Suisse

Témoignage de Gabrielle de Suisse

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Voici mon témoignage en tant qu’étudiante à Saint Jodard de 1996 à 1999. Le Père Philippe y donnait des cours de philosophie et de théologie deux jours et demi par semaine, célébrait les Eucharisties, accompagnait la Communauté. En plus de tout ce qu’il avait à faire, c’était quelqu’un qui était attentif aux étudiants. Disponible et humble.

Pour illustrer cet aspect, je rapporte ici cette anecdote:

Notre maisonnée d’étudiants l’invita pour un repas. Je me rappelle notre agitation durant la préparation du repas et de la salle à manger. Contrastant avec cette fébrilité, le Père Philippe arriva seul, à pied. J’ai le souvenir qu’assis à notre table, il pria fermement qu’on le serve peu, et ne parla que si on lui adressait la parole. Nous avions attendu un Professeur, mais le repas se déroula très simplement et rapidement, nous laissant l’impression d’une proximité toute simple. Je ne sais plus la teneur exacte de nos conversations, sinon qu’interrogé à propos d’un livre exposant divers prodiges et révélations, il était resté très prudent. En tant que maîtresse de maison, je me rappelle avoir été presque déçue de l’accueil que nous lui avions réservé. Tout avait été si simple. J’étais restée sur ma faim. J’ai réalisé bien plus tard qu’il nous avait encore une fois fait comprendre par là qu’il s’agissait bien d’en attendre un Autre, véritable source d’eau vive qui nous désaltérerait et nous rassasierait véritablement. Dans cette rencontre comme dans ses conférences, toujours, il nous indiquait le Christ et nous aidait à désirer Sa venue.

Gabrielle

Témoignage de Michèle, de Suisse

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Sur les traces du père Marie-Dominique Philippe

Il m’a été donné de connaître le père Marie-Dominique Philippe pendant les cinq dernières années de sa vie, années qui ont transformé la mienne.

Pour en parler, j’ai envie de commencer par le silence du père Philippe, celui de ses dernières semaines parmi nous, celui qui l’a empêché de prêcher la retraite johannique à Saint-Jodard en août 2006. Et c’est fr. Samuel Rouvillois qui, selon ses propres paroles, a prêté sa voix au père Philippe qui vivait l’épreuve du silence après avoir enseigné, prêché toute sa vie. Quelle retraite ! Au chevet du père Philippe, fr. Samuel puisait l’inspiration qui lui a permis de nous transmettre un ultime enseignement du père Philippe aux amis de tous horizons qui venaient chaque année se ressourcer à Saint-Jodard. C’est ainsi qu’une dernière fois, de façon mystérieuse, la présence, l’enseignement et la contemplation du père fondateur nous étaient livrés par ce frère qui avait su humblement s’effacer.

Quelques semaines auparavant, le père Philippe avait assuré la session philosophique. Depuis cinq années, je n’avais manqué aucun de ces rendez-vous de recherche philosophique, en juillet, et théologique, en août. J’ai même parfois blessé mes amis en privilégiant ces moments uniques envers et contre tout. Et je sais maintenant que je ne pouvais que poser ces choix, tant ces enseignements m’ont apporté une lumière vitale qui m’a peu à peu renouvelée. J’en vis chaque jour, et plus encore aujourd’hui.

Le père Philippe et le prieuré Saint-Jean de Genève

Le père Philippe, je l’ai connu grâce au prieuré de Genève, dont les frères avaient reçu la charge de la paroisse Saint-François de Sales. L’année du Grand Jubilé avait en effet marqué mon retour à l’Eglise après plus de 40 ans d’éloignement, et c’est à Saint-François que je me suis enracinée dès l’été 2000. J’avais été aussitôt attirée par la présence d’une congrégation religieuse fervente et par la vie contemplative qu’elle me permettait de toucher. Et c’est tout un milieu de vie qui s’est ainsi offert à moi, providentiellement, pour me permettre de grandir dans la foi, l’espérance et la charité.

Le chemin de conversion entrepris s’accompagnait d’une multitude de questions, auxquelles je cherchais des réponses. Et c’est dans le cadre des enseignements du Centre Saint-Jean que j’ai pu découvrir la recherche de vérité si chère au père Philippe et avancer sur ce chemin. Ces conférences nous permettaient déjà de creuser des questions philosophiques et théologiques, de développer un regard de sagesse sur l’homme, sur Dieu et c’était déjà très grand.

