Mois: août 2015

Extrait du livre « Ouvrier de la Sagesse » sa compassion

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Son exceptionnelle compassion

Citons Jourdain de Saxe : « Dieu lui avait donné une grâce spéciale de prière envers les pécheurs, les pauvres, les affligés. Il en portait les malheurs dans le sanctuaire intime de sa compassion et les larmes qui sortaient en bouillonnant de ses yeux manifestaient l’ardeur du sentiment qui brûlait en lui-même. »

Durant toute sa vie, le père Marie-Dominique fut tellement le disciple de saint Dominique qu’il nous est apparu comme une nécessité de citer, en dédicace de cet entretien, cette parole de Jourdain de Saxe parlant du fondateur de l’Ordre comme étant l’apôtre, le prêtre, brûlé de zèle pour les âmes. Elle reflète bien également ce qu’a été le père : un homme d’une compassion infinie. Les sommets qu’il a atteints par son intelligence, tant du côté de sa recherche philosophique que de sa recherche théologique, loin de l’écarter des détresses humaines, l’en ont toujours plus rapproché.

N’était-ce pas l’intuition de saint Dominique ? N’est-ce pas en effet en se consacrant à la lumière que ses fils et ses frères pourraient se rendre le plus proches des nécessiteux ?

À la suite de Dominique, le père Marie-Dominique a inlassablement cherché la vérité, et par là aussi, fut un homme d’une exceptionnelle compassion.

Extrait du livre « Ouvrier de la sagesse « 

Extracto del libro « Obrero de la Sabiduría » sobre su compasión

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Su compasión excepcional

Citamos a Jordán de Sajonia: «Dios le había otorgado la gracia particular de llorar por los pecadores, por los desdichados y por los afligidos; sus calamidades las gestaba consigo en el santuario de su compasión y sus lágrimas que brotaban a cántaros de sus ojos manifestaban el ardor del sentimiento que lo inflamaba.»

Durante toda su vida, el padre Marie-Dominique fue de tal modo discípulo de santo Domingo que se nos muestra como una necesidad citar, en la dedicatoria de esta entrevista, esta palabra de Jordán de Sajonia hablando del fundador de la Orden como el apóstol y el sacerdote que arde en celo por las almas. Esto refleja igualmente lo que era el padre: un hombre con una compasión infinita. Las cimas que alcanzaba con su inteligencia, tanto del lado de su búsqueda filosófica como teológica, en vez de alejarlo de las aflicciones humanas, lo han acercado aún más a ellas.

¿No era ésta la intuición de santo Domingo? ¿Acaso no es consagrándose a la luz como sus hijos e hijas podían acercarse a los más necesitados? Como santo Domingo, el padre Marie-Dominique buscó sin cesar la verdad, y a través de esto, también fue un hombre con una compasión excepcional.

Extracto del libro « Obrero de la Sabiduría »

Extracto del libro « Obrero de la Sabiduría » : un amor extraordinario por la Virgen María

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Su amor extraordinario por la Virgen María

Santo Domingo tenía un amor extraordinario por la Virgen María. Se dice que un día estaba muy desanimado ante las pocas conversiones y se fue a un bosque para rezar y hacer penitencia. La Virgen María se le apareció diciéndole: «¡Hijo mío Domingo, no te sorprendas de no tener éxito en las predicaciones! Porque trabajas en un suelo que no ha sido regado por la lluvia de la Salutación angélica, y fue así como el mundo ha sido salvado… Exhorta a los hombres, en tus sermones, a recitar mi Salterio (más tarde se le llamará Rosario), y recolectarás grandes frutos para las almas.» Para Domingo, recitar el rosario no es más que contemplar con María el rostro de Cristo. El rosario es esta oración de intercesión indispensable que permite a la santa predicación realizar en las almas todos los proyectos de Dios.

Como hijo de santo Domingo, el padre Marie-Dominique no cesó de rezar y predicar los misterios del rosario. Nos decía que la oración incesante del cristiano era el Ave María. Y cuántas veces lo hemos visto con el rosario en la mano, caminando en los corredores, entre los cursos o entre citas… Podemos decir que tenía como divisa escondida la que escogió Juan Pablo II: Todo tuyo María. Tenía un gran amor por la Virgen María. Nos la hacía presente por su inteligencia teológica tan viva. En lo más íntimo de su corazón, deseaba que todos los hermanos y hermanas de San Juan estuvieran totalmente consagrados a ella. El rosario era para él una arma divina que nos permite luchar contra todas las seducciones que nos alejan de Cristo, una fortaleza para nuestra fe, esperanza y caridad, pero también la oración de los pobres que dicen sin cansarse las mismas palabras, nuestro amor por la que es nuestra madre. Para él, era la vía privilegiada para que, como dice San Luis María Grignion de Montfort, «ya no somos nosotros los que vivimos, sino la Virgen María quien vive en nosotros1». El padre Philippe también decía: «Si amamos a María, vamos a amar el rosario, porque será para nosotros el medio para vivir cerca de ella y no dejarla nunca. Eso es el rosario: es vivir con María, vivir por María, vivir en María sin dejarla nunca; y esto en todas las etapas de nuestra vida. Los períodos de alegría, de lucha y sufrimiento; los períodos de victoria, los vivimos con la Virgen María2

Extracto del libro « Obrero de la Sabiduría »

1Cf. San Luis María de Montfort, El secreto de María, n° 55.

2Carta a los amigos de los hermanos y hermanas de San Juan, n° 67.

Extrait du livre « Ouvrier de la Sagesse » : il encourage les fondations

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Il encourage les fondations

Lorsque Dominique choisit de tout entreprendre pour développer l’Ordre, il se heurte à bien des oppositions. Jourdain de Saxe rapporte à ce sujet : « Il n’avait au début qu’un petit groupe de frères, simples pour la plupart et faiblement instruits, et il les divisait, les dispersait en missions à travers les Églises d’une telle manière que les enfants du siècle jugeaient, dans leur prudence, qu’il paraissait détruire l’œuvre ébauchée plutôt que l’agrandir. » Saint Dominique répond  aux objections qu’on lui oppose : « Je sais ce que je fais », et il envoie ses frères, non sans s’être concertés avec eux pour chercher ce qui était le mieux.

A une toute autre époque, le père Marie-Dominique nous a sans cesse encouragés à fonder, en nous demandant parfois de renoncer à renforcer tel couvent, même si le besoin s’en faisait sentir. Il nous invitait à regarder toujours le bien de l’Église et les appels pressants de l’Esprit Saint1. A ceux qui lui objectaient que certains frères n’étaient pas assez formés pour partir en mission, le père répondait volontiers : « Il faut faire confiance, je les connais, ils feront du bien. »

Extrait du livre « Ouvrier de la sagesse « 

1 Cf. ci-dessus le chap. 1 de la 2e partie.

Notes de lecture du p. MD Philippe sur l’Assomption de la Vierge Marie

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L’Assomption de la Vierge Marie

Au moment de la proclamation du dogme de l’Assomption, on s’est beaucoup demandé si le mystère de l’Assomption devait être relié plus immédiatement à la maternité de Marie ou à sa conception immaculée (ce sont des questions que se posent les théologiens). Il faut ici s’élever très haut pour comprendre que ce qu’il y a de plus radical dans le cœur de Marie, c’est sa conception immaculée, et que ce qu’il y a de plus noble, c’est sa maternité ; il ne faut pas les opposer, mais les regarder dans leur lumière divine, et donc dans la lumière de l’amour. Et comme le mystère de l’Assomption est le mystère dernier, et qu’il  implique la glorification du corps de Marie, la glorification de sa sensibilité, de tout ce qu’elle est, on comprend le lien qu’il y a entre l’Immaculée Conception et l’Assomption : ce corps qui n’a brûlé que pour Dieu, qui a brûlé uniquement de l’amour divin, ce « buisson ardent » comme disent les Pères de l’Eglise, ce corps  et cette sensibilité qui ont été totalement consacrés pour être comme « l’écho » du Père et être capables de recevoir en plénitude son amour, demandent de ne pas connaître la corruption, conséquence du péché. Nous touchons là les deux moments extrêmes de la miséricorde de Dieu sur Marie, l’alpha et l’oméga.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’étoile du matin »

Extrait du livre « Ouvrier de la Sagesse »: l’amour de la Vierge Marie

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Son amour pour la Vierge Marie

Saint Dominique avait un extraordinaire amour pour la Vierge Marie. On raconte qu’un jour, alors qu’il était très découragé devant le peu de conversions, il se retira dans un bois pour prier et faire pénitence. La Vierge Marie lui serait alors apparue en lui disant : « Mon fils Dominique, ne vous étonnez pas de ne pas réussir en vos prédications ! Car, vous labourez un sol qui n’a pas été arrosé par la pluie de la Salutation angélique, et c’est ainsi que le monde fut racheté… Exhortez-donc les hommes, dans vos sermons, à réciter mon Psautier (il sera appelé plus tard : Rosaire), et vous en recueillerez de grands fruits pour les âmes. » Pour Dominique, réciter le rosaire n’est rien d’autre que contempler avec Marie le visage du Christ. Le rosaire est cette prière d’intercession indispensable qui permet à la sainte prédication de réaliser dans les âmes tous les desseins de Dieu.

