Mois: juin 2015

Notes d’homélie du p. MD Philippe sur Simon-Pierre

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Homélie à la Basilique Saint Pierre, à Rome

Dans ce passage (Mt 16, 13-20), on voit combien la parole de Simon-Pierre a touché le coeur du Christ, quand il lui répond : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Jésus n’avait pas besoin de Pierre, mais il a voulu bâtir sur lui son Eglise et lui donner par là un pouvoir étonnant. Quand on veut que la maison tienne malgré les ouragans, malgré les pluies et les tornades, on sait qu’il faut qu’elle soit bien fondée, pour qu’elle ne s’écroule pas (cf. Mt 7, 24-27; Lc 6, 48-49). C’est Jésus lui-même qui donne à Pierre ce pouvoir, il nous demande de le recevoir, et nous ne pouvons le recevoir qu’avec Marie (….)

Ayons à l’égard du Saint-Père l’amour que Marie a pour lui. L’amour de Marie pour le Saint-Père est si grand! Quand nous voyons des deux derniers Papes (Jean-Paul II et Benoit XVI) que l’Esprit Saint nous a donnés… ils sont des enfants de Marie, tendrement aimés par elle. Et l’Esprit Saint Paraclet nous demande d’aimer notre Pape, le Souverain Pontife, le successeur de Pierre, comme Marie l’aime. N’oublions jamais cela: il faut toujours passer par le coeur de Marie si nous voulons vraiment être des fils du Souverain Pontife, pour pouvoir recevoir sa parole, pour pouvoir vivre de ce qu’il nous enseigne, et comprendre que si Jésus nous a confiés à Pierre, si Jésus a confié toute son Eglise à Pierre, c’est pour un amour plus grand.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie, 13 février 2006

Maryja i kaplanstwo Chrystusa nr 4

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Maryja i kapłaństwo Chrystusa

Chrystus, w swej naturze ludzkiej, widzi Ojca, jest już w chwale. I to właśnie dlatego Chrystus zaprasza Maryję, prosi ją o to, by była zjednoczona z Jego ofiarą, aby to, co jest najgłębsze w jej sercu , w jej inteligencji, było, przez Chrystusa i z Nim, ofiarowane Ojcu. Maryja żyje w wierze, miłości i nadziei i dlatego może ofiarować swą inteligencję Ojcu. To właśnie wielkość wiary – możemy ofiarować naszą inteligencję Bogu ! I tylko Bogu, gdyż jest On nieskończony. Nigdy nie możemy ofiarować naszj inteligencji innemu człowiekowi, innemu stworzeniu, jest to możliwe jedynie względem Boga.

Jest to pierwszy sposób, w jaki Maryja dopełnia kapłaństwo Chrystusa. Czyni to w swej duszy, nie w swoim ciele. Maryja nie przelała ani jednej kropli krwi pod krzyżem Chrystusa, z punktu widzenia ciała, ofiara Chrystusa jest pełna i doskonała. Lecz duszę Maryi, tak jak przepowiedział to starzec Symeon, przeszył miecz. Kapłaństwo Chrystusa ofiarowuje to, co najgłębsze w duszy ludzkiej, i jest to właśnie ofiara w duszy Maryi.

Ojciec MD Philippe, Maryja, gwiazda poranna

Notes de lecture du p. MD Philippe sur st Jean-Baptiste

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St Jean Baptiste, l’ami de l’Epoux

« Qui a l’épouse est l’époux. Mais l’ami de l’Epoux… » Jean-Baptiste se définit comme « l’ami de l’Epoux », celui qui ne fait pas nombre avec l’Epoux, celui qui ne fait qu’un avec lui. Notons la différence: avant qu’il ait découvert l’Agneau, quand il était seul au désert et qu’il était en face des lévites et des prêtres qui lui demandaient ce qu’il était, Jean-Baptiste disait: « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ». Lorsque l’Agneau est passé, il se définit comme « l’ami de l’Epoux ». Il faut mettre en parallèle ces deux définitions, parce que ce sont deux abîmes dans le coeur de Jean-Baptiste. Ce sont aussi les deux abîmes de notre coeur. A certains moments, l’Esprit Saint nous fait comprendre que nous sommes la voix qui crie dans le désert, un désert aride, dans une pauvreté lamentable: il n’y a rien, rien du tout (…) A d’autres moments, si l’Agneau passe, on est alors (sans bien comprendre) l’ami de l’Epoux. C’est la chose la plus merveilleuse, d’être ainsi l’ami de l’Epoux, de comprendre que Jésus nous prend dans son intimité et nous donne son regard sur l’épouse (…) C’est unique et c’est vraiment le mystère de la charité chrétienne.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »

Témoignage d’une soeur, de Hongrie

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Mes mémoires sur le Père Marie Dominique Philippe

Mes expériences sont assez personnelles et c’est assez difficile pour moi de dire quelque chose du père Philippe, car il était un instrument de Dieu, et toute sa parole n’était «  pas sa parole » mais la parole du Père céleste qui me parlait personnellement.

