Maternité divine

Extrait du p. MD Philippe, Marie, source de vie

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Marie est source de vie

Puisque nous sommes nés de la blessure du cœur de Jésus et qu’il nous donne son amour, nous devenons, nous aussi, source de vie dans l’Église. Marie est source de vie, source maternelle ; et Marie est l’archétype, elle est l’exemple. À la Croix, Marie devient source de vie pour Jean, elle enfante Jean à la vie divine avec Jésus, par Jésus, pour le Père ; et l’Église à sa suite est source de vie. Or l’Église, c’est nous, c’est chacun d’entre nous, lié à Marie dans notre sacerdoce royal et membre du Christ. Le sacerdoce royal des fidèles fait de chacun de nous une source de vie pour le prochain.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »

Extrait du p. MD Philippe: se reposer en Marie

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Se reposer en Marie

La médiation de Marie implique que nous nous reposions en elle comme dans le lieu que Dieu nous a donné pour nous permettre de contempler, d’aimer jusqu’au bout. Reconnaître pratiquement et divinement la médiation de Marie, c’est, dans notre contemplation, nous reposer en elle. C’est nous reposer dans son cœur, dans son cœur transformé par la plénitude de la charité, nous reposer dans son cœur blessé, dans les sept blessures de son cœur. Tant que nous ne nous reposons pas dans le cœur de Marie, nous ne vivons que de la médiation de l’avocate, de la médiation morale. Nous ne vivons pas du mystère propre de la médiation de Marie, celle de la Croix où, ne faisant qu’un avec Jésus, Marie communique à Jean la grâce, la surabondance de grâce, en étant pour lui instrument de l’Esprit Saint. Sous le souffle de l’Esprit Saint, qui nous a été communiqué par la prière de Marie, par l’unité profonde du sacerdoce royal de Marie avec le sacerdoce de Jésus (Jésus et Marie deviennent pour nous sources – sources instrumentales mais sources – du don de l’Esprit Saint), nous comprenons qu’ayant reçu l’Esprit Saint par Marie, nous devons nous reposer en elle -puisque l’instrument ne fait qu’un avec la cause principale. L’Esprit Saint peut donc réclamer de nous, dans notre contemplation, cette attitude de petitesse, de confiance, d’amour à l’égard de Marie, cette attitude qui consiste à nous reposer en elle et même à accepter de ne plus avoir de repos que là.

Père Marie-Dominique Philippe, L’Etoile du Matin

Extrait du p. MD Philippe: ne jamais mettre de limite à Marie

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Ne jamais mettre de limite à Marie

Voilà ce que nous devons demander à la Très Sainte Vierge dans le rosaire, quand nous récitons les mystères glorieux, les mystères doulou­reux et joyeux. Demandons-lui que sa maternité et son intercession pour nous aillent jusqu’au bout de leurs exigences d’amour et que nous ne mettions jamais de limites, que nous soyons de plus en plus ses enfants, que son instrumentalité de grâce, son action maternelle sur nous soient de plus en plus fortes et profondes. Il n’y a pas de limites. Tant que nous pouvons croître dans la charité, dans la grâce, Marie peut s’emparer toujours davantage de nous. Et la meilleure manière de lui dire combien nous désirons qu’elle nous prenne, nous porte, nous transforme, c’est de nous consacrer à elle. Redisons-lui souvent notre volonté de dépendre d’elle totalement, donnons-lui toute notre vie pour qu’elle la remette à Jésus, au Père, sous le souffle de l’Esprit d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, L’Etoile du Matin

Extrait du p. MD Philippe: Marie, Mère de Jean

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Marie est Mère de la vie divine de Jean

Marie est vraiment Mère de la grâce de Jean, de la vie divine de Jean. Elle porte Jean dans sa contemplation, dans son mystère de Compassion. Elle le porte et l’enfante à la vie divine, elle fait donc œuvre commune avec Jésus. À la Croix, Marie est bien « la Femme », à travers qui l’œuvre de Jésus (l’œuvre de la Croix où Jésus est Sauveur et Père) pourra atteindre toute sa dimension. À la Croix, Marie est Mère de la vie divine de Jean, médiatrice de la vie divine, donc médiatrice de la foi, de l’espérance et de l’amour. Certes, Dieu n’avait pas besoin d’elle -pas plus qu’à Cana, du reste; mais il a voulu se servir de Marie pour que la grâce puisse surabonder dans notre cœur.

Père Marie-Dominique Philippe, L’Etoile du Matin

Extrait du p. MD Philippe: Marie Immaculée

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Marie, Immaculée

Essayons de contempler la Très Sainte Vierge à la lumière de la grande intuition du Père Kolbe, en lui demandant de nous aider à mieux saisir ce qu’il a compris et vécu avec une telle intensité, à mieux saisir que Marie nous est donnée par Jésus à la Croix, et que le mystère de l’Immaculée Conception manifeste la grande victoire de Jésus crucifié qui re-crée divinement toutes choses.

La grâce chrétienne a quelque chose d’unique : c’est l’amour divin qui reprend tout radicalement, c’est une re-création qui reprend toute la grandeur de la première création en l’élevant à une dignité nouvelle. Et dans cette re-création, Marie a une place unique, grâce au privilège de l’Immaculée Conception. Ce privilège, en effet, est donné à Marie pour permettre à sa maternité divine de se réaliser pleinement et totalement : maternité divine à l’égard de Jésus, maternité divine à l’égard de Jean et à l’égard de toute l’Église et de toute l’humanité.

Père Marie-Dominique Philippe, L’Etoile du Matin

Extrait du p MD Philippe sur la maternité de Marie

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La maternité divine de Marie

Le mystère de la maternité divine de Marie projette une lumière ultime sur la maternité humaine. « Toutes les générations me proclameront bienheu­reuse ». Cela veut dire que, dans la pensée de Dieu, la maternité divine de Marie représente bien un sommet ; c’est la maternité par excellence, c’est la maternité humaine la plus parfaite, qui aboutit au mystère même de Dieu et qui montre ainsi comment l’humanité se termine en Dieu, s’achève en Dieu. Il faut donc voir …  comment la première alliance que Dieu a voulu réaliser avec l’humanité est une alliance dans la maternité, et comment cette première alliance dans la maternité est totalement reprise, tota­lement transformée, dans la maternité divine de Marie.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Extrait d’un article du p. MD Philippe sur la maternité de Marie

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La maternité de Marie

Ce grand mystère d’attente, cette présence invisible du Verbe « devenu chair » en Marie, s’achève avec Noël, où Jésus naît pour notre monde et où Marie est dans la joie de nous le donner. Et cette maternité contemplative va continuer jusqu’à la Croix, elle va continuer éternellement. Elle a commencé à l’Annonciation, et elle prend à Noël une force et une intensité qui ne vont cesser de grandir jusqu’à la Croix. Marie est liée à la Croix parce qu’elle est la mère de Jésus. Elle est la mère du prêtre, elle est la mère du Sauveur, la mère du Rédempteur. Tout en recevant tout de lui, elle reste toujours sa mère, et éternellement elle demeure la Mère. Cette maternité est éternelle à cause, précisément, de sa pauvreté si grande, si radicale, qui fait que cette maternité n’a plus rien d’humain : tout a été transformé par la grâce.

Père Marie-Dominique Philipppe, article paru en décembre 1993