Mois: avril 2017

Témoignage de Jean François PITTET, Professeur de médecine, USA

Publié le Mis à jour le

11 mars 2017

Je m’appelle Jean Francois PITTET et je suis médecin, Professeur d’anesthésie et de Soins Intensifs à l’université d’Alabama aux Etats-Unis. Je suis aussi l’Editeur en Chef d’un des trois plus importants journaux scientifiques pour la spécialité d’anesthésie dans le monde. Je suis d’origine suisse et je suis né en 1952 à Fribourg. J’ai vécu à Lausanne jusqu’à mon départ pour les Etats-Unis en 1990.

Je vous écris cette lettre pour exprimer mon témoignage regardant le père Marie-Dominique PHILIPPE. Je connais le p. Marie-Dominique PHILIPPE depuis le début des années 60. Le p. Marie-Dominique PHILIPPE était un grand ami de notre famille. Pendant des années, le p. Marie-Dominique  PHILIPPE est venu chaque semaine pour dîner dans notre appartement de Lausanne avant de donner ses conférences spirituelles à un groupe d’amis à Lausanne. Le p. Marie-Dominique PHILIPPE est aussi mon parrain de confirmation. Lorsque je suis devenu adulte, j’ai continué à suivre des retraites du p. Marie-Dominique PHILIPPE dans les Foyers de Charité (Poissy) et j’ai continué à le voir quand cela était possible pour lui.

J’ai récemment cherché sur internet des informations pour obtenir l’enregistrement de conférences du p. Marie-Dominique PHILIPPE. J’ai alors découvert le scandale créé par le Prieur Général de la Communauté St Jean accusant le p. Marie-Dominique PHILIPPE « d’activités sexuelles » sans apporter de preuves pour ses accusations.  Je suis scandalisé par ces accusations.

En tant que Professeur de Médecine, j’aimerais témoigner ici d’un fait qui explique pourquoi certaines femmes ont accusé le p. Marie-Dominique PHILIPPE (après sa mort !), d’activité sexuelles incompatibles avec son rôle de prêtre.

Lorsque j’étais en Suisse jusqu’au début des années 90, j’ai assisté de nombreuses fois à des actes de jalousie intenses parmi les femmes qui « suivaient » le p. Marie-Dominique PHILIPPE. Certaines de ces femmes avaient un comportement franchement pathologique qui aurait requis l’intervention d’un psychiatre. Le p. Marie-Dominique PHILIPPE était bien au courant de l’attitude de certaines de ses disciples qui projetaient sur lui des désirs sexuels qu’il n’avait jamais suscité. Il avait exprimé de nombreuses fois à mes parents (ma mère est toujours vivante et vit à Lausanne) le fait que ces attitudes étaient difficiles à supporter, mais que  sa miséricorde était plus grande que tout le reste et qu’il devait être présent pour tous.

On peut peut-être souligner  la naïveté et le manque de prudence (?) du p. Marie-Dominique PHILIPPE en relation avec le vrai désir de contemplation de certains jeunes qui joignaient la Congrégation St-Jean, particulièrement dans les dernières années de sa vie. Le p. Marie-Dominique PHILIPPE était alors un homme âgé avec des problèmes de santé …

Ma question est : que faisaient alors les responsables de la Communauté St-Jean pour discerner les vraies vocations parmi les jeunes qui voulaient joindre la congrégation. Ces responsables n’ont pas eu de problème pour accuser le p. Marie-Dominique PHILIPPE après sa mort … ou étaient-ils quand la Congrégation avait besoin d’eux ?

Le p. Marie-Dominique PHILIPPE est un saint et les saints dérangent … Continuez le combat que vous avez entrepris depuis trois ans … la vérité triomphera.

Amicalement,

Jean-Francois PITTET, M.D.

David H. Chestnut Professor of Anesthesiology

Professor of Surgery 

Investigator, Center for Lung Injury and Repair

Investigator, Alabama Resuscitation Center

University of Alabama at Birmingham 

Editor-in-Chief, Anesthesia & Analgesia

 

Extrait du p. MD Philippe sur la conversion des moeurs

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Le temps du Carême : la conversion des mœurs

« Si Dieu prolonge comme une trêve les jours de notre vie c’est pour l’amendement de nos péchés, selon cette parole de l’Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Rm 2, 14). Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez 18, 32 ).

La vie monastique implique cette mort quotidienne à tout ce qui en nous est lien au péché, à tout ce qui nous écarte de l’amour du Christ et de nos frères.

Nous avons déjà noté comment les différents moyens de silence, de clôture, de pauvreté, de travail, d’obéissance, (…) de l’humilité, impliquent un aspect ascétique qui, précisément, est une certaine mort : aux paroles inutiles, aux contacts humains qui sont vains, au désir de posséder, à l’oisiveté, à la volonté propre, à la propre exaltation. Voilà bien l’essentiel de la lutte contre nos concupiscences.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »