la victoire de l’amour

Notes de Conférence du p. MD Philippe, sur l’espérance du ciel

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L’espérance du ciel

N’oublions pas que nous sommes faits pour le Ciel, pour voir Dieu, et que l’espérance nous fait comprendre que tout ce qui ne nous rapproche pas de la vision béatifique est vain, appelé à périr, à disparaître. C’est très exigeant, l’espérance, et c’est pour cela que souvent on préfère l’éteindre un peu. L’espérance, comme l’Apocalypse nous le montre, c’est le Christ victorieux : « Et voici un cheval blanc, et celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véridique, et c’est avec justice qu’il juge et fait la guerre. Ses yeux sont une flamme de feu, et sur sa tête de nombreux diadèmes, il a un nom écrit que personne ne sait, sinon lui ; il est revêtu d’un manteau trempé dans le sang, et le nom dont il s’appelle est : le Verbe de Dieu ». L’espérance est toujours victorieuse. Le chrétien est un victorieux dans le Christ. Il est victorieux du péché, de l’orgueil, de l’ambition ; il est victorieux parce que son bien est dans la Très Sainte Trinité. Plus il avance dans la vie chrétienne, plus son bien est dans la Très Sainte Trinité. Alors, au bout d’un certain temps, il n’a plus qu’à « basculer » et à entrer dans le Ciel. C’est le mouvement normal, parce que, dans l’espérance, on se rapproche de plus en plus du Ciel, on est chaque jour un peu plus « citoyen du Ciel ».(…)

Chaque fois que vous vous réveillez le matin, dites : « Je marche vers le Ciel. Cette journée va me rapprocher un peu plus du Ciel, un peu plus de Dieu. Cette journée m’est donnée pour cela, et elle n’a pas d’autre sens ». Cela, c’est le regard chrétien : on est tout entier porté vers ce qui arrive, vers ce qui vient.

Père Marie Dominique Philippe, Conférence, novembre 2004