En 2004, avec l’inauguration de l’Espace Culturel François de Sales dans l’immeuble qui abritait l’ancien Centre Universitaire Catholique, le rayonnement des activités proposées par le prieuré de Genève a connu un nouvel essor et en particulier du côté de l’enseignement. En effet, à la demande pressante du père Philippe, l’Institut Saint-Jean, Sagesse et Culture a été fondé la même année. Cet institut dispensait un enseignement philosophique universitaire. Chaque mois le père Philippe venait à Genève nous donner, dans le cadre des week-ends « Sagesse et Culture », un enseignement de philosophie suivi d’un débat le samedi et, à la suite de la messe qu’il présidait le dimanche matin, un enseignement de théologie. Des rencontres exceptionnelles avec cet apôtre infatigable âgé de 92 ans (!), auxquelles j’étais bien sûr très fidèle et ce, jusqu’à la fin de sa vie, deux ans plus tard. Lire la suite »

Témoignage d’une soeur, de Suisse

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Témoignage sur le p. Marie-Dominique Philippe

J’ai eu la grâce de rencontrer le p. Marie-Dominique Philippe à Genève en 1998, lors d’une conférence qu’il donnait sur la Miséricorde pendant le Carême.

J’ai tout de suite été frappée par sa voix, nous étions nombreux à l’écouter dans un très grand silence pour ne pas perdre une seule de ses paroles, cette voix qui murmurait paraissait s’adresser à chacun de nous personnellement, nous livrant un secret à l’oreille, le secret de l’amour du Père pour nous.

J’ai été bouleversée par cette conférence qui a complètement changé mon regard sur le Père, la Miséricorde, et m’a permis de retrouver le sacrement de réconciliation avec une nouvelle ferveur, alors que j’en étais restée éloignée pendant plusieurs années.

La joie du p. Philippe m’a marquée aussi, il s’adressait à ses frères pendant sa conférence, par exemple il avait désigné le plus jeune en souriant, alors qu’il commentait l’Evangile de la femme adultère, « eux s’en allèrent un à un, à commencer par les plus vieux » (Jn 8, 9), et cette simplicité, cette attention fraternelle m’avait touchée. Tous les frères étaient très unis autour de leur père.

Quelques mois plus tard, j’allais le retrouver à St-Jodard, et à nouveau sa conférence sur St-Jean allait me transpercer le cœur. Tout ce que j’avais toujours cherché se trouvait dans ses paroles, répondant à ma soif de Dieu, j’avais l’impression d’être arrivée au port, là où Dieu m’attendait. Lire la suite »

Témoignage de Brigitte, de Suisse

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Témoignage : le père Marie-Dominique Philippe, un témoin de l’Espérance

Je rends grâce chaque jour d’avoir eu le bonheur et le privilège de rencontrer le père Marie-Dominique Philippe lorsqu’il venait, chaque mois, à Genève pour nous donner des conférences et célébrer la messe avec nos frères, nos sœurs et nos pères du prieuré. 

À chacune de ses visites, il nous communiquait une joie profonde et éveillait instantanément notre intelligence à l’écoute du Bon-Dieu et à la recherche de la vérité.

En sa présence, un silence joyeux unissait l’assemblée, grande ou petite, et c’était à chaque fois ‘une fête’ lorsqu’il venait dans notre paroisse ! Lire la suite »

Témoignage de Marie, de Suisse

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J’ai connu le père Marie-Dominique Philippe en 1971, à Fribourg, en Suisse. Celui-ci donnait à cette époque des cours de philosophie, le soir, dans le cadre du l’Université Populaire de Fribourg. Ces cours étaient ouverts à tout public et nous nous étions inscrits, plusieurs membres de ma famille et mon futur mari, aux cours de philosophie du p. Philippe. J’ai ainsi pu suivre durant quelques années l’enseignement qu’il y donnait, toujours dans le cadre de l’Université Populaire.

Le père Philippe avait un très grand respect de chacun et était d’une très grande discrétion. Lire la suite »

Témoignage d’Isabelle, de Suisse

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Le père Marie Dominique Philippe

Rencontre

J’ai connu le père MD Philippe alors que j’avais 4 ans. J’en ai aujourd’hui 65 !

Il était un ami de mes parents et venait régulièrement chez nous pour se reposer ou travailler. Nous habitions alors Sion en Suisse. Lorsque mon père s’est mis à enseigner à l’université de Fribourg, les liens se sont resserrés. Plus tard il bénira notre mariage et continuera de venir travailler chez nous en Valais.

Souvenirs

Etudiante à l’université de Fribourg, j’ai suivi ses cours de 1967 à 1970. Ses cours étaient une source d’émerveillement. Vivants, intenses ils attiraient beaucoup de jeunes et moins jeunes ! Lire la suite »