Janvier

Extrait du p. MD Philippe : l’Esprit demeure sur Jésus

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L’Esprit demeure sur Jésus

J’ai vu l’Esprit tel une colombe descendre du ciel et demeurer sur lui.

L’Agneau appelle la Colombe. Cette première Pentecôte n’est-elle pas aussi comme la figure de la dernière? La « Pentecôte d’amour » n’est-elle pas comme celle-là? N’oublions pas que, dans l’économie divine, ce qui est premier est aussi ultime. Nous, nous pensons toujours à la Pentecôte charismatique, montrée dans les Actes des Apôtres, parce qu’elle fait du bruit, tandis que la Pentecôte qui nous est montrée ici ne fait aucun bruit: elle se réalise au désert, dans la plus grande douceur, à travers le mystère de l’Agneau et le mystère de la Colombe. (…)

Il s’agit vraiment d’un don plénier. Ce n’est plus la Pâque, le passage de Dieu, le passage de l’Esprit. Non, c’est l’Esprit qui demeure sur l’Agneau, parce qu’en Jésus l’Esprit est chez lui ¬alors il demeure.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe sur le Baptême de Jésus

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Le Baptême de Jésus

Comme c’est grand, ce geste du Christ, de demander à Jean-Baptiste de le baptiser, lui, le Fils bien-aimé du Père, le Fils éternellement égal au Père, un avec le Père ! Le baptême est le seul sacrement que Jésus ait reçu. Pourquoi ? Dans le mystère de l’Eucharistie, Jésus est tout entier donné, le mystère de l’Incarnation permet à Jésus de faire que son humanité ne soit que don, et c’est en ce sens-là qu’il est source de l’Esprit Saint. Ici Jésus demande le baptême, et il le reçoit comme s’il avait besoin de le recevoir. Alors on serait tenté de dire : « Ce n’est qu’une manifestation ». Mais non, Jésus le reçoit et il fait cela pour nous, et uniquement pour nous. Nous savons bien que, dans l’ordre de l’éducation, il ne suffit pas de dire ce qu’il faut faire : il faut le vivre soi-même. Et Jésus, recevant le baptême de Jean-Baptiste dans le Jourdain, est le modèle par excellence : lui, source de toute bénédiction, source de tout amour, veut prendre la place de celui qui reçoit tout.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Homélie 09.01.2006

Extrait du p. MD Philippe sur l’Epiphanie

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L’Epiphanie,  fête de l’attraction que la sagesse

L’Epiphanie doit être pour nous la fête de l’attraction que la sagesse exerce sur toute culture humaine et toute grandeur humaine. C’est la sagesse qui attire et elle transforme l’or, l’encens et la myrrhe, symboles de ce que l’homme peut réaliser de plus beau. On éprouve aujourd’hui le besoin de briser pour découvrir la beauté, alors que la beauté est toute dans la tendresse, l’humilité, la petite voie qui doit attirer toutes les cultures, toutes les connaissances humaines, jusqu’aux plus grandes sciences… L’Epiphanie nous manifeste que tout est attiré par ce petit enfant qui est notre Dieu, le fils de Marie et le Fils bien-aimé du Père.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Homélie 06.01.1999

Notes de lecture du p. MD Philippe, « Jésus que tu persécutes »

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« Je suis Jésus que tu persécutes »

Quelle est la signification profonde, divine de cette affirmation: « Je suis Jésus que tu persécutes »?

Tout l’enseignement de saint Paul explicite, module cette révélation qui a transformé son âme, qui de persécuteur acharné l’a rendu apôtre jusqu’au martyre. L’enseignement essentiel de saint Paul revient toujours à ce mystère, à ce « grand mystère », caché depuis l’origine et « révélé de nos jours par l’Esprit aux saints apôtres et prophètes de Jésus-Christ ».

Ce mystère, saint Paul le présente avant tout comme le mystère du Christ récapitulant, reprenant en lui tout ce qui a été dispersé par le péché. Par sa Croix et sa Résurrection, le Christ refait l’unité des hommes, unité détruite par le péché. Réalisée par le Christ, cette unité devient plus profonde, plus étroite encore que celle qui existait avant le péché.

Père Marie-Dominique Philippe, « Le mystère du Corps mystique du Christ »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur saint Thomas d’Aquin

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Saint Thomas

Il y a chez saint Thomas un regard contemplatif extrêmement net, qui seul peut faire comprendre ce qu’est la théologie de saint Thomas. C’est bien pour cela que l’Eglise considère saint Thomas comme le « docteur commun », c’est-à-dire celui qui est « docteur » pour toute l’Eglise, qui a une place particulière en raison de la limpidité de son regard, de sa pénétration du mystère de la foi, du mystère de la Révélation. Quand on lit saint Thomas, on est toujours frappé de voir qu’il disparaît, en ce qu’il y a d’individuel, devant la Révélation elle-même. C’est le mystère de Dieu qui l’intéresse. C’est du reste ce qu’on rapporte de lui: « Je cherche Dieu. » Le seul désir du jeune Thomas d’Aquin, dès son enfance, était de connaître Dieu. Et c’est resté le seul désir de toute sa vie: connaître Dieu et vivre de lui, par Jésus et en Jésus, Fils bien-aimé du Père et Dieu lui-même, qui nous conduit au Père. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’unité

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« Qu’ils soient un »

« La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un. » Jn 17,22

Le mystère de la gloire, qui était la première demande, revient ici non seulement pour les disciples mais pour tous les autres, c’est-à-dire tout le mystère de l’Eglise et toute l’humanité. L’Eglise est responsable de toute l’humanité, elle doit porter l’humanité, autrement elle n’est pas catholique. Dans le coeur de Jésus nous sommes responsables de tous les hommes, Nous devons porter cette responsabilité divine, dans le coeur du Christ. Et donc nous devons nous porter tous vers le Père. C’est cela être catholique. Et cette unité est liée à la gloire, c’est-à-dire à la victoire plénière de l’amour.

Le mystère de la gloire se prolonge dans le mystère de la charité fraternelle, il est vécu dans ce mystère, et pour qu’il soit vraiment un mystère de gloire, il faut qu’il y ait cette unité. Nous retrouvons toujours cette même vision si profonde du mystère de la gloire, de la gloire de Jésus, qui est ce mystère de l’unité avec le Père, par où il spire l’Esprit Saint. (…)

Mystère d’unité, mystère de gloire, mystère d’amour; les trois se tiennent, et tout cela à l’intérieur de la consécration dans la vérité. Il y a là quelque chose d’extraordinairement fort, qu’il faut découvrir: cette prière, il faut la vivre pour en voir toute l’intensité.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome IV

Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur l’Epiphanie

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Fête de l’Epiphanie

Le mystère de l’Incarnation est pour toute l’humanité, pour tous les hommes, et cet aspect universel nous est manifesté par l’Epiphanie. C’est Dieu qui parle au cœur de ces savants, de ceux qui cherchent la vérité, pour nous faire comprendre que tous ceux qui cherchent la vérité, qui mettent toute leur vie au service de cette recherche, sont « alertés » par Dieu d’une façon très spéciale : ils ont besoin d’un signe. Les petits bergers n’en n’avaient pas besoin, parce que la foi implique une croyance immédiate : Dieu parle, Dieu est là. Mais les intellectuels ont toujours besoin de signes, et Dieu leur en donne. (…) Lire la suite »