Décembre

Notes de lecture du p. MD Philippe sur l’Immaculée Conception, chef d’oeuvre de la miséricorde

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L’Immaculée Conception, chef d’oeuvre de la miséricorde

Marie nous est donnée comme Mère par Jésus lui-même pour que nous vivions le même mystère qu’elle ; tout son mystère. Qui est-elle ? « Qui est celle-ci qui monte du désert ? ». Marie est le chef-d’oeuvre de la miséricorde du Père : elle est la créature, la femme par excellence, le chef-d’oeuvre de la Création ; et elle est le chef-d’oeuvre de la Rédemption accomplie par le Christ, le Fils bien-aimé du Père. C’est en elle que nous pouvons « goûter et voir » la bonté miséricordieuse du Père ; c’est par elle que nous pouvons expérimenter divinement et vivre le plus adéquatement de la miséricorde du Père. (…)

La miséricorde du Père n’est-elle pas ce que nous avons le plus à redécouvrir aujourd’hui ? Dieu est « riche en miséricorde ». Et pour que nous découvrions et que nous vivions de la miséricorde paternelle de Dieu pour les hommes, le chef-d’oeuvre de cette miséricorde nous est donné en Marie. Elle est le trésor de la miséricorde prévenante du Père, l’Immaculée ; elle est celle qui répond à la miséricorde en s’y livrant dans un abandon plénier : elle ne vit que de la miséricorde du Père ; elle est celle qui dans sa maternité divine coopère à la miséricorde du Père pour pénétrer dans les secrets de son amour personnel, trinitaire.

Père Marie-Dominique Philippe, « Trois mystères de miséricorde »

Extrait d’un article du p. MD Philippe, sur St Jean

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Saint Jean

Le désir profond de toute la vie de Jean, c’est d’être celui qui demeure auprès de l’Agneau, celui qui vit avec lui dans la plus grande proximité. C’est sa vocation, et c’est le désir le plus profond de son cœur : « Maître, où demeures-tu ? » Jésus répond, avec un très grand réalisme : « Venez et voyez ». On ne peut pas expliquer où il demeure, on ne peut que le découvrir, et le découvrir dans le silence. La vocation de Jean, dès le point de départ, est donc bien un lien personnel avec Jésus, un lien d’amour. Demeurer auprès de l’Agneau, être avec lui, auprès de lui, être le plus proche possible de lui, voilà ce qu’il y a de plus radical dans la vocation chrétienne. (…) Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur Saint Jean de la Croix

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Pour aller là où tu ne sais pas il faut passer par où tu ne sais pas.

Saint Jean de la Croix  (1542-1591)

Nous sommes là au cœur de la sagesse chrétienne, sous la conduite de l’Esprit Saint, en particulier du don de sagesse. « Pour aller là où tu ne sais pas », c’est-à-dire plus avant, toujours plus avant dans l’Amour infini du Père qui nous attire, il n’y a pas de route, de voie déterminée, en dehors du Christ qui est la Voie, et de Marie. C’est pour cela que saint Jean de la Croix précise qu’ « il faut passer par là où tu ne sais pas ». On est vraiment là au cœur du mystère de la foi vécue sous la motion du don de sagesse.

Le don de sagesse – lumière divine jaillissant à partir de l’amour – est un des sept dons du Saint-Esprit qui vient épanouir pleinement l’exercice de la charité. Il est le point de départ de toute contemplation divine – la contemplation impliquant l’intelligence dans l’amour. Le don de sagesse est infus, c’est-à-dire donné directement par Dieu, nous permettant de vivre tout ce que la grâce surnaturelle nous donne d’intimité avec Jésus, et de le vivre d’une manière toute divine. Ce don de sagesse établit dans notre foi et notre charité un ordre intime et personnel, un ordre d’amour qui ne nous donne pas directement la lumière – la foi demeure obscure – mais qui nous donne plus que la lumière : c’est un ordre qui vient directement de l’Amour divin et qui nous est donné à l’intérieur même de l’attraction que Dieu exerce sur nous. Le don de sagesse, en effet, est comme une victoire ultime de l’amour, respectant l’obscurité propre de la foi. Il nous donne le “goût” des mystères divins. (…)

Voilà pourquoi saint Jean de la Croix nous dit : « Il faut passer par où tu ne sais pas ». C’est dire qu’il faut aller au-delà de tout ce que nous connaissons humainement. C’est donc une nuit obscure pour l’intelligence rationnelle, mais c’est la lumière pour les sommets de notre vie théologale. Cela manifeste bien toute la différence entre une folie imaginative et la folie de l’amour divin.

