Juin

Notes d’homélie du p. MD Philippe sur Simon-Pierre

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Homélie à la Basilique Saint Pierre, à Rome

Dans ce passage (Mt 16, 13-20), on voit combien la parole de Simon-Pierre a touché le coeur du Christ, quand il lui répond : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Jésus n’avait pas besoin de Pierre, mais il a voulu bâtir sur lui son Eglise et lui donner par là un pouvoir étonnant. Quand on veut que la maison tienne malgré les ouragans, malgré les pluies et les tornades, on sait qu’il faut qu’elle soit bien fondée, pour qu’elle ne s’écroule pas (cf. Mt 7, 24-27; Lc 6, 48-49). C’est Jésus lui-même qui donne à Pierre ce pouvoir, il nous demande de le recevoir, et nous ne pouvons le recevoir qu’avec Marie (….)

Ayons à l’égard du Saint-Père l’amour que Marie a pour lui. L’amour de Marie pour le Saint-Père est si grand! Quand nous voyons des deux derniers Papes (Jean-Paul II et Benoit XVI) que l’Esprit Saint nous a donnés… ils sont des enfants de Marie, tendrement aimés par elle. Et l’Esprit Saint Paraclet nous demande d’aimer notre Pape, le Souverain Pontife, le successeur de Pierre, comme Marie l’aime. N’oublions jamais cela: il faut toujours passer par le coeur de Marie si nous voulons vraiment être des fils du Souverain Pontife, pour pouvoir recevoir sa parole, pour pouvoir vivre de ce qu’il nous enseigne, et comprendre que si Jésus nous a confiés à Pierre, si Jésus a confié toute son Eglise à Pierre, c’est pour un amour plus grand.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie, 13 février 2006

Notes de lecture du p. MD Philippe sur st Jean-Baptiste

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St Jean Baptiste, l’ami de l’Epoux

« Qui a l’épouse est l’époux. Mais l’ami de l’Epoux… » Jean-Baptiste se définit comme « l’ami de l’Epoux », celui qui ne fait pas nombre avec l’Epoux, celui qui ne fait qu’un avec lui. Notons la différence: avant qu’il ait découvert l’Agneau, quand il était seul au désert et qu’il était en face des lévites et des prêtres qui lui demandaient ce qu’il était, Jean-Baptiste disait: « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ». Lorsque l’Agneau est passé, il se définit comme « l’ami de l’Epoux ». Il faut mettre en parallèle ces deux définitions, parce que ce sont deux abîmes dans le coeur de Jean-Baptiste. Ce sont aussi les deux abîmes de notre coeur. A certains moments, l’Esprit Saint nous fait comprendre que nous sommes la voix qui crie dans le désert, un désert aride, dans une pauvreté lamentable: il n’y a rien, rien du tout (…) A d’autres moments, si l’Agneau passe, on est alors (sans bien comprendre) l’ami de l’Epoux. C’est la chose la plus merveilleuse, d’être ainsi l’ami de l’Epoux, de comprendre que Jésus nous prend dans son intimité et nous donne son regard sur l’épouse (…) C’est unique et c’est vraiment le mystère de la charité chrétienne.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur Jean-Baptiste

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Jean-Baptiste

« Qui es-tu ? » Jamais Jean-Baptiste ne s’était posé cette question. Quand on est vraiment mandaté par Dieu, on n’a qu’un seul désir : être mû par l’Esprit Saint et faire pleinement la volonté de Dieu. Jean-Baptiste ne s’est jamais regardé dans la glace, parce que dès qu’on se regarde dans la glace, on n’est plus un pauvre. Le pauvre ne se regarde jamais, il est mû par l’Esprit Saint et accepte pleinement d’être là où l’Esprit Saint le conduit. C’est rude, comme vocation ! Ce n’est pas facile du tout ! Cela exige une très grande force. Jean-Baptiste a une force merveilleuse, parce qu’il espère et que l’espérance nous rend forts. Il ne faut jamais oublier cela : c’est l’espérance qui est la force chrétienne. Ce n’est pas premièrement la vertu de force, c’est l’espérance. C’est elle qui nous donne la force de combattre avec Dieu, de combattre avec l’Esprit Saint, et de remonter à la source. Peu importe ce que disaient les autres : Jean-Baptiste n’écoutait pas. Il savait très bien, pourtant. (…) Jean-Baptiste entendait quantité de choses de ceux qui, venant se faire baptiser, lui parlaient de la jalousie qui allait croissant à Jérusalem. On est toujours jaloux de l’influence de la fécondité. Or Jean-Baptiste a une fécondité merveilleuse, alors qu’à Jérusalem il semble au contraire y avoir une stérilité absolue… la stérilité des grands-prêtres et du Sanhédrin.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome I

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur saint Paul

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 La tendresse et la force de saint Paul

« Tous éclatèrent en sanglots, et se jetant au cou de Paul, ils le couvraient de baisers, tourmentés surtout de la parole qu’il avait dite, qu’ils ne devaient plus voir son visage. Puis ils l’accompagnèrent jusqu’au bateau. »(Ac 20, 37-38) Ce passage est très émouvant : cet homme si tendre, qui est le père de cette Eglise qu’il a fondée et qu’il aime avec la tendresse du Christ, confesse, au sens très fort, l’aveu de tout ce qu’il a fait pour Ephèse, et combien il a eu peur de la faiblesse de cette Eglise, de sa fragilité. Là nous découvrons la tendresse de Paul en même temps que sa force. Et c’est l’Eglise d’Ephèse qui nous permet de découvrir cela. C’est en ce sens-là que je dis que c’est l’Eglise de Marie, parce que toujours la tendresse du Cœur de Jésus nous est révélée à travers le cœur de Marie. Lire la suite »

Notes d’homélie du p. MD Philippe, sur Jean-Baptiste

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La fête de Jean-Baptiste

La fête de Jean-Baptiste doit être pour nous un encouragement concernant la conduite de Dieu sur nous. Jean-Baptiste, c’est la fin de la grande attente du Messie, et il est là pour annoncer cette présence si étonnante du Fils bien-aimé venu pour nous sauver. Jean-Baptiste est envoyé pour cela, il est le dernier grand prophète d’Israël qui indique celui que le Père envoie d’une manière unique pour sauver son peuple : « Voici l’Agneau de Dieu ». Jean-Baptiste, sous le souffle de l’Esprit Saint, découvre le mystère de l’Agneau, découvre la présence de celui que le Père envoie pour être le Sauveur de son peuple, le libérateur de son peuple, et non seulement le Sauveur de son peuple mais de l’humanité tout entière : le Sauveur du monde. (…) Lire la suite »