Mois: avril 2016

Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte d’Amour », le Christ est puissance de Résurrection

Publié le Mis à jour le

Le Christ est vraiment une puissance de Résurrection.

Jésus peut, par sa miséricorde toute-puissante de Fils bien-aimé du Père, être là pour panser nos blessures et se servir de ces blessures pour nous donner un cœur nouveau, un esprit nouveau, une sensibilité nouvelle, pour nous donner un nouvel élan de vie1.

Frédéric Tavernier-Velas – La théologie du père Philippe n’est pas une théologie rationnelle. Pourtant, il est un des meilleurs connaisseurs de saint Thomas d’Aquin. Il aurait pu être séduit par cette clarté intelligible de la théologie scientifique de l’Aquinate. Beaucoup de ceux qui s’y intéressent s’y arrêtent, mais la majorité l’ignore, en Occident comme en Orient. Mais il y avait autre chose dans le cœur du père Philippe. Il y avait dans sa théologie comme un souffle patristique assumant la théologie scientifique sans s’y arrêter. Cette citation nous révèle le cœur de l’ami de Jésus qui ne pouvait stopper son élan sans atteindre le principe, ce au-delà de quoi on ne peut pas aller. Or le principe, pour nous, c’est Jésus. Nul ne découvre le Père que par moi2, disait Jésus. Jésus est la Source, le Chemin, la Vérité et la Vie. On ne va pas à Jésus par le seul chemin de l’intelligibilité, si grande et limpide soit-elle. C’est pourquoi, dans la tradition orthodoxe, la théologie s’accomplit dans la théologie mystique. C’est cela que l’on voit dans l’enseignement du père Philippe. Ses grands traités de théologie mystique demandent à être redécouverts. Le Mystère du Christ crucifié et glorifié, Le Mystère de Marie, Suivre l’Agneau, Un feu sur la terre, et ses innombrables conférences de théologie spirituelle.

Le père Philippe était tourné vers le Christ, cherchant sans cesse à vivre en lui, pour lui, de lui. Si le père Philippe philosophe était tellement tourné vers l’expérience (on devrait dire les grandes expériences humaines), le père Philippe théologien était tourné vers le Christ en sa personne. Il cherchait sans cesse à se mettre à l’écoute de l’Esprit du Christ (le Souffle saint) pour qu’il le conduise, le conseille, le corrige, l’éclaire, le console… Alors nous comprenons mieux la puissance de ces paroles que nous venons de lire ! Elles ont la force de l’expérience spirituelle. Le Christ est vraiment une puissance de résurrection. Si nous mourrons avec lui, avec lui nous vivons3 ! Je suis la Résurrection4.

Vous pouvez commander ce livre aux adresses suivantes:

lagelinotte55@yahoo.fr ou amisdupmdphilippe@orange.fr

1 Marie-Dominique Philippe, o.p., conférence spirituelle, novembre 1991.

2 Jn 14, 6

3 Rm 14, 8

4 Jn 11, 25

Témoignage sur le p. MD Philippe du p. Jérémie Schaub, Belgique

Publié le Mis à jour le

Le secret de la miséricorde

C’est en entrant au noviciat de la communauté des frères de Saint-Jean que j’ai vraiment fait la connaissance du père Marie-Dominique Philippe. Auparavant, lors d’une rencontre, je lui avais fait part de mon désir de consacrer ma vie à Dieu et sa réponse m’avait profondément marqué. Toutefois, je ne savais à peu près rien de lui avant d’entrer dans la vie religieuse, si ce n’est qu’il était le fondateur de cette nouvelle communauté.

Me revient en mémoire l’exclamation d’un compagnon d’internat au lycée : « Imagine : ce vieux dominicain a tellement lu dans sa vie, qu’il en est devenu presque aveugle ! » Peut-être était-ce pour cela que le père portait des lunettes aux verres épais ? C’était émouvant de le voir saisir sa Bible qu’il collait à ses yeux, afin de nous en lire quelques versets dont il allait extraire la lumière pour nous la transmettre.

C’est pendant ma première année de noviciat, qui fut pour le père Marie-Dominique la dernière sur la terre, que j’ai été saisi par son enseignement.Communiquer la lumière, redonner un vrai sens de l’intelligence, la ressusciter quand elle est trop obscurcie par les idées reçues : c’était là une merveilleuse miséricorde faite par le père Marie-Dominique envers tous ceux qui s’approchaient de lui. Et c’est, en effet, la plus grande miséricorde à apporter dans le monde d’aujourd’hui, saturé d’informations et d’opinions étalées sans respect, envahi de slogans répétés sans discernement et, parfois, étouffé par le mensonge.