J’étais à St Jodard trois mois en 2004 de mars à juin. Auparavant, je n’avais pas connu le père Philippe personnellement ; je ne l’ai vu qu’une seule fois et c’était avant mon départ au bout de ces 3 mois. Je voulais le remercier, car toute ma vie avait changé. Il était vraiment un instrument de l’Esprit Saint.

J’étais frappée chaque fois quand j’assistais à son enseignement, car sa parole était personnelle malgré le fait qu’il ne m’ait jamais connue. Il a contemplé la parole de Dieu avec une grande pureté et une grande profondeur, et il transmettait sa contemplation par son action et sa manière de vivre.

Il priait tout le temps, et en même temps il était tout donné à ceux qui étaient autour de lui.

Son enseignement n’était pas une histoire, une chose du passé, mais tous ses mots me montraient vraiment que c’était actuel dans ma vie. Beaucoup de questions personnelle diverses, et sans réponse (sur la providence de Dieu et ma vie personnelle), étaient éclairées grâce à son regard et son enseignement théologal. Sa contemplation était toujours bâtie sur la parole de Dieu, ce n’était jamais quelque chose d’affectif ou de subjectif.

Grâce à lui ma foi fut élevée ainsi à des hauteurs inconnues auparavant. J’ai découvert la présence de Dieu dans ma vie. C’est vrai que la foi se « dit » et se « donne ». Il était témoin de sa foi. Ces trois mois m’ont beaucoup éclairé sur ma vie personnelle. Lire la suite »

Maryja i kaplanstwo Chrystusa nr 3

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Maryja i kapłaństwo Chrystusa

Trzeba nam zawsze powrócić do źródła aby kontemlować kapłaństwo Chrystusa, kapłaństwo miłości, „nadmiaru” miłości, ściśle związanej z płodnością Ojca względem Syna i Ojca i Syna w Duchu świętym. To właśnie ta tajemnica Trójcy świętej, tej płodności w miłości, zawładnia sercem Chrystusa w taki spsób, że na krzyżu jest On źródłem życia, miłości i światła – w sposób nieskończony, w tym właśnie nadmiarze miłości, która ogarnie serce Maryi. Maryja jest stworzeniem, i w tajemnicy współcierpienia zjednoczy się w miłości z Chrystusem. I to właśnie w swym współcierpieniu „dopełnia” kapłaństwo Chrystusa, pozwala Chrystusowi, przez Nią, ofiarować to, czego On nie może ofiarować będąc w wizji uszczęśliwiającej.

Ojciec MD Philippe, Maryja, gwiazda poranna

Notes de lecture du p. MD Philippe sur le Coeur de Marie

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Le coeur de la Vierge Marie

A travers le dernier geste [de la blessure du coeur], ce geste passif, ce geste où Jésus est dans la plus grande passivité (celle du cadavre), Marie est blessée. Elle est blessée par le coup de lance. La prophétie du vieillard Syméon semble bien nous l’indiquer; « Un glaive te transpercera l’âme ». Comment Marie, étant au pied de la Croix et vivant avec une telle intensité d’amour le mystère de la Croix, ne serait-elle pas blessée au plus intime de son coeur par le coup de lance? Pour recevoir le coeur blessé de Jésus, il faut que son coeur soit lui-même blessé. Et elle permet à Jean de comprendre la signification de ce cri de soif et de ce geste.

Père Marie-Dominique Philippe, « J’ai soif »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur la blessure du Coeur du Christ

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La blessure du Coeur du Christ

Tous les sacrements viennent de la blessure du coeur de Jésus, et tous, et l’Eglise elle-même, nous communiquent cette surabondance d’amour exprimée par le sang et l’eau; et donc chacun d’entre nous est né de la blessure du coeur de Jésus. La grâce chrétienne nous lie à cette blessure, nous sommes donc en connaturalité avec elle. C’est merveilleux de comprendre qu’il n’y a pas de distance entre la blessure du coeur du Christ et nous, dans ce qui est le plus « nous-mêmes », dans notre grâce. Il y a là un lien qui est d’un réalisme absolu; c’est un lien de vie divine, et de vie éternelle, un lien qui est « super-ontologique » parce qu’il est d’un ordre divin. C’est la vie divine, et donc c’est plus. C’est quelque chose qui, si j’ose dire « déborde » et nous lie directement à la source.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »