Notes de lecture

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur Marie dans le regard de Dieu

Publié le Mis à jour le

Marie dans le regard de Dieu

Le moment de la conception, c’est le moment où il y a déjà un nouvel être, mais où ce nouvel être est totalement dépendant d’un autre: il ne peut pas exister par lui-même. Or Dieu choisit ce moment-là pour communiquer en plénitude son amour. N’est-ce pas cela que l’Apocalypse nous fait comprendre en nous montrant la Femme enveloppée du soleil, avec la lune sous les pieds? Ces deux aspects nous montrent bien cette nouvelle création de la Femme, qui est simultanément une création dans un amour pur et une communication plénière et unique de la grâce chrétienne déifiante dans une surabondance d’amour. Voilà Marie dans le regard de Dieu; elle est celle en qui la création et le mystère de la Rédemption, de la communication de la grâce chrétienne, ne font qu’un; elle est celle en qui les deux, sans se confondre, s’unissent, réalisant le chef-d’œuvre du Dieu-Créateur et du Dieu-Trine, l’image parfaite de Dieu et l’enfant bien-aimée des Trois. Voilà vraiment la communication la plus parfaite de l’amour dans la plus grande fragilité de la créature : l’Immaculée Conception. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le mystère du Christ-Roi

Publié le Mis à jour le

Le Christ-Roi

Jésus veut nous faire comprendre que son royaume est premièrement un royaume intérieur: il n’est pas de ce monde, il est dans notre coeur! La préface du Christ-Roi le dit avec force: c’est un royaume de lumière, un royaume d’amour, un royaume de vérité. Son royaume est un royaume intérieur, qui nous saisit au plus intime de nous-mêmes. Cela ne veut certes pas dire que le royaume du Christ ne doit pas s’étendre sur la terre; ce serait mal comprendre, ce serait opposer dialectiquement. Il y a un ordre, tout simplement, que Jésus veut nous faire comprendre. Il y a une priorité: le royaume de Dieu, le royaume du Christ, est d’abord et en premier lieu un royaume intérieur, le royaume qui doit conquérir notre intelligence et notre coeur. Et ce royaume demande de s’incarner, de s’étendre, c’est bien évident. (…)

Il est prêtre, il est roi; et là encore parce que son royaume est intérieur, c’est un royaume sacerdotal. Un royaume sacerdotal est avant tout intérieur, et sa royauté est une conséquence de son sacerdoce. C’est comme cela que Jésus désire régner: comme prêtre.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome IV

Extrait d’un livre du p. MD Philippe, Jean-Paul II et la métaphysique

Publié le Mis à jour le

Jean Paul II et la métaphysique

Actuellement, chaque fois que je le vois, le Saint-Père (Jean-Paul II) me demande si la métaphysique se porte bien ! Une fois il m’a même dit : « Père Philippe, avez-vous des successeurs ? » Et deux minutes après : « Mais, Père, où enseigne-t-on encore la métaphysique ? La vraie ? » Et cela m’a beaucoup impressionné : où enseigne-t-on encore la vraie métaphysique ? C’est un des grands soucis du pape, parce qu’il voit bien que toutes les erreurs théologiques d’aujourd’hui proviennent d’un manque de philosophie…

Père Marie-Dominique Philippe, « Les Trois Sagesses » p. 263

Commentaire du p. MD Philippe d’une citation de st Jean de la Croix

Publié le Mis à jour le

 

Un peu de pur amour est plus précieux pour Dieu et pour l’âme, et plus avantageux pour l’Église, que toutes les œuvres réunies.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Saint Jean de la Croix nous fait comprendre ici l’absolu de l’amour divin, le « pur amour ». Cette pensée peut nous étonner et nous paraître exagérée, mais nous voyons pourtant bien que saint Jean de la Croix est dans le vrai. Où trouver ce « pur amour » ? Il n’a existé et n’existe encore actuellement que dans le cœur de Jésus et dans le cœur de Marie. Là seulement, sur la terre, l’amour a été parfait et pur, sans la moindre tache d’égoïsme ou de vanité. Tout acte d’amour de Jésus pour Son Père a été infiniment pur, sans ombre. Jésus a aimé Son Père dans cette limpidité, dans cette simplicité infinie d’amour, et l’amour de Marie pour Jésus a connu la même limpidité, la même simplicité. Aussi nous comprenons qu’un peu de ce pur amour est plus précieux pour le Père que toutes les œuvres réunies. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la victoire de l’amour

Publié le Mis à jour le

 

Sur la victoire de l’amour

Nous savons bien que la lutte continuera, que les tentations seront fortes et que nous continuerons de vivre auprès d’hommes et de femmes qui refusent cette victoire de l’amour et qui luttent contre ce feu divin, cette lumière divine ; mais nous aurons en nous une nouvelle force qui nous viendra directement du Christ, nous aurons en nous-mêmes l’amour du Christ victorieux de la mort et de toute souffrance ; et ce feu nous donnera une lumière intérieure qui, elle aussi, viendra directement de Jésus puisque c’est la lumière du Verbe ; et nous comprendrons qu’un jour nous verrons le Père, le Fils et l’Esprit Saint dans cette lumière que nous proclamons aujourd’hui : Lumen Christi ! La lumière du Christ ressuscité c’est la lumière du Verbe, qui est source de la gloire qui est dans le coeur du Christ, et de la victoire qui est dans le coeur de Marie, et de cette même victoire qui est dans notre coeur.

Père Marie Dominique Philippe, « J’ai soif » p 259

 

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la miséricorde

Publié le Mis à jour le

Sur la miséricorde

La miséricorde, en cherchant toujours à soulager la pauvreté, la misère de l’autre, ajoute à la charité fraternelle une surabondance. Saint Vincent de Paul est un exemple merveilleux de cette ardeur à aider l’autre, à le soutenir dans sa misère. Cette misère, au lieu de nous faire nous éloigner, nous attire. En réalité, ce n’est pas la misère qui nous attire ; c’est le visage du Christ qui a voulu prendre la place du plus misérable pour nous attirer plus, et c’est en ce sens-là que saint Vincent de Paul aimait à voir Jésus dans la physionomie et le regard du pauvre. Et c’est la pauvreté du Christ crucifié qui lui permet d’être miséricordieux à l’égard de tous les hommes d’une manière absolue. Il n’y a plus d’exclusion, tout le monde peut recevoir la miséricorde du Christ crucifié à la Croix ; elle est vraiment donnée universellement, et en même temps la miséricorde doit toujours être une charité très personnelle, parce qu’elle regarde en chacun sa misère et que la misère met toujours en lumière la pauvreté individuelle de chacun, sa pauvreté caractéristique. C’est bien à l’égard de la pauvreté caractéristique de la personne qu’on doit être le plus miséricordieux. (…)

Lire la suite »

La vocation du p. MD Philippe

Publié le Mis à jour le

Je suis né dans un milieu catholique, et fervent. Ma mère était très fervente, non pas d’un ferveur bigote,mais d’une vraie ferveur ; et le père Dehau, mon oncle dominicain, était un contemplatif.(…) Lire la suite »