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra »: c’est une doctrine de vie, une doctrine de Résurrection. C’est donc bien ce qu’il y a d’ultime: on ne peut pas aller au-delà de la résurrection, Jésus donne à Marthe cette doctrine et il lui demande d’y croire, et Marthe y adhère: « Oui, Seigneur, moi j’ai toujours cru que c’est toi le Christ, le Fils de Dieu qui doit venir dans le monde. »

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome III, p 194

Témoignage d’une soeur, France

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Regards sur un Père

La première fois que j’ai vu le Père Marie-Dominique Philippe, c’était en mai 1988, à la Pentecôte à Paray-le-Monial.

C’est un de mes frères, qui s’apprêtait à rentrer chez les Frères de Saint Jean, qui avait attiré là plusieurs membres de la famille pour que nous fassions connaissance avec cette nouvelle Communauté.

J’arrivais là au terme d’une première année de médecine, hébétée par une année intense de travail et après le concours de fin d’année. Je n’avais donc aucun a priori et j’arrivais plutôt dans des dispositions de moyenne réceptivité. Et je garde cependant un souvenir très précis de la première conférence entendue de lui sur le mystère du Paraclet. Ce mot « Paraclet » restait pour moi très mystérieux – je ne l’avais jamais remarqué dans la Bible – et cela m’agaçait ! mais malgré moi, j’ai été bouleversée par cet homme qui parlait d’un mystère dont visiblement il vivait. Lire la suite »

Témoignage de Jean Baptiste, de France

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C’était par un de ces frais matins sur la campagne roannaise à St Jodard, le cher frère Louis-Marie devait m’amener à la gare à Lyon pour un aller sans retour. La décision, difficile, avait été prise au terme d’échanges réguliers avec le père maitre des novices. Peut être aurait-il pu en avoir été autrement. Bref c’était un matin blafard et j’étais dans un état second et, par discrétion et délicatesse pour les frères et soeurs, il était prévu que je quitte l’habit en cours de route.

A la gare de Lyon, en même temps, Louis-Marie devait accueillir le père Marie-Dominique. Je m’en souviens encore, son regard intelligent et amical, pas de paroles inutiles et cette façon paternelle de vous tenir fortement sur son “coeur” en une brève accolade….

Je commence par la “fin” ce petit témoignage car, comme il aimait à le répéter, la Fin éclaire tout. Il y avait là, pour moi, comme une sorte de concentré du père Philippe, étonnement jeune et “vif”, qui vivait ce qu’il enseignait avec une force de conviction toujours intacte. Lire la suite »

Note de conférence du p. MD Philippe, sur Marie Madeleine

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Pourquoi pleures-tu?

Quel humour, de la part de Jésus, de poser à Marie de Magdala cette question : « Pourquoi pleures-tu ? » Comme pour lui dire : « Ce n’est plus l’heure de pleurer ! Vois, je suis là près de toi, et je suis là victorieux. Pourquoi pleures-tu ? Tu pleures un absent qui est là, présent ». Mais Marie de Magdala ne comprend pas. Pensons au cinquième mystère joyeux : « Pourquoi me cherchiez-vous ? ». Saint Luc nous dit : « Et eux ne comprirent pas la parole qu’il leur avait dite ». Marie, cependant, avait compris puisqu’elle « gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur ».

Quelle différence entre la foi de Marie, mère de Jésus, et cette attitude affective, sensible, de Marie de Magdala, cette attitude trop humaine où l’on reste attaché à ses opinions, à des a priori qui nous empêchent d’aller plus loin ! « Pourquoi pleures-tu ? » Quand nous sommes dans une très grande souffrance, il faudrait pouvoir toujours entendre cette parole de Jésus : « Pourquoi pleures-tu ? ». Cela nous permettrait de sortir de certaines souffrances. Quand on est triste on est replié sur soi, on se met en dehors de tout : « Vite le désert, je ne peux vivre qu’au désert ». Attention ! Pourquoi voulons-nous vivre au désert ? Parce que nous sommes remplis d’amertume, de notre propre amertume, et que nous préférons rester dans cette amertume.« Pourquoi pleures-tu ? » Il s’agit de redécouvrir la voie, le sentier, de redécouvrir la vérité, la présence de Jésus.

Quand Marie de Magdala va-t-elle le reconnaître ? Quand il l’appelle : « Marie ! ». Il faudrait entendre cet appel : « Marie ! ». « Marie », c’est notre nom secret. Nous n’avons qu’une seule mère, et une mère donne le même nom à tous ses enfants, avec des tonalités différentes… Et quand Jésus dit : « Marie ! », c’est pour chacun d’entre nous l’aspect contemplatif de la foi qui se réveille, c’est Jésus qui nous réveille dans notre vie contemplative : « Marie ! ». Il nous appelle.

