Mois: octobre 2015

Notes de conférence du p. MD Philippe sur la transmission du désir de l’Eucharistie

Publié le Mis à jour le

La famille transmet le désir de l’eucharistie

Il faut emmener très tôt les enfants à la messe pour qu’ils aient le sens de l’Eucharistie. La préparation à l’Eucharistie ne se fait pas en trois semaines, elle se réalise longuement. Il faut conduire les tout petits enfants à la messe et leur expliquer tout simplement : très vite l’enfant comprend qu’il y a quelque chose de grand. Et quand les parents communient, que les enfants viennent à la table de communion tout près de leurs parents et qu’on fasse simplement signe au prêtre que l’enfant ne doit pas communier. Mais qu’on fasse comprendre à l’enfant que si les parents communient, eux peuvent s’unir à leurs parents, que ce qui est donné aux parents est donné aux enfants et qu’un jour eux aussi recevront Jésus. Il faut faire grandir le désir de l’Eucharistie dans le cœur de l’enfant en lui parlant de ce don unique : Dieu qui se donne, Jésus qui se donne. L’enfant est tout à fait capable de comprendre ce qu’est Jésus, il le comprend très vite. On l’éduque en lui montrant toute la vie du Christ et ce don personnel, unique : Jésus qui se donne à travers le pain, Jésus qui se donne à travers l’hostie. Préparer l’enfant à la première communion, cela se fait lentement, progressivement, mais cela doit se faire assez vite pour que l’enfant ait lui-même soif de la sainte communion, qu’il en ait le désir.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 4 décembre 1983

Notatki z wywiadu z ojcem MD Philippe na temat nierozerwalnosci malzenstwa czesc druga

Publié le Mis à jour le

Czy nie wydaje się to Ojcu paradoksalne wobec nieskończonego miłosierdzia Boga?

Nie. Miłosierdzie Boga jest nieskończone i Bóg przebacza, ale Kościół nie może zaprzeczyć, że osoby rozwiedzione, które wstąpiły ponownie w związek małżeński znajdują się w sytuacji przeciwnej prawu Bożemu. Nie mogą zatem przystępować do sakramentu eucharystii tak długo, jak trwają w tym stanie1, anie sakramentu pokuty, jeżeli nie zobowiążą się do życia w czystości2. Należy to dobrze zrozumieć, to sprawiedliwość wewnątrz miłosierdzia.

Czyż nie jest czymś bardzo trudnym znaleźć się w takiej sytuacji?

Tak, to niezwykle trudne. Należy jednak zrozumieć, że jeżeli te osoby nie mogą przyjąć sakramentu Eucharystii, mogą jednak żyć jej tajemnicą, mogą uczynić komunię duchową, której owoce są takie same, jak owoce komunii sakramentalnej. Lire la suite »

Notatki z wywiadu z ojcem MD Philippe na temat nierozerwalnosci malzenstwa czesc pierwsza

Publié le Mis à jour le

A jeżeli prosimy o miłosierdzie, to czyż nie ma ono limitów?. Dlaczego wiec Kościół nie zawsze jest miłosierny?

 Kościół jest zawsze miłosierny

– Myślę mówiąc to o osobach rozwiedzionych. Dlaczego kościół im nie przebacza…

Nie możemy powiedzieć, ze kościół nie przebacza. Miłosierdzie nie zna granic, i powinniśmy zawsze czynić miłosierdzie, z wyjątkiem gdy jesteśmy odpowiedzialni z grupet, za wspólnotę osób. W tym wypadku nie możemy przebaczyć komuś, kto, przez swoje postępowanie, szkodziłby dobru wspólnotowemu. Dlaczego kościół jest zobligowany nie dopuszcza do przyjmowania komunii św. Osobom rozwiedzionym , którzy powtórnie wstąpili w związek małżeński, jak gdyby im mówił ustawcie się w rzędzie grzeszników – to po to , by zachować świętość sakramentu małżeństwa. To dobro wspólnotowe które przekracza dobro indywidualne. Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe sur sa première rencontre avec le Card. Wojtila

