Mois: avril 2015

Livre de Marie Christine Lafon sur le père MD Philippe

Publié le Mis à jour le

livre de MC LAFON

Marie-Dominique Philippe Au cœur de l’Eglise du XXéme siècle

Marie Christine LAFON

ed. Desclée de Brouwer

Assez méconnu, le père Marie-Dominique Philippe est pourtant une figure au cœur de l’Église du XXème siècle.

Né en 1912 dans une grande famille du Nord, Henri Philippe est le huitième de douze enfants dont huit se consacreront entièrement à Dieu. Lui-même, à 18 ans,rejoint la Province dominicaine de France, parcourue d’une très grande vitalité religieuse, apostolique et intellectuelle.

Comme étudiant puis enseignant, le frère Marie-Dominique participe alors aux avancées du célèbre Saulchoir, couvent d’études de philosophie et de théologie. Il y partage les questionnements de ses frères prêcheurs de plus en plus concernés et bousculés par une société en pleine mutation. Il cherche à y répondre, à sa manière, en tant que professeur de philosophie à l’université de Fribourg et prédicateur auprès de  contemplatifs, de familles et de jeunes. Il demeure inlassable dans ses recherches, notamment en métaphysique et en théologie mystique, à la suite d’Aristote, de Thomas d’Aquin et de l’apôtre Jean.

Dans cette même ardeur apostolique, le père Philippe accède à la demande pressante d’une poignée d’étudiants en fondant, en 1975, la Communauté Saint-Jean. Appartenant pleinement à une France et une Église marquées par deux guerres mondiales, un concile, des crises majeures et un renouveau spirituel, cet homme a voulu mettre tout son cœur et toute son intelligence, toute sa bonté et toutes ses compétences, à servir le Christ et à répondre aux besoins de ses contemporains …

Témoignage de Simone, USA

Publié le Mis à jour le

Silhouette Blanche !

Je ne sais pas si ma mémoire triche, mais il me semble que c’était au mois de décembre, en 1998. Mon mari et moi devions prononcer nos vœux, temporaires, d’oblats dans le sein de la Communauté Saint Jean, à Peoria, Illinois, aux USA. Cela devait se passer au cours de la visite du Père Marie-Dominique Philippe, de qui nous avions tant entendu parler, mais jamais encore rencontré…Bien sûr, inutile de dire l’attente de son passage nous remplissait de joie et d’excitation, car finalement nous allions rencontrer, face a face, celui à qui, grâce à ses enseignements, nous devions le fait que notre vie était changée…et pour toujours!

Nous étions un groupe de laïques, assez grand, qui entourait les Frères de Saint Jean à Peoria, et il nous a été accordée la grâce de pouvoir passer avec le Père Philippe, chacun à son tour, dix minutes de temps privé; ce qui était déjà très généreux de sa part, sachant qu’il devait aussi voir tous les frères, un par un, et toutes les sœurs, une par une…

Le cœur qui bat, j’attends dehors la porte, puis il ouvre et me fait rentrer… Cet homme qui me frappe déjà par son intelligence, à mon avis, hors humaine; cet homme fondateur d’un ordre qui renouvelle la face de notre communauté locale, grâce à ses enseignements de l’ordre de brillance…Cet homme vieux au visage rose, radieux, me surprend en me prenant dans ses mains! Première fois que je le rencontre, il sait déjà que je l’aime, il le voit dans mes yeux, il prend mes mains dans les siennes, et moi je fonds. Je fonds, car je touche instantanément à un amour paternel incomparable, à une tendresse comme jaillissante, à une générosité de don de soi, à une bonté qui coule de cet homme religieux, presque étranger pour moi, mais père néanmoins.

Tout en gardant mes mains dans les siennes, il me fait s’asseoir; je dis trois mots: «Je suis libanaise»…Et en un seul instant, il lit mon cœur et il s’exclame: « Une libanaise aux Etats Unis ! Comment peut vivre une libanaise aux Etats Unis, si loin du pays qu’elle aime, si loin du pays si beau? » A travers mes larmes, il me consolait, il me faisait rire, il me parlait de mon pays qu’il aime tant, il me parlait de la Bonne Volonté de Dieu, il me parlait du support que je peux trouver à travers les Frères à Peoria et à travers mon église…tout en tenant mes mains dans ses mains!

