Mois: février 2016

Notes de lecture du p. MD Philippe, la miséricorde à travers le coeur de l’Agneau

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La miséricorde à travers le coeur de l’Agneau

Le grand geste de la miséricorde du Père a été de nous donner son Fils, de nous l’envoyer comme l’Agneau qui porte l’iniquité du monde. Le grand geste de la miséricorde, c’est le pardon de la Croix. A la Croix, Jésus nous donne sans mesure la miséricorde de Dieu, puisqu’il meurt pour tous les hommes, qu’il est le Sauveur de tous les hommes. C’est la miséricorde substantielle du Père qui nous est donnée, et donnée en surabondance, à travers le cœur de l’Agneau. Et à partir du mystère de la Croix nous pouvons, dans la mesure où nous sommes liés au cœur du Christ, vivre nous-mêmes de cette béatitude des miséricordieux.

Voilà ce qui est le plus important pour nous : comprendre que c’est à partir du cœur de l’Agneau que notre cœur s’agrandit et devient miséricordieux. Pour pouvoir être miséricordieux, il faut que notre cœur vive vraiment au rythme et à l’unisson du cœur du Christ. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas être miséricordieux.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques »

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte d’Amour » sur la miséricorde et la lutte

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Absolu de la miséricorde

Tout ce qui est en dehors de Dieu, tout ce qui n’est pas dans la lumière de la miséricorde, n’est que vanité1.

Frédéric Tavernier-Vellas – Nous sommes nés dans un monde où règne le péché. Je sais où tu habites, là est le trône de Satan2 nous dit l’Apocalypse. La théologie orthodoxe est très sensible à cette condition de l’homme déchu, chassé du paradis originel. Nous sommes nés dans la lutte. Le père Philippe commentait avec une perspicacité unique le livre de la Révélation que saint Jean le Théologien a dicté à son disciple Prochore sur l’île de Patmos. Il rappelait que la première guerre a été déclarée dans le Ciel. Une guerre inimaginable pour nous qui ne connaissons presque rien des anges. Le démon et ses anges, révoltés contre la sagesse divine, entrent en guerre contre Michel, l’archange fidèle, et ses légions angéliques : une guerre spirituelle, une guerre totale. Celle-ci s’achève par la précipitation du diable sur la terre. La guerre se continue indéfiniment jusqu’à la fin des temps entre les adeptes du démon et les fils de la Femme. Le motif de cette guerre est la sagesse de Dieu à laquelle le démon s’oppose de toute sa puissance qui n’est pas petite.

L’homme, dès sa naissance, est plongé au sein d’un monde où l’hostilité du diable combat les fils des hommes pour les entraîner dans sa chute. Tous les moyens sont bons : les effrayer jusqu’à les paralyser, les séduire pour les détourner du bien véritable. Le démon entremêle sans cesse la vérité et le mensonge pour que notre jugement soit altéré. Dans ce combat, notre seule arme est l’humilité qui nous ouvre à la miséricorde. La miséricorde de Dieu soutient ceux qui combattent, enveloppe et soigne ceux qui sont blessés, va chercher ceux qui se sont perdus derrière les lignes des ennemis, elle va délivrer ceux qui ont été fait prisonniers. Elle ressuscite ceux qui ont été frappés de mort. Lorsque nous vivons dans une telle guerre, seule la miséricorde peut triompher du mal. C’est ainsi que le Christ change notre regard sur nos sœurs et nos frères humains. Ils sont, comme nous, engagés dans un même combat spirituel, même si parfois ils l’ignorent.

1 Marie-Dominique Philippe, o.p., Trois mystères de miséricorde, p. 56.

2 Ap 2, 13

Notes de conférence du p. MD Philippe, être des hommes de miséricorde

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Être des hommes de miséricorde

Je crois que ce qui doit nous unir profondément, c’est cette miséricorde de Jésus : ne pas toujours commencer par juger et critiquer ; cela, c’est l’erreur de notre monde. Tout le monde devient gendarme, et dès qu’il y a une bêtise on la met en évidence, en cachant tout le reste, alors que nous devrions être au contraire des hommes de miséricorde qui aiment le pauvre à travers toutes ses pauvretés et qui le relèvent, et qui l’aident.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 19 mai 2002

