Comm. Ev Jean

Extrait du p. MD Philippe sur le don de l’Esprit Saint

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Le don de l’Esprit Saint

À la Croix, en offrant toute sa vie, c’est-à-dire en acceptant d’être le grain de blé qui tombe en terre et qui meurt, en acceptant cette pauvreté totale, il est dans son humanité l’instrument le plus pur du Père et du Verbe. Dans son sacerdoce, au plus intime de son âme humaine, il est associé à la gloire du Verbe : spirer l’amour et nous donner l’Esprit Saint. Pour pouvoir nous donner l’Esprit Saint, il faut qu’il soit associé avec le Père à cette spiration d’amour.

Ce qu’il y a de plus grand dans le sacerdoce du Christ, c’est de nous donner l’Esprit Saint, de communiquer l’amour en nous donnant l’Esprit Saint. Il faut souvent demander la grâce d’entrer profondément dans ce mystère de Jésus qui, dans son sacerdoce, est source de l’Esprit Saint.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe: Garde-les dans ton Nom

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« Garde-les dans ton Nom »

Père saint, garde-les dans ton nom que tu m’as donné ; pour qu’ils soient un comme nous.

La grande exigence de la charité fraternelle est exprimée ici de la manière la plus forte. Pour que cette unité existe, il faut être gardé dans le Nom du Père. Qu’est-ce que cela veut dire ? Il me semble que c’est être sous l’attraction du Père. On ne peut pas être gardé dans le Nom du Père s’il n’est pas pour nous celui qui nous attire, celui qui est notre bien ultime, puisque c’est le propre du bien, d’attirer. Il faut que le Père soit notre bien, notre fin, celui qui donne son sens à notre vie. Le Fils n’est Fils que par le Père. Et là, est fils celui qui est attiré par le Père et gardé en son Nom. C’est le propre du Fils d’être directement sous l’emprise du Père, enveloppé par lui. Nous ne le demandons pas assez, cela il faut bien le reconnaître. Il est rare que nous demandions au Père de nous garder en son Nom, sous l’emprise immédiate de sa personne en tant qu’il est bon -­Dieu seul est bon-­ afin de vivre de cette attraction, de vivre de son amour.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe sur la plénitude de la joie

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Que votre joie soit parfaite

Le désir du Christ, c’est qu’il y ait dans le cœur de ses disciples une joie plénière, la joie d’accomplir pleinement la volonté du Père, la joie de garder ses commandements comme le Christ lui-même a gardé les commandements de son Père. Ce sont les mêmes, et il veut que la joie de ses disciples soit parfaite, comme dans son cœur il y a la plénitude de la joie. Là il y a une grâce qu’on doit demander, et dont on a besoin, surtout quand on a des « coups durs » à porter, des contradictions difficiles, violentes. On doit alors demander à l’Esprit Saint de pouvoir approcher le mystère du cœur de Jésus qui nous donne cette plénitude de joie : Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. La joie du Christ, c’est d’être présent au Père et de lui être entièrement donné, de recevoir la plénitude de l’amour du Père et, dans cette plénitude d’amour, de « garder ses commandements ».

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe: demeurer dans le Christ

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Demeurez en moi, comme moi en vous

Après le symbolisme de la vigne et celui du sarment, on entre dans le mystère de l’amour : Demeurez en moi, comme moi en vous. Jésus nous fait comprendre qu’il faut vivre la taille du Père : on ne peut pas la vivre en dehors de cet amour actuel du Christ pour nous, de ce mystère d’intimité avec Jésus. (…) Si on ne demeure pas dans le Christ ¬ on demeure en lui par l’amour, on demeure en lui en gardant sa parole, on demeure en lui en gardant ses commandements¬ si on n’est pas lié à lui par un choix libre qui se refait tout le temps, on ne peut pas porter du fruit, on est comme des sarments coupés du tronc.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe sur le Bon Berger

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Le Bon Berger

Le propre du Bon Berger, c’est que l’amour de ses brebis est plus grand que l’amour qu’il a de lui-même, de sa propre vie (…)

Le Bon Berger connaît ses brebis : Moi (…) je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Voilà ce qui caractérise le sacerdoce du Christ : il connaît ses brebis. Il y a entre lui et elles un secret de connaissance et d’amour, une connaissance qui est une connaissance de vie, une connaissance d’amour relative, mutuelle, comme toute connaissance d’amour. En effet le propre de la connaissance affective est d’être réciproque.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe sur les disciples d’Emmaüs

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 Ô cœurs insensés

« Ô cœurs insensés » et « Ô hommes sans intelligence », c’est la même chose. J’aime beaucoup cette correction de Jésus. Quand nous apparaîtrons devant lui, que nous dira-t-il ? Je n’en sais rien. Peut-être : « On t’a donné un enseignement, qu’en as-tu fait ? La recherche de la vérité, qu’en as-tu fait ? Jésus est venu pour être témoin de la vérité. « Tu as boudé la vérité ? Tu n’as pas aimé la vérité, alors que je suis témoin de la vérité ? » C’est très important de comprendre ce qu’est le grand reproche de Jésus ressuscité : Ô cœurs insensés.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe sur le pardon des péchés le soir de Pâques

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Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez

« Recevez l’Esprit Saint ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez. » Quelle responsabilité ! Comme Dieu laisse aux parents les initiatives pour la procréation, Jésus laisse aux prêtres l’initiative de la rémission des péchés. C’est fou, cela ! Et par là, il nous fait comprendre la grandeur du prêtre et son rôle propre.

L’Esprit Saint est donc donné en premier lieu pour le pardon. Il faut mettre en parallèle la nécessité de la foi et celle de recevoir l’Esprit Saint : c’est important pour mieux comprendre ce qu’est le pardon. Et c’est donné aux Apôtres d’une manière purement gratuite. C’est n’est pas en vertu de leur mérite : ils viennent d’avoir été lâches, ils ont besoin qu’on leur pardonne, sauf Jean. Pierre a renié, les autres ont été lâches. Et cependant Jésus, dans son amour, désire que tout de suite ils soient de nouveau unis à lui, et à son sacerdoce.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau