Livres sur le p MDP

Livre de Marie Christine Lafon sur le père MD Philippe

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livre de MC LAFON

Marie-Dominique Philippe Au cœur de l’Eglise du XXéme siècle

Marie Christine LAFON

ed. Desclée de Brouwer

Assez méconnu, le père Marie-Dominique Philippe est pourtant une figure au cœur de l’Église du XXème siècle.

Né en 1912 dans une grande famille du Nord, Henri Philippe est le huitième de douze enfants dont huit se consacreront entièrement à Dieu. Lui-même, à 18 ans,rejoint la Province dominicaine de France, parcourue d’une très grande vitalité religieuse, apostolique et intellectuelle.

Comme étudiant puis enseignant, le frère Marie-Dominique participe alors aux avancées du célèbre Saulchoir, couvent d’études de philosophie et de théologie. Il y partage les questionnements de ses frères prêcheurs de plus en plus concernés et bousculés par une société en pleine mutation. Il cherche à y répondre, à sa manière, en tant que professeur de philosophie à l’université de Fribourg et prédicateur auprès de  contemplatifs, de familles et de jeunes. Il demeure inlassable dans ses recherches, notamment en métaphysique et en théologie mystique, à la suite d’Aristote, de Thomas d’Aquin et de l’apôtre Jean.

Dans cette même ardeur apostolique, le père Philippe accède à la demande pressante d’une poignée d’étudiants en fondant, en 1975, la Communauté Saint-Jean. Appartenant pleinement à une France et une Église marquées par deux guerres mondiales, un concile, des crises majeures et un renouveau spirituel, cet homme a voulu mettre tout son cœur et toute son intelligence, toute sa bonté et toutes ses compétences, à servir le Christ et à répondre aux besoins de ses contemporains …

Extrait du p. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, sur le p. MD Philippe

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Extrait du livre : « Homme et prêtre »

MMZS: En cette période de questionnement, je suis allé bien sûr rencontrer le père Philippe à Paris et je me rappelle très bien sa réponse: (…) « Vous êtes un parachutiste, vous êtes fait pour des missions d’urgence; vous êtes appelé à vous rendre présent dans un monde où la foi ne l’est pas! Pourquoi ne pas continuer à utiliser votre art? Chanter à votre piano, rencontrez les êtres, aller les chercher dans leurs abîmes, et moi, de mon côté, je vous aiderai à parvenir au sacerdoce! » Insurpassable père Philippe, toujours habité par le souci primordial du salut de l’homme. Il va donc tenter avec moi -et je me laisse faire volontiers- la création d’un tiers ordre de Saint-Jean pour des prêtres séculiers qui seraient appelés à accomplir leur ministère ordinaire ou extraordinaire tout en vivant au couvent sous l’habit religieux avec les frères. C’était son projet devenu le mien.

JRC: Et vous avez marché tout de suite dans ses vues?

MMZS: Le père Philippe m’a toujours donné l’impression d’être in visceribus Christi, « dans les entrailles du Christ ». Et la volonté de Dieu, surtout celle qui surgit, m’a toujours semblé le chemin le plus raisonnable à emprunter. Jusqu’à ce jour où il me propose d’initier ce tiers ordre, le père Philippe ne s’est pas trompé une seule fois à mon sujet, et jusqu’à sa mort d’ailleurs, ce qu’il me conseillera ne manquera jamais de justesse.

Extrait du père Michel Marie Zanotti-Sorkine, « Homme et prêtre », p 271

Extrait de Claire de Castelbajac sur le p. MD Philippe

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Que ma joie demeure!
Claire de Castelbajac

Dominique Marie Dauzet
Presse de la Renaissance: 2010

Extrait :

Mathilde, la jeune archéologue, propose à Claire de participer à un pélerinage de trois semaines en Terre sainte, organisé par quelques étudiants de philosophie à l’université de Fribourg (en Suisse) autour du père dominicain Marie-Dominique Philippe. Le père devant prêcher des retraites à Bethléem, Jérusalem, et Nazareth, ses étudiants seront hébergés dans chacun des trois couvents où celui-ci prêche, mais eux aussi vivront le voyage comme une vraie retraite spirituelle, marche, silence. Et le tout, pauvrement (…)

A ses parents, Claire parle du groupe avec humour:
Un groupe de garçons et de filles exceptionnels, tous ! Plus ou moins séminaristes ou apprenties bonnes soeurs, mais si rayonnants et joyeux qu’on le leur pardonne volontiers. Le Père Philippe est d’une sainteté si fervente que moi, païenne, j’en suis exaspérée. Je prends exemple sur leur piété qui m’émerveille (…)

Son amie Mathilde témoigne: « Claire était très travaillée intérieurement, on en parlait toutes les deux, mais c’était toujours très discret de sa part, comme si elle craignait de déranger. » La joie de Claire ne s’excite pas, elle ne s’étale pas, elle confie son bonheur à mi-voix.

Le père Marie-Dominique Philippe lui-même a témoigné dans ce sens. Au début du pélerinage, Claire avait un peu peur de se confier à lui. Sa carrure spirituelle l’impressionne. Elle dit, après quelques conférences du père sur l’Apocalypse, à Jérusalem: « Il ne cesse de vivre l’amour de Dieu, et c’est extraordinaire de l’entendre. Je buvais ses paroles comme je n’ai jamais écouté personne. » Mais après un bon et long entretien avec le dominicain, Claire est tout heureuse.