Publié le Mis à jour le

Première rencontre du p. MD Philippe avec le Cardinal Wojtila

La première fois que je l’ai vu (il n’était pas encore Pape, mais était déjà cardinal) j’ai eu l’impression d’être en face d’un apôtre comme Pierre, comme Jean (cela dépendait des moments), comme Jacques — bref, un vrai témoin du Christ. C’était en 1974, lors d’un congrès thomiste qui commençait à Rome et se terminait à Naples ; ce congrès avait été présidé par Paul VI au point de départ, et il se terminait avec le Cardinal Wojtila à Naples. Là j’ai eu la grande joie d’être dans le même hôtel que lui, et comme nous n’étions que deux ecclésiastiques, tous les matins nous prenions le petit déjeuner ensemble. Le reste du temps, il était très pris, mais ce petit déjeuner durait longtemps, parce que (puisqu’il avait enseigné la philosophie) nous nous lancions dans des discussions philosophiques. Comme j’étais heureux, de rencontrer quelqu’un qui était si profondément donné ! Quatre ans plus tard, il était élu pape. Entre-deux, il était passé à Fribourg et j’avais pris un repas avec lui, au cours duquel nous avions continué à parler de ce que nous avions fait à Naples : de philosophie, de théologie, de l’Eglise… Et dans la conversation, il me disait : « Quand je réunis tout mon clergé (il était alors archevêque de Cracovie), je parle avec une liberté totale comme si j’étais dans un pays où on peut parler en toute liberté. Je sais que le soir, tout ce que j’ai dit sera connu du KGB. Je ne crains pas, parce que je sais qu’ils me craignent plus que je ne les crains ». Je voyais sa force intérieure lorsqu’il disait : « Qu’avons-nous à craindre, nous ? Rien ! Ils n’oseraient pas me mettre en prison, tout le diocèse s’élèverait contre cela ». Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur l’autorité miséricordieuse

Publié le Mis à jour le

L’autorité miséricordieuse

L’autorité du père et de la mère doit être tout imprégnée de charité, tout imprégnée de miséricorde ; il faut que le père, en exerçant son autorité, montre que cette autorité est divine et donc qu’elle est avant tout miséricordieuse. Un père doit être pour ses enfants la présence de la miséricorde du Père des Cieux, de la miséricorde du Christ. Un père de famille doit relire souvent la parabole de l’enfant prodigue1 ; cette parabole est pour le père, et il faut que sa miséricorde aille jusque-là. Si la mère doit être servante d’une manière si profonde qu’elle soit capable de donner sa vie pour son enfant, le père, lui, doit être capable de donner son honneur, d’offrir tout ce qui pourrait faire sa gloire, pour le bien de ses enfants. Il doit être capable de donner, pour le bien de ses enfants, ce qui serait normalement un épanouissement pour lui.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 5 février 1984

1 Lc 15, 11-32.

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur la prière des enfants dans la famille

Publié le Mis à jour le

La prière des enfants dans la famille

La mère doit apprendre à l’enfant à prier. La prière en famille est nécessaire, même si elle est quelquefois très difficile. Elle est toujours possible quand l’enfant est tout petit ; et la mère doit très vite apprendre au tout-petit à prier avec elle, à faire le signe de la Croix, à dire à Jésus qu’il l’aime, à réciter l’Ave Maria et le Notre Père. Le sacerdoce royal de la mère exige qu’elle porte l’enfant auprès du cœur du Christ, et qu’elle lui apprenne à prier, à adorer. C’est la première éclosion de la foi. Il est évident que les parents ne donnent pas à l’enfant son âme spirituelle ! C’est Dieu qui la donne. Et les parents ne donnent pas non plus à l’enfant la grâce, la foi, l’espérance et l’amour ; c’est le Christ qui, par le baptême, lui donne la grâce, la foi, l’espérance et l’amour. Mais l’exercice premier de la foi, ce sont les parents qui l’assurent, et c’est surtout la mère parce que la mère est plus proche que le père de cette première éclosion de la foi. C’est la mère qui doit permettre cette première éclosion, et c’est très grand.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 6 novembre 1983

Notes de conférence du p. MD Philippe sur la famille, lieu de la vérité

Publié le Mis à jour le

La famille doit être le lieu de la vérité

Si la famille doit être ce renouveau constant dans l’amour spirituel, la famille doit tenir compte du développement de l’intelligence. Je précise : la famille doit être le lieu de la vérité. Nous vivons dans un monde de mensonge constant : on ne sait plus où est la vérité, à cause des propagandes, à cause de la volonté de « paraître » et de s’imposer. (…)