Comme le Seigneur Jésus, qui n’a pas compté ses forces pour offrir à tous la lumière divine qui rayonne dans chaque parole et chaque geste de l’Évangile, le père Marie-Dominique Philippe s’est littéralement usé pour faire aimer la vérité et communiquer la sagesse dont il était un ouvrier si fidèle. C’est une grande miséricorde que de pardonner le mal commis, d’accueillir celui qui nous a trahis ou blessés, comme le père de l’Évangile avec son fils. Mais c’en est une plus grande encore que de dispenser un enseignement tel celui que nous avons reçu du père Marie-Dominique, dont l’unique intention était de nous rendre plus dociles à la vérité, et, par là de nous faire grandir dans l’amour de Dieu et du prochain. Lire la suite »

Dialogue avec le p. Bro o.p.

Publié le Mis à jour le

Témoignage complet : Dialogue avec le p Bro o.p.

Un ami dominicain

Mes premiers souvenirs avec le père Bernard Bro[1] datent des années 1975. Nous allions en famille, avec une certaine fierté, écouter cet oncle dominicain à Notre-Dame de Paris, lorsqu’il prêchait le carême.

Plus tard, lorsque j’ai rencontré le père Marie-Dominique, je me suis présenté spontanément comme étant un neveu du père Bro. Il m’avait immédiatement témoigné du lien profond d’amitié qui les unissait.

Le sachant très affaibli par l’âge, j’ai pu le visiter hier à la Maison Saint-Michel où il réside à Solesmes, à l’ombre de l’Abbaye Saint-Pierre. Rencontre bouleversante de simplicité et de profondeur. Tout devient si simple et absolu devant la beauté et le sourire du vieillard habité par la charité qui semble avoir tout pris en lui.

Comme pour insister sur l’essentiel, me montrant la grâce que nous avions de vivre une année sainte de la miséricorde, il me martèle l’affirmation de saint Thomas d’Aquin disant que la miséricorde est bien l’attribut de Dieu qui exprime le mieux la gratuité surabondante de l’amour.

Et puis, nous échangeons naturellement sur le père Marie-Dominique. Il me redit tout son attachement, la reconnaissance éternelle qu’il avait pour lui, et discrètement, sans vouloir me gêner, il évoque toutes les secousses parues dans les médias … je le sens bouleversé. Alors, je me permets de lui transmettre le regard d’un fils envers son père.

-Aucune institution humaine, quelle qu’elle soit, ne peut juger un mort. Quand l’Église, par l’intermédiaire de quelques-uns, se permet d’agir ainsi, elle se trompe gravement. Mon père, puis-je dire cela ?

-Oui, vous avez raison Benoît. Merci de me dire cela!

Je lui transmets alors une autre position qu’il m’arrive de partager avec ceux qui n’entendent pas cette argumentation évidente d’un bon fonctionnement de la justice.

-Admettons que le père Marie-Dominique ait commis ce qu’on lui reproche. Regardons alors un instant ce qu’a été sa vie : Une fidélité absolue au lever du matin, le premier à l’oraison ; un petit déjeuner pris en toute hâte et déjà de nombreux frères qui l’attendent devant sa porte ; Trois cours chaque matin, la messe célébrée avec une intériorité jamais rencontrée, un repas léger à midi ; une sieste de dix minutes et les rencontres se poursuivent jusque tard dans la soirée. Jamais un jour de repos, jamais de vacances, toujours en déplacement là où on l’appelait. Tous pourraient témoigner de son amour pour les pauvres, pour la Vierge Marie, pour l’Eucharistie, pour le saint Père, pour la doctrine de Thomas d’Aquin …

Ce rythme, il l’a eu toute sa vie, jusqu’à son dernier souffle.

Alors si le père Marie-Dominique, dans sa vie, a eu des manquements dans le domaine de la chasteté, ne croyez-vous pas que, très certainement – sa vie en témoigne – il a dû être recouvert inlassablement de la miséricorde infinie de Jésus pour lui. Et si cela était le lieu de sa sainteté ? Et si on touchait là le plus grand secret qui l’a uni à Dieu pour en faire un saint ? Qu’en pensez-vous mon père ? Ne croyez-vous pas que ces attaques sont un peu des caricatures du démon ? À travers ces attaques contre le père Marie-Dominique, on défigure le visage de Jésus ! Peut-on dire cela, mon père ?

À ce moment-là, je regarde le père Bro, les larmes ne sont pas loin et après un grand silence, j’entends :

-C’est la vérité ! C’est la vérité !