Préface du livre « Une Nouvelle Pentecôte d’Amour »

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Extrait de la préface du livre « Une Nouvelle Pentecôte d’Amour »

Aéroport d’Orly. Le 21 novembre, très tôt le matin, je m’arrête devant le premier kiosque à journaux en attendant mon avion. Quelques jours auparavant, le monde entier venait d’être à jamais marqué par les attentats meurtriers de Paris – plus de cent trente morts ! Les mines sont défaites et je croise des patrouilles sur leurs gardes. Dans la presse, images à l’appui, on ne parle que d’horreurs, de peurs, d’angoisses, de morts et de sang… Le monde ne sera décidément plus comme avant ! Quelle réponse donner ? Devons-nous nous barricader ? Répondre au mal par le mal ? Devons-nous nous décourager devant le monde qui semble aller de violences en violences et d’agressions en catastrophes1 ?

Je cherche pourtant, en ce jour de la Présentation de la Vierge Marie, une petite lueur d’espérance. Et soudain, inattendu… je découvre le témoignage d’Antoine Leiris, journaliste de France Bleu qui, sur Facebook, vient de s’adresser aux terroristes. Les mots sont bouleversants.

« Vendredi soir, vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. (…)

Ces événements, qui ne seront sans doute pas les derniers, ne sont-ils pas comme un cri de Dieu à l’homme ? Un appel pressant à nous tourner vers lui, à choisir le langage de l’amour et de la miséricorde ? Face à la violence, n’avons-nous pas un secret ? Ce secret, c’est l’amour et la miséricorde, c’est le bien ; n’est-ce pas cette arme-là que nous devons choisir aujourd’hui ?

L’initiative du pape François d’ouvrir une Année sainte de la miséricorde n’est-elle pas un signe lumineux de la grâce que Dieu veut donner à chacun de nous et au monde entier ? Dans son amour pour tous les hommes, face à l’ampleur du mal qui se répand, Dieu ne désire-t-il pas que l’humanité tout entière reçoive un déferlement de miséricorde, un déferlement d’amour ? La petite Marthe Robin appelait de ses vœux une nouvelle Pentecôte d’amour. Et si cette année de grâces nous faisait entrer dans un temps unique, ultime, le temps de la miséricorde, pour recevoir cet excès d’amour ? Pour nous, chrétiens, cet excès prend le visage de la Vierge Marie.

Pour toute commande du livre : lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Suite à une conférence, donnée à Genève le 12 décembre 2004, sur le problème du mal, le père Marie-Dominique Philippe répondait à un auditeur qui lui posait cette question : « Iriez-vous jusqu’à dire que le monde va de mieux en mieux ? » « Pour Dieu, oui, disait-il. Donc pour nous aussi, profondément, en voulant voir les choses comme Dieu. Nous vivons une époque extraordinaire pour notre sainteté. Rude, mais extraordinaire. C’est ce qui nous donne l’espérance parce que nous savons que les grâces de Dieu sont données en surabondance et qu’il y a pour nous, au milieu de toutes ces difficultés, une miséricorde extraordinaire de Dieu. La miséricorde de Dieu n’a jamais été aussi forte. »

Fragmenty z ksiazki « Ogien na ziemie », czesc trzecia

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Fragmenty z książki « Ogień na ziemię »

Część trzecia

Przedmiotem miłosierdzia są ubóstwa zarówno materialne, jak i duchowe. I to właśnie dzięki tym ostatnim człowiek jest w stanie powrócić do Jezusa i kochać Go. Miłosierdziem, które Jezus nam daje, jest On sam, jest to najwyższy stopień miłosierdzia! Dać potrzebującemu dobra materialne, których potrzebuje, to wielki akt miłosierdzia, dać mu swój czas, dobra duchowe, to także wielkie, ale to, co jest największe, to złączyć się z drugim człowiekiem w jego ubóstwie i posłużyć się tym ubóstwem aby odkryć w nim to, co jest dobre, i aby on sam mógł wyświadczyć miłosierdzie innym.