La famille doit donner aux enfants, aux petits, le sens de la vérité et l’horreur du mensonge ; cela permet de sauvegarder l’amour. Quand le mensonge s’installe d’une manière délibérée, manifeste, l’amour disparaît très vite. Car l’amour réclame la vérité, il réclame la lumière, il exige une très grande limpidité ; on pourrait dire que le mensonge est le cancer de l’amour : progressivement il le fait disparaître.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 29 avril 1984

Notes de conférence du p. MD Philippe sur l’Eucharistie, force dans la lutte

Publié le Mis à jour le

L’Eucharistie, force dans la lutte

Le sacrement de mariage est ordonné lui aussi à l’Eucharistie, ne l’oublions pas. C’est pour cela que, quand il y a des difficultés dans le foyer, il faut que l’époux et l’épouse comprennent que la seule manière d’être victorieux de telle ou telle difficulté, c’est de vivre de l’Eucharistie. Si les époux peuvent aller communier ensemble pour demander à Jésus d’être là pour leur donner la force qui, dans l’amour, leur permettra de dépasser leur difficulté, il faut qu’ils le fassent. Le sacrement de mariage est ordonné à l’Eucharistie, et c’est l’Eucharistie qui donne la force d’être fidèle.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 4 décembre 1983

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur la famille, lieu de la lutte

Publié le Mis à jour le

La famille, lieu de la lutte

Il est très difficile de bien comprendre cette harmonie particulière de la famille chrétienne qui se termine dans le Ciel et qui en même temps s’enracine dans une cité, dans un univers qui n’est pas toujours chrétien, qui peut très bien se matérialiser et subir des idéologies qui n’ont rien à voir avec les exigences de la vie chrétienne. La famille doit alors lutter, elle devient le lieu de la lutte. Nous n’avons pas de mal à le comprendre car nous vivons ces choses-là actuellement, en particulier dans le débat sur la liberté de l’enseignement, de l’éducation. La famille est engagée dans cette lutte, et elle est en première ligne.(…)

Là encore nous voyons comment la famille est l’horizon entre deux univers, l’univers de l’Eglise qui s’achève dans le Ciel (le Ciel est présent dans la famille), et le monde balloté par des conceptions qui ont été chrétiennes et qui ne le sont plus, le monde enfoncé dans un matérialisme plus ou moins étouffant, ou emporté par un libéralisme qui prône une trop grande liberté (une fausse liberté) qui ne laisse plus à l’autorité la possibilité de s’exercer. La famille est le lieu de rencontre de ces deux mondes entre lesquels il y a, à certains moments, de très grandes tensions.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 29 avril 1984

Extrait du p. MD Philippe sur la prière du rosaire

Publié le Mis à jour le

Introduction à la prière du rosaire

L’Esprit Saint nous éduque par le Coeur de Marie, à travers la joie, à travers la douleur, et dans la gloire. A travers la joie, pour que toutes nos joies soient totalement offertes à Dieu, qu’aucune de nos joies ne nous enferme sur nous-mêmes – c’est toujours le danger de la joie. (…)

Il faut que la souffrance soit pleinement transformée par l’amour; jusqu’à la fin de notre vie, nous aurons toujours peur de la souffrance, si nous restons des êtres humains. Ce qui est merveilleux, c’est de voir comment la souffrance peut être prise dans le Coeur blessé de l’Agneau, dans le Coeur de Marie, pour devenir pour nous, source d’un nouvel amour. C’est ce que nous allons demander à Marie de nous faire comprendre dans sa pédagogie divine, de nous aider à vivre de toutes les blessures qui peuvent arriver dans notre vie (…)

Le Coeur eucharistique de Jésus nous attire pour que notre coeur soit tout proche du sien. Nous voulons être UN avec le Coeur blessé de l’Agneau, avec le Coeur eucharistique du Christ. Nous savons que nous sommes tous voués à la souffrance, mais une souffrance glorieuse dès cette terre, parce que portée par l’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, 1982, Poissy