Mois: avril 2020

Analyse des accusations contre Jean VANIER par Marie PHILIPPE

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Près de 7 ans après la diffamation du p. Marie-Dominique PHILIPPE, les récentes accusations à l’encontre de Jean VANIER montrent de façon très factuelle l’effet d’entrainement inhérent à ce type d’affaire.

L’étude de ces accusations illustre précisément les anomalies significatives qui ne cessent de se répéter dans toutes ces démarches accusatoires depuis 2013 comme dans toutes ces accusations posthumes.

Les étranges accusations contre Jean VANIER

Analysis of the accusations against Jean VANIER by Marie PHILIPPE

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Almost 7 years after the slander against father Marie-Dominique PHILIPPE, the recent accusations against Jean VANIER show very concretely the copy cat effects inherent in this type of case.

Studying these accusations shows precisely the significant inconsistencies that have been repeated over and over in all these accusatory proceedings since 2013 as in all  posthumous accusations.

The strange accusations brought against Jean Vanier

Extrait du p. MD Philippe: l’Agneau et le livre scellé

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L’Agneau prend le livre

« Et il vint et il prit le livre de la main droite de Celui qui était assis sur le trône. Et lorsqu’il eut pris le livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Vieillards tombèrent devant l’Agneau, ayant chacun une cithare et des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. »

Le sommet de toute la liturgie céleste, et donc de la liturgie tout court, c’est ce mystère de l’Agneau qui prend le livre et devant qui, à ce moment précis, les quatre Vivants tombent — ce qui veut dire que tout le mystère de l’Incarnation est ordonné à ce moment si important où le Père remet toute son autorité à l’Agneau. L’autorité du Père est symbolisée par ce livre où il y a les sept sceaux : chacun des sceaux exprime un aspect de l’autorité du Père, et les sept sceaux expriment la plénitude de l’autorité du Père.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 1991

Les principes fondamentaux du droit face aux condamnations des pères Philippe

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100 avocates au chevet de L’EGLISE

L’article est paru dernièrement dans le journal Le Monde et a même été repris par La Croix. Serait-il passé inaperçu ? Il remet en lumière de façon magistrale les principes fondamentaux du droit si souvent oubliés et bafoués.

Les esprits vertueux se choqueront peut-être du parallélisme que nous osons entre le cas Polanski et les condamnations médiatiques et ecclésiales des pères Thomas et Marie-Dominique Philippe ainsi que Jean Vanier.

Face à l’émotion qui si facilement prend le pas sur le droit, ne sommes-nous pas appelés, à l’instar de ces 100 avocates pénalistes (cf. article ci-joint), à redécouvrir un attachement viscéral – que nous devrions tous avoir, « aux principes qui fondent notre droit, à commencer par la présomption d’innocence et la prescription » ?

Avançons pas à pas dans l’argumentation de ce texte :

  • « Aucune accusation n’est jamais la preuve de rien. Il suffirait sinon d’asséner sa seule vérité pour prouver et condamner». Toute accusation doit être non seulement prouvée, mais « éprouvée » par un procès équitable et contradictoire, c’est-à-dire par une confrontation de faits, d’expertises et de points de vue. Le respect du principe du contradictoire est la seule façon de chercher la vérité judiciaire : il permet à l’accusé de faire valoir ses arguments, de dire pourquoi il est innocent ou, s’il se reconnait coupable, de donner sa version des faits et d’expliquer son geste. A défaut de contradictoire, un jugement n’est qu’un simulacre. Ne serions-nous pas malheureusement tombés dans ce travers terrible qui devient presque normatif aujourd’hui ? Une émission d’Arte, un communiqué dévastateur relayé dans le monde entier… et cela suffit à ruiner définitivement en quelques heures la réputation de sainteté d’hommes et de femmes qui, des décennies durant, ont œuvré pour le bien. Reconnaissons-le. On « sacralise arbitrairement la parole » des plaignants et on condamne aussi vite. On se substitue à la Justice et cela ne pose de problème à personne.
  • Les signataires de l’article insistent : « Il est urgent de cesser de considérer la prescription et le respect de la présomption d’innocence comme des instruments d’impunité : ils constituent les seuls remparts efficaces contre un arbitraire dont chacun peut être la victime». Cette affirmation est fondamentale. Il a fallu des siècles de luttes et de plaidoiries pour bâtir, procès après procès, réforme après réforme, un système judiciaire qui garantisse à tout homme le droit de se défendre, d’avoir un procès équitable et d’être, envers et contre tout, présumé innocent. C’est ce qui distingue notre civilisation de la barbarie. Souhaite-t-on tomber dans l’arbitraire ? N’y sommes-nous pas déjà tombés ? Quelle ignorance, quelle naïveté pour un prélat de célébrer une messe pour les personnes qui se prétendent victimes d’un homme qui n’a jamais été condamné par la justice, autrement dit d’un homme qui doit être regardé, faute de procès, comme absolument innocent !  Affirmons-le avec force : condamner le fondateur d’une communauté sur la base du seul « discernement » d’un prieur général ou d’une commission autoproclamée indépendante, au mépris des droits les plus fondamentaux et de toute règle de droit, n’est autre qu’une farce. Quelle confusion et perte totale de réalisme !

Et pourquoi ne pas entendre encore de ces femmes avocates cette réflexion de bon sens, fondée sur leur professionnalisme de juristes avisées : « Il n’est pas de postulat plus dangereux que celui selon lequel toute mémoire serait vertueuse et tout oubli condamnable ».

  • Contre le tribunal de l’opinion.

Saluons l’honnêteté de ces avocates qui osent relever « qu’une inquiétante et redoutable présomption de culpabilité s’invite trop souvent, même dans les prétoires, en matière d’infraction sexuelle », et de rajouter qu’il devient aujourd’hui de plus en plus difficile « de faire respecter le principe, pourtant fondamental, selon lequel le doute doit obstinément profiter à l’accusé ». Est-il alors nécessaire ici de redire que les pères Marie-Dominique et Thomas Philippe, ainsi que Jean Vanier sont morts et que par là même aucune action judiciaire ne peut être engagée ? Rien ne sera donc jamais prouvé. Aucune décision de justice, qu’elle relaxe ou qu’elle condamne, ne pourra jamais être prise. Et si un doute demeurait, il devra toujours profiter à l’accusé.

« Tweet après tweet, hashtags après hashtags, ce que nous sentons monter a de quoi alarmer tout démocrate… le triomphe du tribunal de l’opinion publique ». N’en serions-nous pas arrivés nous aussi, parfois, à cette folie ?

Puisse la déposition de ces 100 avocates nous aider à retrouver un peu de bon sens ! Un cardinal de la Curie Romaine nous disait : « le jour où l’église a abandonné le droit, le démon est entré dans la maison ».

La pandémie mondiale pourrait peut-être nous inviter à vivre avec d’autres paradigmes, en revenant au droit pour défendre les personnes, leur honneur, leur sainteté, et ainsi redevenir gardien de la vérité pour défendre l’Eglise.

C’est bien une réhabilitation que nous attendons. N’est-ce pas aussi un droit fondamental ?

L’Eglise n’en sortirait que grandie.

La rédaction

20200310 Le Monde Tribune, avocat, Le sacrifice d’un homme a l’aune d’une cause

Extrait du p. MD Philippe: un Agneau debout

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Un Agneau debout, comme égorgé

« Et je vis, au milieu du trône [au milieu du trône : il n’est pas extérieur au trône] et des quatre Vivants, et au milieu des Vieillards, un Agneau debout, comme égorgé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés dans toute la terre. »

Voyons bien cette chose étonnante : de cet Agneau sortent « les sept esprits de Dieu envoyés dans toute la terre ». C’est bien la mission de l’Esprit Saint : il provient de l’Agneau. Il est important pour nous de comprendre le lien entre l’Agneau et les sept esprits de Dieu, entre l’Agneau et le livre secret, scellé, entre l’Agneau et les pleurs de Jean, tout cela pour mettre en pleine lumière ce mystère de l’Agneau, lion de Juda et rejeton de David.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 1991

Vidéo d’une conférence du p. Marie-Dominique PHILIPPE à HEC

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Lors des Assises du notariat de 1992, le p. Marie-Dominique PHILIPPE donnait une conférence sur le thème :

« Le XXI ème siècle sera spirituel ou ne sera pas »

 

Extrait du p. MD Philippe: l’Agneau et la blessure du coeur

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L’Agneau et le cœur blessé

Dans le mystère de l’Agneau égorgé, immolé, il faut comprendre que Jésus s’offre librement en accomplissant la volonté du Père, et qu’en s’offrant librement il accepte d’être victime dans une passivité absolue — tout est offert ou tout est donné : victime d’amour. Et pour cela il fallait que, étant déjà mort, il puisse pâtir de cette blessure du cœur qui est la seule blessure mortelle, pour que nous comprenions bien que l’état victimal de l’Agneau s’achève dans le cœur blessé.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 1991

Extrait du p. MD Philippe: la victime par excellence

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L’Agneau est la victime par excellence

Ce mystère de l’Agneau annoncé depuis le début et repris constamment à travers les prophètes comme la victime par excellence. L’agneau est en effet la victime par excellence, la victime tout pure, la victime innocente. Le jeune taureau n’exprime pas cette innocence, cette pureté de l’agneau, la limpidité de celui qui est une victime d’amour, toute d’amour. En effet, le véritable Agneau est une victime qui n’est pas offerte par quelqu’un d’autre comme dans l’ancien testament, c’est une victime qui s’offre elle-même et c’est cela, la pureté de la victime ; c’est cela, l’innocence de la victime ; c’est cela, la grandeur de la victime, victime d’amour ne peut être qu’offerte d’elle-même: il y a certes, extérieurement, la violence des hommes, des bourreaux, mais au-delà il y a la douceur et la force de l’Agneau qui s’offre en victime d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 1991

Extrait du p. MD Philippe: préfigurations de l’Agneau

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Préfigurations de l’Agneau

Nous retrouvons l’agneau dans le sacrifice d’Isaac. Le petit Isaac doit être offert par son père Abraham et, à la dernière minute, c’est un bélier qui est offert — agneau aussi, mais d’une manière tout à fait particulière, car le véritable agneau, c’est Isaac ; mais parce que, dans l’ancien testament, on est encore dans l’ordre de la disposition, de la préparation, rien n’est encore parfait.

L’Agneau réapparaît dans la correction très mystérieuse que Dieu, par Moïse, fait au Pharaon : les dix plaies se terminent par l’extermination des premiers-nés à laquelle est liée la première Pâque : l’agneau pascal est offert pour le salut du peuple d’Israël. Au moment même où, pour le convertir, Yahvé corrige le cœur endurci du Pharaon, l’agneau est offert et son sang est versé pour protéger le peuple d’Israël du passage de l’ange exterminateur. C’est le sang de l’Agneau qui fait le discernement entre ceux qui sont épargnés et ceux qui doivent subir cette dernière pénitence, cette ultime correction : le passage de l’ange exterminateur qui tue les premiers-nés. Les premiers-nés étaient l’espérance du Pharaon, et l’Agneau protège, il enveloppe de son sang le peuple d’Israël.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 1991