Père Marie-Dominique Philippe, Article paru en mars 1994

Témoignage d’une soeur, de France

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Témoignage sur le père Marie Dominique Philippe

Je suis entrée chez les sœurs de saint Jean, à Saint Jodard, le 4 octobre 1993. J’ai rencontré le père pour la première fois 15 jours avant, à Saint Jodard, lors de la prise d’habit de deux sœurs. Pendant 13 ans j’eu la grâce :

– de le voir vivre au milieu de nous, ses enfants.

– de pouvoir me confesser

– de recevoir son enseignement.

C’est de cela que je voudrais témoigner.

Ce qui était tellement marquant chez lui, c’est le don de tout lui-même, dans la joie. Pas un regard sur lui. Il était tout le temps donné. Donné dans la recherche de la vérité, à travers son écoute si profonde et ouverte aux autres, au réel, à travers ses conférences, le don de tout lui-même dans l’étude tout au long de sa vie. Donné dans la prière ; il était un tel exemple lorsqu’on le voyait prier à la chapelle, tout son corps « en acte » ; à 90 ans on le voyait encore à genoux. Il était toujours donné aux autres. Son temps était donné, donné donné ! Minute après minute. Rien pour lui. Pas de repos jusqu’à s’endormir pendant ses cours ! Donné dans son corps : je le vois encore le 8 décembre 1993 laver les pieds des 10 postulantes dont je faisais partie, à genoux alors qu’il avait le pied dans le plâtre …

Le père Philippe était tout simplement donné ! Donné complètement aux autres et tellement joyeux ! Toujours joyeux et de plus en plus. Lire la suite »

Témoignage d’une soeur, France

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« Ma Parole n’est-elle pas comme un feu ? » (Jer 23, 29)

Si la Parole de Dieu est un feu qui chaque jour éclaire ma route, celle du père Marie-Dominique Philippe a elle aussi brûlé pour conduire mon âme assoiffée toujours plus à Dieu, pour l’illuminer de sa clarté et lui faire pénétrer d’un peu plus près les secrets du cœur de Dieu. Par le témoignage de sa vie, par la manière dont il célébrait l’Eucharistie et par son enseignement de sagesse, il m’a toujours aidée à approcher les mystères divins et à désirer ardemment consacrer ma vie au Seigneur.

J’ai rencontré le père Marie-Dominique Philippe en 1995. Ma première rencontre avec lui a été très joyeuse et lumineuse. J’avais discerné auparavant que Dieu m’appelait à le suivre dans la vie consacrée mais je ne savais pas encore dans quelle Communauté. J’avais pour cela demandé à un frère de me parler de la grâce de la Communauté Saint-Jean et il m’a proposé de lire Les trois sagesses. En quelques jours j’ai dévoré le livre et quelque temps après, j’ai fait une retraite à Saint-Jodard. A cette occasion j’ai rencontré le père. J’ai été tellement touchée, à la fois par la lumière qu’il apportait, par son sens de la finalité, par sa présence si simple et si profonde, par sa joie qui éveillait en moi la joie. Cette rencontre a été source d’une très grande joie pour moi : j’avais rencontré un saint ! Lire la suite »

Commentaire du p. MD Philippe d’une citation de st Jean de la Croix

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Un peu de pur amour est plus précieux pour Dieu et pour l’âme, et plus avantageux pour l’Église, que toutes les œuvres réunies.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Saint Jean de la Croix nous fait comprendre ici l’absolu de l’amour divin, le « pur amour ». Cette pensée peut nous étonner et nous paraître exagérée, mais nous voyons pourtant bien que saint Jean de la Croix est dans le vrai. Où trouver ce « pur amour » ? Il n’a existé et n’existe encore actuellement que dans le cœur de Jésus et dans le cœur de Marie. Là seulement, sur la terre, l’amour a été parfait et pur, sans la moindre tache d’égoïsme ou de vanité. Tout acte d’amour de Jésus pour Son Père a été infiniment pur, sans ombre. Jésus a aimé Son Père dans cette limpidité, dans cette simplicité infinie d’amour, et l’amour de Marie pour Jésus a connu la même limpidité, la même simplicité. Aussi nous comprenons qu’un peu de ce pur amour est plus précieux pour le Père que toutes les œuvres réunies. Lire la suite »