Extrait du livre « A l’âge de la lumière »,

p Marie-Dominique Philippe avec p Michel Marie Zanotti-Sorkine

(1) Ps 33, 9.

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’Immaculée Conception

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L’Immaculée Conception

Ce mystère de l’Immaculée Conception est le fruit le plus propre et le plus merveilleux de la Rédemption; il nous fait saisir que celle-ci est vraiment une re-création, une reprise radicale de l’image de Dieu dans une profondeur nouvelle d’amour : la femme «enveloppée du soleil ». C’est l’amour divin qui enveloppe le cœur de la nouvelle femme, de la nouvelle Eve, en lui donnant une nouvelle capacité d’aimer. L’Esprit Saint lui est donné en plénitude pour qu’en la Femme, l’Immaculée, toute l’image de Dieu soit non seulement reprise, mais re-créée d’une manière unique, devenant ainsi son chef-d’œuvre d’amour, son icône.

Ce mystère nous fait découvrir que l’œuvre de la Rédemption est avant tout une œuvre d’amour qui se réalise dans le Cœur blessé de l’Agneau. Si la première création se réalise par les mains du Père, la nouvelle création se réalise dans le Cœur blessé de l’Agneau, sacrement de l’Esprit Saint. Si, dans la première création, « l’Esprit de Dieu planait sur les eaux », dans cette nouvelle création l’Esprit est pleinement donné lui-même et c’est par lui et en lui que « l’eau vive » jaillit et devient, en Jésus et par Jésus, « source d’eau jaillissant en vie éter­nelle ». Certes, la Rédemption est une œuvre de satisfaction et de réparation; mais c’est en premier lieu une œuvre d’amour, en l’Esprit Saint, et le fruit par excellence de cette œuvre est l’Immaculée. Lire la suite »

Notes d’homélie du p. MD Philippe, 27 décembre 1996

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Saint Jean

Vous savez que la première Eglise de saint Jean, Ephèse, c’est celle de Marie ; c’est très caché, mais c’est celle de Marie, c’est l’Eglise de la ferveur et du premier amour. Vous devez donc maintenir cette primauté qui ne doit pas être du tout une primauté au niveau humain, mais une primauté toute d’amour. Il faut que vous mainteniez une ferveur de cœur, d’amour, et une ferveur dans la recherche de la vérité… Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe, 8 décembre 1999

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L’Immaculée Conception

C’est très important, pour nous, de comprendre que le mystère de Marie, nous le découvrons par le Père et par Jésus coopérant avec le Père, et que nous découvrons Marie dans sa coopération avec Jésus à la Croix. Nous ne pouvons pas séparer Marie de cette coopération ; et cette coopération, pour être parfaite, exigeait, selon la sagesse de Dieu, l’Immaculée Conception. Il fallait que Marie soit immaculée pour pouvoir coopérer pleinement, dans sa foi, au mystère de la Croix.

Le mystère de l’Immaculée Conception concerne fondamentalement notre intelligence : notre intelligence demeure immaculée et elle est transformée par la foi. Lire la suite »

Note d’homélie du p. MD Philippe, 8 décembre 2000

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Immaculée Conception de la Vierge Marie

Nous sommes réunis auprès de la Très Sainte Vierge dans son mystère d’Immaculée Conception pour contempler cet amour merveilleux du Père pour elle. Le Père, en nous donnant son Fils dans l’Incarnation, a voulu choisir Marie comme Mère de son Fils, Mère de Dieu. Quelle délicatesse merveilleuse de Dieu, de vouloir que le don de son Fils se fasse par quelqu’un de notre race, une petite fille du peuple juif consacrée au Père ! Lire la suite »