-Je lui réponds : « C’est la devise des dominicains ! « 

C’est la vérité, me répète-t-il. Merci cher père de m’avoir dit cela. Vous savez ma communion avec le père Marie-Dominique, qui demeurera toujours. Comme c’est curieux de voir que l’on ne sait plus regarder l’essentiel, ce qu’il y a de plus lumineux. On défigure tout !

Avant de le quitter, l’un et l’autre très bouleversé, je lui demande sa bénédiction et je repars de Solesmes enrichi de cette belle rencontre que je viens de faire. J’emporte son sourire, le témoignage d’un sage, d’un ami de Dieu.

Le 2 avril 2016

p. Benoît-Emmanuel Peltereau-Villeneuve

[1] Le père Bernard Bro, dominicain de la province de Paris, est entré dans l’Ordre en 1944. Directeur des Éditions du Cerf de 1962 à 1971. Prédicateur à la radio et à la télévision. Co-fondateur de Radio Notre-Dame. Prédicateur des conférences de carême à Notre-Dame de Paris de 1975 à 1978. Tout au long de sa vie, il prêche aux quatre coins du monde, dans toute l’Europe, au Japon, au Mexique, aux États-Unis… Il est couronné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, près de 40 livres.

Communiqué du 3 avril 2016

Publié le Mis à jour le

Français, Anglais, Espagnol

Chers amis,

Il importe aujourd’hui de mentionner le nouveau livre paru début février 2016 : « Une nouvelle Pentecôte d’amour » entretien avec le p. Marie-Dominique PHILIPPE

(https://chercheurdeverite.wordpress.com/2016/02/14/une-nouvelle-pentecote-damour-entretiens-avec-le-p-md-philippe/)

Fr Philippe Marie, fr Benoît Emmanuel et Frédéric TAVERNIER VELLAS commentent chacun selon leur style des enseignements brefs mais précis du p. MD PHILIPPE. Fr Benoît donne ensuite un éclairage sur l’enseignement du p. MD PHILIPPE comme une aumône, puis sur la miséricorde et l’aumône, à la lumière de la sagesse de la Grèce ancienne. Quelques amis complètent ces enseignements avec des témoignages forts. Ce livre est d’une lecture facile. Lire la suite »

Homélie du primat des Gaules, 2 septembre 2006

Publié le Mis à jour le

Homélie complète en pdf : Homélie Primat des Gaules 2.09.06

Homélie pour les obsèques du P. Marie-Dominique PHILIPPE

Lyon. Primatiale saint Jean, le 2 septembre 2006

Par le Cardinal Philippe BARBARIN

     Ap. 22, 12-17, 20-21 ; Ps 115, 12-18 ;  1 Jean 1, 1-4 ; Jean 17, 6. 14-23).

          « Oui, je viens sans tarder, je viens bientôt ».

         Cette parole du Seigneur, nous l’avons entendue deux fois, dans le passage du livre de l’Apocalypse, qui était notre première lecture. Elle résonne de manière étrange en nous, en ce jour où nous confions à Dieu la vie d’un homme que le Seigneur vient d’appeler à Lui, à la veille de ses 94 ans. Depuis la mi-juillet, ce frère prêcheur qui avait tant parlé et enseigné, s’était tu, il était entré dans le silence !

          « Oui, je viens sans tarder ». Cette phrase, je la reçois plutôt comme la réponse du Seigneur aux questions que le P. Marie-Dominique Philippe a dû lui poser tout au long de sa vie d’enfant, de religieux, de professeur ou de fondateur. Disciple au cœur ardent et à l’intelligence intrépide, il interrogeait son Maître sur tout, le monde, les hommes, la mission … C’était un chercheur, qui voulait comprendre, recevoir l’intelligence des choses et des personnes. Or la réponse de Jésus n’est jamais une réflexion ni une analyse, c’est sa propre personne qui s’avance et qui se donne : « Oui, je viens sans tarder ! »

          Dès son plus jeune âge, le P. Marie-Dominique a appris de son oncle dominicain, le P. Dehau, à considérer le livre de l’Apocalypse comme une fontaine d’espérance, un réconfort, un soutien dans les heures d’épreuve. Celui qui « reviendra pour juger les vivants et les morts » s’approche de nous chaque jour. Par la Parole de Vie et par les sacrements que le Seigneur nous a laissés, l’éternité vient « frôler » chacune de nos journées.

*

          Le P. Marie-Dominique Philippe était l’homme de la source. Lire la suite »