La miséricorde

Notes de lecture du p. MD Philippe, la miséricorde de l’Agneau

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La miséricorde de l’Agneau

Parce qu’il est miséricordieux, Dieu s’est manifesté de cette manière la plus tangible et la plus forte pour nous, il s’est manifesté comme l’un de nous et a voulu porter toute notre iniquité. Au fond, la grande miséricorde de Dieu se manifeste à travers le mystère du Christ comme Agneau : l’Agneau qui porte l’iniquité du monde. La miséricorde, c’est le Sauveur, c’est Celui qui pardonne et qui introduit dans son propre mystère d’amour. Ce n’est pas seulement Celui qui nous aide : c’est Celui qui nous prend dans sa propre intimité.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques« 

Notes de conférence du p. MD Philippe, la miséricorde et le pardon

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La miséricorde et le pardon

Le Christ crucifié pardonne à tout le monde. Jésus ne pouvait pas pardonner plus qu’il ne l’a fait. Et nous sommes actuellement dans le temps du pardon. Cela, c’est très net. Le Pape a ouvert quelque chose de nouveau : pardonner à tous. Mais pardonner n’est pas supprimer la lumière de la recherche de la vérité ! il nous faut trouver toujours le moyen de pardonner en restant dans la vérité, en restant dans la lumière. Si on prétend pardonner en descendant avec l’autre dans les ténèbres, on devient complice de la faute et ce n’est plus pardonner. Pardonner, c’est relever quelqu’un et lui permettre de repartir avec un cœur nouveau : ses fautes n’existent plus. C’est cela qui est extraordinaire : ses fautes n’existent plus.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 23 mars 2002

Notes de lecture du p. MD Philippe, la miséricorde à travers le coeur de l’Agneau

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La miséricorde à travers le coeur de l’Agneau

Le grand geste de la miséricorde du Père a été de nous donner son Fils, de nous l’envoyer comme l’Agneau qui porte l’iniquité du monde. Le grand geste de la miséricorde, c’est le pardon de la Croix. A la Croix, Jésus nous donne sans mesure la miséricorde de Dieu, puisqu’il meurt pour tous les hommes, qu’il est le Sauveur de tous les hommes. C’est la miséricorde substantielle du Père qui nous est donnée, et donnée en surabondance, à travers le cœur de l’Agneau. Et à partir du mystère de la Croix nous pouvons, dans la mesure où nous sommes liés au cœur du Christ, vivre nous-mêmes de cette béatitude des miséricordieux.

Voilà ce qui est le plus important pour nous : comprendre que c’est à partir du cœur de l’Agneau que notre cœur s’agrandit et devient miséricordieux. Pour pouvoir être miséricordieux, il faut que notre cœur vive vraiment au rythme et à l’unisson du cœur du Christ. Par nous-mêmes, nous ne pouvons pas être miséricordieux.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques »

Notes de conférence du p. MD Philippe, être des hommes de miséricorde

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Être des hommes de miséricorde

Je crois que ce qui doit nous unir profondément, c’est cette miséricorde de Jésus : ne pas toujours commencer par juger et critiquer ; cela, c’est l’erreur de notre monde. Tout le monde devient gendarme, et dès qu’il y a une bêtise on la met en évidence, en cachant tout le reste, alors que nous devrions être au contraire des hommes de miséricorde qui aiment le pauvre à travers toutes ses pauvretés et qui le relèvent, et qui l’aident.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 19 mai 2002

Notes de lecture du p. MD Philippe, la miséricorde nous enveloppe

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La miséricorde nous enveloppe

On pourrait dire que la béatitude de la miséricorde est celle qui enveloppe tout. Toute notre vie est enveloppée de la miséricorde de Dieu ; et plus nous avons le sens de notre vulnérabilité de pécheurs et comprenons que nous sommes des pauvres, plus nous comprenons aussi que la miséricorde nous enveloppe.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la miséricorde

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La miséricorde, fruit de l’holocauste intérieur

C’est par l’adoration que notre cœur s’approche de Dieu et est enveloppé de la miséricorde de Dieu. Nous devenons alors capables d’être les ministres, les instruments de sa miséricorde. La miséricorde est un geste liturgique parce que c’est un geste divin. C’est le geste liturgique par excellence. « C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice », dit Yahvé par la bouche du prophète1. Pourquoi ? Parce que la miséricorde est justement le fruit de cet holocauste intérieur que nous réalisons dans l’adoration, où nous nous effaçons nous-mêmes pour que Dieu prenne toute la place. Quand nous exerçons la miséricorde, c’est Dieu qui agit à travers nous, c’est le Christ qui prend possession de nous et qui agit à travers nous. Autrement, nous ne pouvons pas faire pleinement miséricorde.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques »

1 Os 6, 6, cité en Mt 9, 13. Voir aussi 1 S 15, 22. Ps 50, 8-15 ; 51, 18-19. Am 5, 21-24. Mi 6, 6-8.

Extrait du p. MD Philippe sur la miséricorde, visage du Christ

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La miséricorde, visage du Christ

La miséricorde, en cherchant toujours à soulager la pauvreté, la misère de l’autre, ajoute à la charité fraternelle une surabondance. Saint Vincent de Paul est un exemple merveilleux de cette ardeur à aider l’autre, à le soutenir dans sa misère. Cette misère, au lieu de nous faire nous éloigner, nous attire. En réalité, ce n’est pas la misère qui nous attire ; c’est le visage du Christ qui a voulu prendre la place du plus misérable pour nous attirer plus, et c’est en ce sens-là que saint Vincent de Paul aimait à voir Jésus dans la physionomie et le regard du pauvre. Et c’est la pauvreté du Christ crucifié qui lui permet d’être miséricordieux à l’égard de tous les hommes d’une manière absolue. Il n’y a plus d’exclusion, tout le monde peut recevoir la miséricorde du Christ crucifié à la Croix ; elle est vraiment donnée universellement, et en même temps la miséricorde doit toujours être une charité très personnelle.

Père Marie-Dominique Philippe, « Un feu sur la terre »