Septembre

Notes de lecture du p. MD Philippe sur le mystère de la Compassion

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Le mystère de la Compassion

Marie nous est donnée, pour que Jésus crucifié puisse être pleinement pour nous sagesse. Attirés l’un et l’autre par Jésus, Marie et Jean vivent le mystère de la Compassion, et c’est dans ce mystère de la Compassion qu’ils sont unis par Jésus. Quelque chose de nouveau se réalise, un nouvel exercice d’amour, et ce « quelque chose de nouveau » permet à Jésus d’être encore plus donné à Marie et à Jean.

Nous devons toujours revenir là si nous voulons vraiment vivre de la nouvelle Alliance jusqu’au bout, dans toute sa surabondance d’amour (car l’alliance avec Marie est bien une alliance de surabondance). En effet, puisque Marie est tout entière attirée par Jésus, et que Jean l’est aussi, on pourrait dire que cela suffit. Et pourtant Jésus veut quelque chose de plus; et c’est ce « quelque chose de plus » qu’il réalise dans cette alliance avec Marie. (…)

Jésus nous donne Marie qui n’est qu’amour, qui n’est plus qu’amour parce qu’elle est « une » avec la Sagesse crucifiée. Sous le souffle de l’Esprit Saint, et dans ce souffle même, Jésus nous donne Marie, sa Mère.(…)

Nous nous étonnons donc pas si nous connaissons de grandes pauvretés, de grandes purifications. Il faut être très pauvres pour recevoir un secret.

Père Marie-Dominique Philippe, extrait du livre « J’ai soif »

Extrait d’un article du p. MD Philippe, sur le mystère de la Croix Glorieuse

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La Croix glorieuse

Considéré dans la lumière de la sagesse de Dieu, le mystère de la Croix nous manifeste tout l’amour du Christ pour le Père et pour les hommes. Jésus accepte avec amour cette croix ignominieuse; il accepte avec amour tous ces rejets, qui deviennent pour lui des moyens de proclamer son amour pour le Père et pour les hommes. C’est dans une obéissance aimante au Père qu’il vit sa crucifixion, c’est en prenant notre place de pécheurs, d’esclaves du péché, qu’il s’offre dans une telle pauvreté. Le mystère de la Croix est vécu par Jésus dans un amour infini pour le Père et pour nous. Jésus vit ce mystère pour glorifier le Père en montrant l’absolu unique de son amour; toutes les pauvretés, les souffrances, les tristesses, et jusqu’à la mort, sont assumées dans une volonté d’amour, une volonté d’offrande de tout lui-même. Jésus ne garde rien pour lui, son amour pour le Père absorbe tout. Tout est brûlé par ce Feu intérieur.

Cet amour pour le Père est source de son amour pour nous. C’est le même amour, qui assume tout pour glorifier le Père et nous sauver.

Père Marie-Dominique Philippe, article paru en septembre 1989

Article du p. MD Philippe, sur la Croix glorieuse

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La Croix glorieuse, 14 septembre

Le mystère de la Croix glorieuse est notre sagesse. En affirmant que le Christ « est devenu pour nous sagesse », saint Paul veut nous dire que Jésus crucifié est celui qui donne à toute notre vie chrétienne son sens véritable. C’est bien dans la lumière de la Croix que toute notre vie de chrétien s’éclaire; en dehors de cette lumière, elle est incompréhensible, inintelligible; elle est même folie et scandale.

C’est en vivant le mystère de la Croix que Jésus est notre Sauveur. C’est en offrant sa propre vie de Fils bien-aimé du Père et de Marie qu’il nous attire vers lui et nous communique son amour pour le Père (en le glorifiant) et pour les hommes (en les sauvant).

Pour vivre de cette sagesse, il faut bien saisir que le mystère de la Croix du Christ, considéré de l’extérieur (d’un point de vue psychologique, sociologique, politique), est le plus terrible échec; au bout de trois ans de vie apostolique, les résultats sont lamentables: trahi par un ami, renié par celui sur qui il comptait d’une manière toute spéciale, abandonné par les autres disciples — un seul est fidèle… Le labeur apostolique de trois années n’a aucun résultat: le peuple n’a jamais été aussi proche de ses grands prêtres, qui ont décidé de tuer Jésus: poussé par les grands prêtres, le peuple préfère la libération de Barabbas à celle de Jésus, et demande à Pilate de le crucifier.

Considéré dans la lumière de la sagesse de Dieu, le mystère de la Croix nous manifeste tout l’amour du Christ pour le Père et pour les hommes. Jésus accepte avec amour cette croix ignominieuse; il accepte avec amour tous ces rejets, qui deviennent pour lui des moyens de proclamer son amour pour le Père et pour les hommes. C’est dans une obéissance aimante au Père qu’il vit sa crucifixion, c’est en prenant notre place de pécheurs, d’esclaves du péché, qu’il s’offre dans une telle pauvreté. Le mystère de la Croix est vécu par Jésus dans un amour infini pour le Père et pour nous. Jésus vit ce mystère pour glorifier le Père en montrant l’absolu unique de son amour; toutes les pauvretés, les souffrances, les tristesses, et jusqu’à la mort, sont assumées dans une volonté d’amour, une volonté d’offrande de tout lui-même. Jésus ne garde rien pour lui, son amour pour le Père absorbe tout. Tout est brûlé par ce Feu intérieur.

Cet amour pour le Père est source de son amour pour nous. C’est le même amour, qui assume tout pour glorifier le Père et nous sauver.

Père Marie-Dominique Philippe, article écrit en vue du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle et de la Journée Mondiale de la Jeunesse, paru en septembre 1989

Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur la Nativité de la Vierge Marie

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Messe anticipée de la Nativité de la Vierge Marie

Demandons aujourd’hui à la Vierge Marie cette grâce de petitesse. Le seul enfant qui ait eu pleinement conscience de sa petitesse, c’est Jésus ; et je crois qu’on peut dire que c’est Marie aussi. Alors, en cette année où nous allons fêter la petite Thérèse qui, parmi les saints et les saintes, a eu un tel amour de la petitesse, qui n’a rien fait d’original pour rester plus petite et qui a vécu dans cet effacement si grand, si total, demandons à Marie, dans son mystère de la Nativité, de nous faire entrer divinement dans ce mystère de petitesse, d’amour, pour que nous soyons plus proches du cœur du Christ, afin que Jésus puisse tout nous donner, que nous puissions entrer dans ce mystère d’effacement où tout est réservé à Jésus, où tout est réservé au Père, pour que nous puissions vraiment vivre en plénitude de cet amour, qu’au plus intime de notre cœur nous ayons cette soif d’être tout entiers tournés vers Jésus. Nous, nous mettons du temps avant d’entrer dans la petitesse ! et nous savons qu’entrer dans la petitesse de Jésus, de Marie, c’est s’effacer, complètement, dans l’humilité, pour être tout entier relatif à Jésus dans l’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie du 6 septembre 1996