ojcem MD Philippe

Une Nouvelle Pentecôte d’Amour, quelques passages suggestifs

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Passages du livre

Au coeur de l’amour, nous découvrons l’offrande…

Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. Au coeur de l’amour, nous découvrons l’offrande, le sacrifice, le renoncement, le don. Jésus Crucifié est le visage de l’amour du Père pour nous. (…) Il y a dans l’Ancien Testament ce récit des fils de Noé, qui est tellement instructif. Alors que Noé a bu des boissons fermentées plus que de coutume, il se trouve sous sa tente, nu. Cette nudité est le symbole de la faute, de la fragilité. Un de ses fils profite de cette situation pour découvrir la faiblesse de son père. Son autre fils, au contraire, le couvre d’un vêtement, et détourne son regard pour ne pas voir sa nudité. La seconde attitude est celle de la miséricorde : Marie est là pour vêtir le pêcheur, envelopper sa nudité et être sa mère, disait le père Philippe.

Frédéric Tavernier-Vellas

La miséricorde pour révéler un amour

Dans l’ordre de l’amour, de la miséricorde, on peut sembler à première vue manquer d’efficacité. Lorsque l’on fait miséricorde, on s’appuie sur le Christ qui nous donne une liberté personnelle immense pour nous engager dans l’amour, un amour qui porte le frère ou la soeur dans sa misère. Est-ce que la miséricorde n’est pas d’abord faite pour révéler un amour qui manifeste au misérable qu’il est plus que sa misère, au pêcheur qu’il est plus que son péché, qu’il est aimable et qu’il a une dignité personnelle qui demeure, capable de lui donner la force de dépasser sa misère ? Faire miséricorde, c’est bien une grâce qui nous est donnée par le Christ.

fr. Philippe-Marie Mossu

La grâce d’avoir un coeur blessé

C’est tellement mystérieux de découvrir que c’est un coeur blessé qui vient à la rencontre de notre coeur blessé, pour nous sauver. Jésus choisit ce chemin de petitesse pour venir à notre rencontre. C’est un coeur blessé qui connaît toutes nos souffrances et qui permet à Jésus d’être tout proche. (…) Suivre Jésus à travers les pauvres, c’est demander la grâce d’avoir un coeur blessé, attendri, vulnérable à la souffrance, un coeur transpercé comme celui de Marie qui sache accueillir dans l’amour toute la misère du monde, et spécialement celle que vivent ceux qui sont tout proches de nous.

fr. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villneuve

Une Nouvelle Pentecôte d’Amour, entretiens avec le p. MD Philippe

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Couverture Pentecôte

Ce livre n’est disponible que sur commande.

Vous pouvez le commander à l’association des amis du p. MD PHILIPPE : amisdupmdphilippe@orange.fr

Les auteurs :

Frère Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve, prêtre. Avec le père Philippe, il a fondé le Festival Agapé de musique et d’art sacré. Il a publié aux Éditions Parole et Silence Le père Marie-Dominique Philippe, Ouvrier de la sagesse. Il vient également de faire paraître aux Éditions Slatkine un livre d’entretiens avec des artistes Épiphanies de Beauté.

Frère Philippe-Marie Mossu, prêtre, théologien. C’est autour de lui que le père Marie-Dominique Philippe rassemble les premiers frères en 1975, lors de la fondation de la Congrégation Saint-Jean. Au lendemain de la chute du mur, il ouvre un prieuré à Vilnius en Lituanie et devient responsable du grand séminaire. Il enseigne et continue de prêcher de nombreuses retraites dans le cadre du prieuré Notre-Dame de Cana à Troussures, en France.

Frédéric Tavernier-Vellas, est musicien, philosophe et théologien. Il se forme au chant byzantin auprès du père Ioakim Grillis à Patmos, de Maximos Fahmé d’Alep, et surtout de Lycourgos Angelopoulos, directeur du Choeur byzantin de Grèce de 1978 à 2014. Il fonde l’ensemble Les Solistes de la musique byzantine avec lequel il donne des concerts en France et à l’étranger. Il est membre de l’Ensemble Organum dirigé par Marcel Pérès.

Benoît Jourdain, prêtre, philosophe, helléniste. Il développe un enseignement philosophique depuis plusieurs années, enrichi par le grand patrimoine de la littérature dont il est imprégné.

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