Dans son «imprudente charité», il me garde plus que dix minutes; on frappe à la porte pour nous donner signe du temps, mais il ne bouge pas; mes larmes n’étaient pas encore séchées… Son visage penché vers le mien, sa voix presque chuchotante, par tendresse, dans mes oreilles, il versait dans mon âme une paix profonde, une « conviction » de la Volonté de Dieu pour nous, un désir d’être ancrée dans le moment réel; il versait dans mon âme un amour…divin, paternel, doux, joyeux, plein de bonté, plein de charité! On frappe à la porte de nouveau… Mais il m’accorde vingt minutes. Toujours mes mains dans ses mains! « Car la folie apparente de Dieu est plus sage que la sagesse de l’homme». (1 Corinthiens: 25)

Je quitte la pièce épatée par cet homme en silhouette blanche, qui a pu sécher mes larmes, et me renvoyer dans un élan, enveloppée d’une joie profonde, joie d’une rencontre inoubliable!

Aujourd’hui, tristement, on lui reproche «des gestes ambigus, qui manquent de chasteté!!!» Entre cinq et dix, on dit. Cinq à dix quoi? De quoi parle-t-on vraiment? De femmes ou de choses à peu-près connues? Excusez-moi, mais je ne peux m’empêcher de dire qu’il ne s’agit pas de louche de lentilles ici, est-ce bien cinq ou dix? N’y avait-t-il pas un nombre défini?

Est-ce un homme de longue vie comme ce Père bien-aimé, un homme qui a connu des centaines de femmes et qui a accompagné des centaines de femmes, s’il avait une difficulté dans sa vie de chasteté, va t-il se contenter de « gestes » envers que cinq à dix? Chose totalement contradictoire en soi-même: ou il ira plus loin que les gestes qui n’apportent rien; ou il ne se contenterai pas de sept et demi femmes! En tout cas, de nos jours, si en 93 ans de vie, on ne reproche à un homme que « des gestes », je trouve que c’est déjà héroïque!

En tout cas, comme nous tous d’ailleurs, pécher, le père Philippe a sûrement fait; mais ce péché même était trop loin de sa capacité. Et si on va si loin à accepter que cet homme en or, a été vraiment fait de l’argile, voyons dans Son Livre comment Dieu aime qu’on raconte les péchés de nos pères: Genèse 9,20-27.

Je suis une oblate qui a toujours beaucoup, beaucoup aimé mes Frères et Sœurs. J’ai toujours été touchée, même transformée par la lumière qu’ils apportaient à notre vie, sûrement grâce a l’enseignement qu’ils ont reçu de leur père fondateur. J’ai choisi d’être oblate car j’ai été éblouie par cette lumière, elle avait changé ma vie, et je n’étais plus pareille.

Une fois que j’avais rencontré le Père Philippe source de cette fondation, j’avais compris: il était le noyau de ce charisme qui m’attirait. Certes, ce n’était pas son look qui m’attirait, ou le fait qu’il m’a versé de « l’affection » au moment de mon besoin; c’était son attraction par le cœur du Christ et vers le cœur du Christ qui m’attirait, c’était sa charité « imprudente » aux yeux des hommes; et je voulais apprendre de lui son comment, son secret, son charisme !

Pour moi, ce père, source quand même, ne peut pas être séparé de son charisme. Comment peut-on avoir connu le Père Marie-Dominique Philippe et dire qu’on peut séparer l’homme de son charisme ? Qu’on peut séparer l’enseignement du comportement? Je suis désolée, mais je trouve cela presque immature, tellement que ce n’est pas vrai. Comment, si je veux avancer dans la vie spirituelle, puis-je suivre l’enseignement d’un homme malade, voire « pervers », qui n’a pas pu, lui même, suivre son propre enseignement?

Aujourd’hui, je reste pleine de tristesse par ce qui a été annoncé de mon Père Philippe, voir blessée. Je ne pense pas vraiment que cette décision d’annoncer une telle chose soit venue par une méchanceté de mes frères, ou par un manque d’amour, au moins je l’espère de tout coeur! Par contre, je compte cette décision comme faute grave, voir imprudente, précipitée, qui peut vraiment coûter à notre conscience de communauté, voir aussi à notre épanouissement.

Les pierres crieront à la place de notre conscience !

On aurait aussi, en notre ère de suspicion, attribuer la Madeleine au Christ !

J’ai décidé d’écrire aujourd’hui, jour d’anniversaire de la mort du père Philippe. J’étais témoin de ce jour en se rendant présente, jour de ses funérailles, à Lyon. Je ne peux pas m’exprimer, par des mots, des sentiments et des émotions qui circulaient ce jour de 2006. Il était certain pour moi que la terre pleurait et le ciel dansait en fête; et un silence de sainteté, entrecoupé parfois, par les chants magnifiques des sœurs et leurs Ave Maria, circulait dans la Cathédrale!

Aujourd’hui, mon Père, je voudrais vous souhaiter un bel anniversaire, anniversaire de votre « enciellement ». La vérité est telle que, gestes quelconques contre la chasteté ou pas, aujourd’hui le Père Eternel vous porte dans Ses Bras Saints, comme vous auriez, dans votre vie sur terre, pris tant de personnes pour les consoler…Gestes de charité « imprudente », folle comme celle du Christ, incompréhensible par nos cœurs durcis, cœurs imprimés par une génération de sexualité non équilibrée, et de psychologie imprégnée de l’imaginaire !!!

Aujourd’hui mon père, je suis malade ! A 47 ans, mère de trois enfants, libanaise toujours aux Etats Unis…je lutte contre un cancer rare, difficile et qui menace ma vie.

Grace à vous mon cher Père, grâce à l’amour que vous m’aviez appris, grâce a vos enseignements sains et vrais, mes larmes sont séchées. Je reste ancrée dans le réel, dans le moment présent de la vie qui m’est accordée maintenant et a cet instant même; ancrée dans la Bonne Volonté de Dieu pour nous, dans la joie profonde d’être enfant de Dieu, protégée par Marie dont vous nous aviez tant parlée. Aujourd’hui mon Père, je cours… avec le même élan, enveloppée par une joie profonde, intouchable, car j’ai été touchée par une lumière… La lumière du Christ et son chemin que vous m’aviez montrée !!! Je vous suis éternellement remerciante.

Reste à vous demander la grâce d’un miracle de guérison ! Puisse t-il m’accorder la vie avec mes bien-aimés? Et puisse t-il nous offrir votre sainteté? Je prie !

Simone

Oblate Saint Jean

Chicago, le 26 août, 2013

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le dialogue avec Simon-Pierre

Publié le Mis à jour le

Dialogue avec Simon-Pierre, (Jn 21)

Les trois interrogations du dialogue avec Simon-Pierre, et son commandement : « Pais mes agneaux, pais mes brebis », nous montrent la manière infiniment douce et forte avec laquelle le Christ gouverne son épouse. C’est pourquoi, sachant combien il est facile de gouverner en tyran, par vaine gloire ou par peur, il veut que celui qui sera son successeur sur la terre, soit le pasteur de ses brebis « pais mes brebis ». C’est vraiment le don de conseil dans l’âme de Jésus ressuscité qui s’exerce ici dans l’ordre qu’il donne à Pierre ; car il ne s’agit pas seulement d’un acte prudentiel de gouvernement, mais d’un acte dans lequel tous pouvoirs sont délégués. (…) La réponse de Jésus à Pierre qui lui demande ce que deviendra Jean,, nous révèle d’une manière merveilleuse ce discernement entre le pouvoir qu’il lègue à Pierre et celui qu’il se réserve : « s’il me plaît… ».

Par ce discernement à la fois très exigeant et très doux, Jésus veut faire comprendre à Pierre que l’autorité qu’il lui délègue sur « ses » brebis demeure dépendante de son bon plaisir d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition aux disciples d’Emmaüs

Publié le Mis à jour le

Apparition aux disciples d’Emmaüs

L’apparition aux pèlerins d’Emmaüs nous montre la manière infiniment simple avec laquelle le Christ demeure présent dans la vie des disciples, pour dissiper leurs angoisses. La pureté de son coeur se révèle lorsqu’il enseigne à ces hommes comment lire l’Ecriture, comment l’y reconnaître et lorsqu’après leur avoir communiqué cette lumière brûlante, il se donne lui-même à eux dans la « fraction du pain ».

A travers la manière dont Jésus comprend l’Ecriture, nous saisissons la plénitude du don d’intelligence en son âme. Pour Jésus, l’Ecriture possède une unité merveilleuse, car il la comprend en fonction de sa fin, en fonction de son mystère d’amour. La parolde de Dieu n’est-elle pas ordonnée à l’amour du Père ? Provenant de l’Amour, elle doit y retourner.

Ce Serviteur de Dieu, Prince de la Paix et des rois de la terre, demeure éternellement le Témoin de la vérité et le défenseur de la justice du Père. (…) La plénitude du don d’intelligence s’exerçant en toute liberté dans l’âme duChrist ressuscité, y fait étinceler la lumière ; c’est la splendeur de la lumière de la Vérité divine qui s’empare de toute son intelligence et de tout son coeur.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’apparition aux Onze

Publié le Mis à jour le

Apparition aux Onze, Jn 20, 19-31

La première apparition aux Onze à Jérusalem nous montre combien le Christ ressuscité est le Roi de Paix. A ces disciples craintifs qui, durant le mystère de l’Agonie et de la Croix, se sont tous conduits, sauf Jean, comme des hommes sans coeur et comme des lâches, la première parole que Jésus leur adresse est une parole de paix : « Paix à vous ! »Il leur donne sa paix, celle qu’il a acquise par son sang et par ses plaies, celle qui est le fruit de son sacrifice, et avec elle, sa confiance totale. On comprend alors la joie plénière des disciples. Toute la confiance qu’il a reçu du Père, l’envoyant dans le monde pour le sauver, le Christ ressuscité la donne à ses disciples, les envoyant à leur tour sauver le monde. Il leur donne l’Esprit Saint et le pouvoir de remettre les péchés, il les fait participer intiment à son pouvoir royal, celui de juger. Dans l’âme du Christ ressuscité, le don de sagesse, au-delà de tous les obstacles, réalise l’unité.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Christ crucifié et glorifié »

Swiadectwo pewnej siostry

Publié le Mis à jour le

Poznałam ojca Marie Dominik Philippe u Sióstr konteplacyjnych Św. Jana, w domu macierzystym w Saint Jodard we Francji, w roku 2005. Był to ostatni rok życia ojca Phillipe. Pierwszą rzeczą, która mnie uderzyła, był sposób, w jaki sprawował On eucharystię. Był całkowicie pochłonięty tajemnicą, w której uczestniczył, było to widzialne i odczuwalne w jego ciele, w jego gestach. W miesiącu listopadzie, dane mi było przeżyć tygodiowe rekolekcje prowadzone przej ojca Philippe, i było to niezwykłe doświadczenie w moim życiu. W tym, co mówił, nie było żadnych nadzwyczajnych nowości, lecz to, co było dla mnie kompletnie nowe, to głębia Jego nauk, Jego umiłowanie Słowa Bożego, Kościoła, Matki Bożej. Ponieważ dane mi było przeżyć w dość bliskim kontakcie z Nim przez ostatni rok Jego życia, mogę poświadczyć, że ta miłość do Eucharystii i Słowa Bożego, której udało mi się doświadczyć podczas rekolekcji, nie była czymś, przemijającym, łaską jednego tygodnia rekolekcji, doświadczałam ognia, który go zamieszkiwał, podczas każdej sprawowanej eucharystii, każdej wygłoszonej homilii, każdej modlitwy, każdej konferencji. Widziałam go często w stanie skrajnego wyczerpania, dosłownie « zjadanego » przez braci, siostry i znajomych, którzy pragnęli się z nim spotkać. Światło w jego biurze świeciło się do późnej nocy, a czasem nawet do samego rana… To, co robił, było ponad Jego siły, ale nigdy nie widziałam, by dał się ponieść zmęczeniu, zniechęceniu. Mógłby przecież łatwo powiedzieć że nie może poprowadzić kursu czy konferencji, nikt by mu tego nie wypomniał…A jednak, zawsze, nawet w ostatnich miesiącach swego życia, kiedy już nie mógł przejść do sali kursów, zapraszał nas na konferencje metafizyki do kaplicy, do której miał łatwy dostęp. Ojciec Philippe był kimś, kto chciał przekazać dobrą nowinę Ewangelii każdemu człowiekowi, Jego konferencje nie były adresowane wyłącznie do braci i sióstr, lecz do każdego chrześcijanina i każdego człowieka dobrej woli, który chciał odkryć osobę Jezusa Chrystusa i Maryi. Czynił to jednak w taki sposób, że nigdy nie narzucał nam swoich myśli, swoich odkryć, był naszym przewodnikiem i sługą w drodze do osobistego poznania Ewangelii.

