Août

Notes de lecture du p. MD Philippe sur l’Assomption de la Vierge Marie

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L’Assomption de la Vierge Marie

Au moment de la proclamation du dogme de l’Assomption, on s’est beaucoup demandé si le mystère de l’Assomption devait être relié plus immédiatement à la maternité de Marie ou à sa conception immaculée (ce sont des questions que se posent les théologiens). Il faut ici s’élever très haut pour comprendre que ce qu’il y a de plus radical dans le cœur de Marie, c’est sa conception immaculée, et que ce qu’il y a de plus noble, c’est sa maternité ; il ne faut pas les opposer, mais les regarder dans leur lumière divine, et donc dans la lumière de l’amour. Et comme le mystère de l’Assomption est le mystère dernier, et qu’il  implique la glorification du corps de Marie, la glorification de sa sensibilité, de tout ce qu’elle est, on comprend le lien qu’il y a entre l’Immaculée Conception et l’Assomption : ce corps qui n’a brûlé que pour Dieu, qui a brûlé uniquement de l’amour divin, ce « buisson ardent » comme disent les Pères de l’Eglise, ce corps  et cette sensibilité qui ont été totalement consacrés pour être comme « l’écho » du Père et être capables de recevoir en plénitude son amour, demandent de ne pas connaître la corruption, conséquence du péché. Nous touchons là les deux moments extrêmes de la miséricorde de Dieu sur Marie, l’alpha et l’oméga.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’étoile du matin »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’Assomption

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L’Assomption de la Vierge Marie

Il est très difficile de parler de la gloire. On peut parler de la joie et de la souffrance, mais la gloire est toujours un mystère qui nous dépasse. Marie, dans la gloire, est dans ce très grand silence de l’amour et de la victoire de l’amour; et pourtant Marie, que nous fêtons aujourd’hui, est très proche de nous. Nous, nous sommes dans le temps; nous consacrons donc durant l’année un certain nombre de jours à fêter Marie. Mais au ciel, c’est tous les jours l’Assomption. L’Assomption, c’est la fête éternelle. Nous, nous la fêtons un jour par an, mais c’est une fête d’éternité. C’est cela qui caractérise le mystère de l’Assomption, et qui lui donne quelque chose de si extraordinaire, qui ne peut être vécu que d’une manière contemplative. C’est vraiment une fête qui ne peut être vécue que d’une manière contemplative : elle est là pour nous montrer que nous sommes faits pour le ciel. Notre béatitude plénière nous est montrée par Marie et en Marie. Lire la suite »

Homélie du p. MD Philippe, 8 août 1988

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Homélie du 8 août 1988 (saint Dominique)
On ne peut pas être apôtre si on n’est pas contemplatif

Lc 9, 57-62

Demandons aujourd’hui à saint Dominique de nous apprendre à être de vrais apôtres du Christ. Il l’a été pleinement parce qu’il a compris qu’il fallait cette pauvreté radicale, celle que l’Evangile d’aujourd’hui nous rappelle, que Jésus lui-même nous enseigne : « les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ». C’est cette pauvreté-là que Jésus réclame de ses apôtres, ceux qui veulent le suivre jusqu’au bout, jusqu’à la Croix. Ne plus rien garder pour soi et dépendre à chaque instant de la Providence, aussi bien pour le bien temporel que pour le bien spirituel — la pauvreté du cœur.

Etre dans cette totale dépendance, je crois que c’est ce que saint Dominique a compris de la manière la plus profonde. Lire la suite »