En fils de saint Dominique, le père Marie-Dominique n’a eu de cesse de prier et de prêcher les mystères du rosaire. Il nous disait que la prière incessante du chrétien était l’Ave Maria. Et combien de fois ne l’avons-nous pas vu le rosaire à la main, marchant dans les couloirs, entre deux cours ou entre deux rendez-vous… On peut dire qu’il avait comme devise cachée celle que Jean-Paul II avait choisie : Tout à toi, Marie. Il avait un très grand amour de la Vierge Marie. Il nous la rendait présente par son intelligence théologique si vive. Au plus intime de son cœur, il souhaitait que tous les frères et sœurs de Saint-Jean lui soient entièrement consacrés. Le rosaire était bien pour lui une arme divine nous permettant de lutter contre toutes les séductions qui nous éloignent du Christ, un rempart pour notre foi, notre espérance et notre charité, mais aussi la prière des pauvres qui fait redire inlassablement, avec les mêmes mots, notre amour à celle qui est notre mère. C’était pour lui la voie privilégiée pour que, comme le disait saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « ce ne soit plus nous qui vivions, mais la Vierge Marie qui vive en nous »1. Le père Philippe disait encore : « Si on aime Marie, on aimera le rosaire, puisque ce sera pour nous le moyen de vivre tout proches d’elle et de ne pas la quitter. C’est cela le rosaire : c’est vivre avec Marie, vivre par Marie, vivre en Marie sans jamais la quitter, et cela pour toutes les étapes de notre vie. Les périodes de joie, les périodes de luttes et de souffrances, les périodes de victoire, on les vit avec la Vierge Marie. »

Extrait du livre « Ouvrier de la sagesse « 

1 Cf. saint Louis Marie de Montfort, Le Secret de Marie, § 55.

Extrait du livre « Ouvrier de la sagesse » : un homme évangélique

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Un homme évangélique

« J’ai toujours beaucoup aimé que de saint Dominique on n’ait pas dit qu’il était un contemplatif, ni un apôtre, ni un actif merveilleux, mais que l’on ait dit de lui une seule chose : il était vir evangelicus, un homme évangélique. » Vivre l’Évangile en tous lieux, annoncer l’Évangile à temps et à contretemps pour sauver le monde, c’est bien cette lumière que le père Marie-Dominique nous a transmise et qu’il désirait pour nous : « L’homme évangélique, c’est l’homme tout entier relatif au Christ ; et être tout entier relatif au Christ, c’est accepter de mourir à soi-même pour être en tout celui qui suit l’Agneau partout où il va, qui suit le Christ dans sa prière, qui le suit dans son enseignement, qui le suit jusqu’à la Croix dans la charité fraternelle. Car la charité fraternelle du Christ, c’est accepter de donner sa vie pour sauver ses frères. »(…)

« Suivre l’Agneau , c’est accepter de ne rien voir : on suit l’Agneau. (…) C’est accepter de ne plus avoir aucune détermination propre, de ne plus être soi-même mais d’être l’Agneau en nous, de comprendre que l’Agneau est tout pour nous. Suivre l’Agneau dans notre foi, dans notre espérance, dans notre amour, c’est accepter de ne rien décider dans notre vie, mais de tout décider à partir de l’Agneau, à partir du cœur du Christ, c’est lui qui décide de tout, tout. Suivre l’Agneau, c’est mourir à soi-même. Suivre l’Agneau pour n’avoir qu’une seule préoccupation : aimer. (…) Être un avec la blessure du cœur de l’Agneau. Aimer. Aimer dans la joie, aimer dans la souffrance, aimer dans l’agonie, aimer dans les luttes. Aimer, aimer le Père, c’est cela suivre l’Agneau. »1

Extrait du livre « Ouvrier de la sagesse « , p Benoît Emmanuel Peltereau-Villeneuve

1 Veillée en l’église Saint-Ignace, à Rome, le 14 février 2006.