A l’âge de la lumière

Extrait du p. MD Philippe sur l’attraction du Père

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Nul ne peut venir vers moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et moi je le ressusciterai au dernier Jour.

Jean 6, 44

J

ésus veut nous montrer que l’attraction du Père est ce qu’il y a de plus fondamental et qu’elle est à l’origine de notre lien avec Lui. Il n’y a pas deux voies, il n’y en a qu’une : l’attraction que le Père exerce sur nous.

« Nul ne peut venir vers moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. » Ici, c’est à la fois explicite et catégorique : « Nul ne peut venir vers moi », dit Jésus. Si le Père n’exerce pas sur notre âme Son attraction, nous ne pourrons pas venir vers Jésus. Car le Père est notre bien, et Lui seul peut exercer sur nous son attraction, éveiller en notre appétit spirituel Son amour. Cela est premier. Il est pour nous le bien le plus parfait, le plus ultime, qui nous attire. Voilà la cause finale en exercice. Dès lors, Jésus peut achever l’œuvre du Père : « et moi je le ressusciterai au dernier Jour ».

L’œuvre propre du Christ, c’est de donner à celui qui croit en lui la vie éternelle (1) et, au dernier Jour, de ressusciter son corps (2). L’attraction du Père sur notre âme permet au Christ de ressusciter notre pauvre corps sur le modèle de Son corps glorieux. (…)

Cette attraction du Père se réalise évidemment de manières infiniment variées, mais c’est toujours le Père qui, de façon visible ou invisible, attire tous les hommes vers Jésus.

Père Marie-Dominique Philippe, extrait du livre « A l’âge de la lumière », p 297

Extrait du p. MD Philippe sur la prière

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Dieu veut beaucoup de prière, de la quantité, et à un certain point de vue, il me semble que la qualité lui importe moins. Nous donnerons la quantité et lui-même donnera la qualité.

 Père Pierre-Thomas Dehau (1870-1956)

Cette affirmation du Père Dehau semble en contradiction avec ce qu’il énonce si souvent au plan philosophique, à savoir que la qualité l’emporte sur la quantité, en quoi il est tout à fait conforme à la pensée d’Aristote et à sa philosophie réaliste.

Alors pourquoi, ici, cette affirmation au plan pratique et pastoral ? Précisément parce qu’au plan pratique, le Père Dehau insiste sur ce qui est en notre pouvoir. La qualité de la prière ne dépend pas de nous mais du souffle de l’Esprit Saint, tandis que la quantité relève uniquement de notre vouloir. Ce que nous pouvons faire, ce qui est de notre ressort, c’est de consacrer du temps à la prière. Cela, nous pouvons le décider. Consacrons donc du temps à cette rencontre avec Dieu, et appelons l’Esprit Saint en Lui demandant de faire que ce temps de prière soit très qualitatif et très fervent. Dieu a pitié de celui qui donne de son temps à la prière, et non pas de celui qui ne donne du temps que si la prière est pour lui qualitative, selon son jugement. Dieu aime le pauvre qui prie en pauvre, en mendiant, et qui offre à Dieu tout le temps qu’il peut, sans regarder les résultats. Car si l’homme agit autrement, il reprend ce qu’il donne en priant.

Père Marie-Dominique Philippe, extrait du livre « A l’âge de la lumière » p 195