Notes de lecture

Extrait du p. MD Philippe: les béatitudes et le visage du Christ

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Les béatitudes montrent le visage du Christ

Pour un chrétien, ce sont les béatitudes qui montrent le visage de la personne du Christ. C’est par les béatitudes que je découvre ce visage intérieur, qui montre le Christ dans toute sa splendeur. Et les sept présences du Christ qui nous sont données dans l’Evangile de saint Jean, c’est le Christ vivant ces sept béatitudes.

Père Marie-Dominique Philippe, « Un feu sur la terre »

Extrait du p. MD Philippe: le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde

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Mon Royaume n’est pas de ce monde

« Mon Royaume n’est pas de ce monde. » Cette parole du Christ va très loin, pour nous qui voudrions toujours que le royaume de Dieu soit sur cette terre. On a inventé (mais l’Eglise l’a condamné) le millénarisme : un moment au moins, dans le temps, où la justice serait parfaite, où la bonté de Dieu s’exercerait parfaitement. Le millénarisme exprime très bien le désir que nous avons, que le royaume de Dieu soit de ce temps ; après tout ce temps est bon, puisque c’est Dieu qui l’a créé !

Père Marie-Dominique Philippe, « Un feu sur la terre »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur Marie dans le regard de Dieu

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Marie dans le regard de Dieu

Le moment de la conception, c’est le moment où il y a déjà un nouvel être, mais où ce nouvel être est totalement dépendant d’un autre: il ne peut pas exister par lui-même. Or Dieu choisit ce moment-là pour communiquer en plénitude son amour. N’est-ce pas cela que l’Apocalypse nous fait comprendre en nous montrant la Femme enveloppée du soleil, avec la lune sous les pieds? Ces deux aspects nous montrent bien cette nouvelle création de la Femme, qui est simultanément une création dans un amour pur et une communication plénière et unique de la grâce chrétienne déifiante dans une surabondance d’amour. Voilà Marie dans le regard de Dieu; elle est celle en qui la création et le mystère de la Rédemption, de la communication de la grâce chrétienne, ne font qu’un; elle est celle en qui les deux, sans se confondre, s’unissent, réalisant le chef-d’œuvre du Dieu-Créateur et du Dieu-Trine, l’image parfaite de Dieu et l’enfant bien-aimée des Trois. Voilà vraiment la communication la plus parfaite de l’amour dans la plus grande fragilité de la créature : l’Immaculée Conception. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur saint Thomas d’Aquin

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Saint Thomas

Il y a chez saint Thomas un regard contemplatif extrêmement net, qui seul peut faire comprendre ce qu’est la théologie de saint Thomas. C’est bien pour cela que l’Eglise considère saint Thomas comme le « docteur commun », c’est-à-dire celui qui est « docteur » pour toute l’Eglise, qui a une place particulière en raison de la limpidité de son regard, de sa pénétration du mystère de la foi, du mystère de la Révélation. Quand on lit saint Thomas, on est toujours frappé de voir qu’il disparaît, en ce qu’il y a d’individuel, devant la Révélation elle-même. C’est le mystère de Dieu qui l’intéresse. C’est du reste ce qu’on rapporte de lui: « Je cherche Dieu. » Le seul désir du jeune Thomas d’Aquin, dès son enfance, était de connaître Dieu. Et c’est resté le seul désir de toute sa vie: connaître Dieu et vivre de lui, par Jésus et en Jésus, Fils bien-aimé du Père et Dieu lui-même, qui nous conduit au Père. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le mystère du Christ-Roi

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Le Christ-Roi

Jésus veut nous faire comprendre que son royaume est premièrement un royaume intérieur: il n’est pas de ce monde, il est dans notre coeur! La préface du Christ-Roi le dit avec force: c’est un royaume de lumière, un royaume d’amour, un royaume de vérité. Son royaume est un royaume intérieur, qui nous saisit au plus intime de nous-mêmes. Cela ne veut certes pas dire que le royaume du Christ ne doit pas s’étendre sur la terre; ce serait mal comprendre, ce serait opposer dialectiquement. Il y a un ordre, tout simplement, que Jésus veut nous faire comprendre. Il y a une priorité: le royaume de Dieu, le royaume du Christ, est d’abord et en premier lieu un royaume intérieur, le royaume qui doit conquérir notre intelligence et notre coeur. Et ce royaume demande de s’incarner, de s’étendre, c’est bien évident. (…)

Il est prêtre, il est roi; et là encore parce que son royaume est intérieur, c’est un royaume sacerdotal. Un royaume sacerdotal est avant tout intérieur, et sa royauté est une conséquence de son sacerdoce. C’est comme cela que Jésus désire régner: comme prêtre.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome IV

Extrait d’un livre du p. MD Philippe, Jean-Paul II et la métaphysique

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Jean Paul II et la métaphysique

Actuellement, chaque fois que je le vois, le Saint-Père (Jean-Paul II) me demande si la métaphysique se porte bien ! Une fois il m’a même dit : « Père Philippe, avez-vous des successeurs ? » Et deux minutes après : « Mais, Père, où enseigne-t-on encore la métaphysique ? La vraie ? » Et cela m’a beaucoup impressionné : où enseigne-t-on encore la vraie métaphysique ? C’est un des grands soucis du pape, parce qu’il voit bien que toutes les erreurs théologiques d’aujourd’hui proviennent d’un manque de philosophie…

Père Marie-Dominique Philippe, « Les Trois Sagesses » p. 263

Commentaire du p. MD Philippe d’une citation de st Jean de la Croix

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Un peu de pur amour est plus précieux pour Dieu et pour l’âme, et plus avantageux pour l’Église, que toutes les œuvres réunies.

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

Saint Jean de la Croix nous fait comprendre ici l’absolu de l’amour divin, le « pur amour ». Cette pensée peut nous étonner et nous paraître exagérée, mais nous voyons pourtant bien que saint Jean de la Croix est dans le vrai. Où trouver ce « pur amour » ? Il n’a existé et n’existe encore actuellement que dans le cœur de Jésus et dans le cœur de Marie. Là seulement, sur la terre, l’amour a été parfait et pur, sans la moindre tache d’égoïsme ou de vanité. Tout acte d’amour de Jésus pour Son Père a été infiniment pur, sans ombre. Jésus a aimé Son Père dans cette limpidité, dans cette simplicité infinie d’amour, et l’amour de Marie pour Jésus a connu la même limpidité, la même simplicité. Aussi nous comprenons qu’un peu de ce pur amour est plus précieux pour le Père que toutes les œuvres réunies. Lire la suite »