Dane mi też było odkryć jego nauczanie teologii i filozofii. To, co mnie najbardziej uderzyło, to fakt, jak bardzo jego nauczanie było poszukiwaniem, dla nas i z nami, poszukiwanie całkowicie oparte na rzeczywistości i Słowie Bożym, poszukiwanie, a nie wymyślanie…

Żyjąc blisko ojca Philippe odkryłam także czystość i wertykalność jego życia zakonnego. Żył ubóstwem jako ktoś, któ w każdej chwili otrzymuje wszystko od Boga i oddaje mu wszystko adorując Go. Ojciec Philippe żył ślubem czystości przede wszytkim w swoim życiu modlitwą przed Najświętszym Sakramentem każdego dnia, swoim czasem dziękczynienia po skończonej Eucharystii, uderzało mnie to w sposób wręcz namacalny gdy widziałam ojca Philippe klęczącego nawet w ostatnich miesiącach jego życia, kiedy wyraźnie było to dla niego trudne.

Kilka razy miałam okazję przyjąć od niego sakrament pokuty. Był to dla mnie prawdziwy powrót do Ojca, Ojca przyjmującego syna marnotrawnego, który powraca do niego, czułam się blisko Jezusa, który uzdrawia chorych. Ojciec Philippe dał dowód swojego posłuszeństwa wiele razy, przede wszystkim posłuszeństwa w szukaniu woli Bożej, szczególnie jeśli chodzi o powstanie Wspólnoty św Jana, ale także i posłuszęństwa w jego codziennym życiu – wierności modlitwie różańcowej, godzinom liturgicznym, i w szukaniu obecości działania Bożego w każdej osobie ludzkiej spotkanej na swojej drodze.

Mogłabym jeszcze długo kontynouwać moje doświadczenia, zakończę jednym : pewnego razu dostrzegłam ojca Philippe, który starał się przejść z klasztoru braci do sióstr, a ponieważ w ostatnich miesiącach życia był już słaby i nie mógł tego robić sam, podeszłam do niego i spytałam : « Czy Ojciec potrzebuje pomocy ? », na co on spojrzał na mnie i powiedział :  « Nie pomocy, ale osoby ! Potrzebuję drugiej osoby, aby mi pomogła przejść do sióstr ».

Taki był ojciec Philippe, w każdym z nas widział osobę, widział dziecko Boże !

The Resurrection of Jesus

Publié le Mis à jour le

Christ Rises From the Dead

The silence of the Father burst forth in stunning brilliance in the mystery of the glory and the Resurrection of Jesus. No witness was present at the first instant of the Resurrection. It was to glorify the Father, and out of love for His Mother and for us, that Jesus experienced the glory of the Resurrection of His wounded Heart, of His scourged and crucified body. Jesus rose again to manifest, to witness, this great victory of the Cross. This was a manifestation in splendor, in glory and in beauty, of all that He had experienced in suffering, humility and abandonment. (…)

In the mystery of the Resurrection, let us ask Mary for her faith, her hope and her love. We can live by this mystery from this very moment, and we ought to live by it at each instant of our lives. The essence of the mystery of the Resurrection is that eternity is ever present in the fabric of time. According to our human lives, we live in earthly time, but according to our divine life, we live in eternity. Eternity is, therefore always present at every instant of our lives, especially if we truly live by faith, by hope and by love.

Father MD Philippe, Way of the Cross