Mois: février 2018

Extrait du p. MD Philippe, la victoire de l’amour

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La victoire de l‘amour

La Résurrection, ce n’est pas autre chose que la victoire de l’amour. C’est l’amour qui est victorieux de la mort, de la lutte, du péché ; c’est l’amour qui est victorieux de Satan, de Lucifer ; c’est l’amour qui est victorieux de toutes les erreurs. C’est cela, le mystère de la Résurrection : c’est cet amour du Père communiqué au Fils qui s’empare de la chair humaine. La chair qui a été corrompue par le péché a été entièrement reprise par l’amour. C’est la nouvelle alliance, qui est une alliance de résurrection, et tout s’achève dans le mystère de la Résurrection. Tout le sacerdoce du Christ est pour la Résurrection ; il ne prend toute sa signification que dans le mystère de la Résurrection.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe, la lumière et les ténèbres

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La lumière et les ténèbres

La lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière. Voilà l’option des hommes : ils préfèrent les ténèbres à la lumière. Nous ne préférons jamais les ténèbres pour les ténèbres : nous préférons les ténèbres parce que nous aimons nos propres oeuvres, nos propres opinions, ce qui vient de nous. (…). Les hommes aiment leurs oeuvres ; peu importe qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ce qui les intéresse, c’est qu’elles viennent d’eux. (…) Beaucoup d’hommes, aujourd’hui, cherchent ce qui vient d’eux et disent : « C’est mon oeuvre, regardez, elle est magnifique ». Ils ne se posent pas la question de savoir si c’est bon ou mauvais, si c’est conforme ou non à la volonté du Père et au message du Christ. Voilà la cécité du monde qui ne regarde plus que l’efficacité et la réalisation d’une oeuvre. Cette efficacité-là va directement contre le mystère de la fécondité — et c’est là, sans doute, une des plus grandes luttes du monde d’aujourd’hui. Si nous regardons l’Evangile et l’Apocalypse avec attention, nous voyons qu’elle est annoncée. Le mystère de la fécondité est lié à l’amour, et donc à la finalité ; alors que la réalisation des oeuvres, si nous ne regardons que ce qui vient de nous, est liée à l’efficacité.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Extrait du p. MD Philippe, l’enfant qui agonise

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Sauver l’enfant qui agonise

Le Père, le Créateur, ne demande-t-il pas à son Fils de sauver l’enfant qui agonise ? Si nous sommes attentifs à l’oeuvre propre du Christ qui recrée toute chose, ne pouvons-nous pas dire qu’à la Croix Jésus répond à la demande du Père ? A la Croix Jésus redonne vie à l’humanité, il écoute la demande du Père. Saint Jean nous dit d’une façon très explicite que Jésus accomplit dans l’obéissance l’oeuvre du Père, parce que le Père la lui a demandée. Il faut pourtant bien comprendre ce qu’est l’obéissance du Fils bien-aimé à l’égard du Père. Nous, nous ramenons toujours l’obéissance à des commandements impératifs ; mais quand le Père demande quelque chose à son Fils bien aimé, ce n’est pas un ordre impératif, c’est comme une prière : il expose au Fils bien-aimé les désirs de son coeur. A la Croix le Père présente à Jésus, à son Fils bien-aimé, l’humanité en état d’agonie, cette humanité complètement défigurée et qui ne se reconnaît plus… Le Père présente à Jésus l’enfant qui agonise et Jésus, par son holocauste d’amour, par le mystère de la Rédemption qui est l’oeuvre de l’Epoux, redonne vie à l’enfant, redonne vie à l’image de Dieu qui est en nous.

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Du p. MD Philippe: se reconnaître pécheur

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Commentaire de la première Épître de saint Jean

Se reconnaître pécheur

Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.

La vérité première, c’est de reconnaître qu’on est pécheur. C’est la porte étroite par laquelle on entre dans le Royaume de Dieu. Si on ne s’avoue pas pécheur, on ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu. Il n’y a plus de place pour nous. Car le Royaume de Dieu est un royaume enveloppé de miséricorde. Et puisque c’est un royaume enveloppé de miséricorde, vous comprenez bien qu’on n’a accès à la miséricorde de Jésus que dans la mesure même où on reconnaît qu’on est pécheur. Jésus est venu pour les pécheurs, et non pas pour les justes.

Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste : Il nous remettra les péchés et nous purifiera de toute injustice.

Cette affirmation est absolue. Il ne dit pas : « N’ayez pas trop de péchés ! » Non, pas du tout. La seule condition, c’est de confesser ses péchés, c’est-à-dire de les reconnaître. Reconnaître qu’on est pécheur, c’est la seule manière d’être mendiant de la miséricorde. Si on ne reconnaît pas qu’on est pécheur, on n’est pas mendiant de la miséricorde. On peut passer à côté de la source miséricordieuse qui est le Cœur de Jésus sans rien demander du tout. …

Si nous reconnaissons que nous sommes pécheurs, immédiatement il nous donne son pardon. Et c’est tout de même très important, cette entrée dans le Ciel : c’est le Ciel qui entre en nous, en quelque sorte ; c’est le début de la vie chrétienne qui est une vie éternelle, une vie d’éternité à partir de ce temps.

Père Marie-Dominique Philippe, Notes de conférence 1988

Réponses à la lettre de Francette MEANEY PHILIPPE : Commentaire n°1

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Au moment même où Francette MEANEY recevait les premières réponses à sa lettre, le Saint Père évoquait la question de la tendresse pour les prêtres : «Le pasteur est oint avec l’huile, le jour de son ordination, sacerdotale et épiscopale. Mais la vraie huile, intérieure, est l’huile de la proximité et de la tendresse. Le pasteur qui ne sait pas se faire proche, il lui manque quelque chose (…). Un pasteur auquel il manque de tendresse sera un rigide, qui maltraite les brebis. Proximité et tendresse : nous le voyons ici. Ainsi était Jésus.»

Nombre d’entre nous ont expérimenté cette tendresse authentique du p. Marie-Dominique PHILIPPE incomprise par la majorité des détracteurs déclarés. Dans leur réponse à la lettre de Francette MEANEY, ces détracteurs persistent à juger l’intention d’un mort après sa mort en rejetant les constats vérifiables de l’enquête contradictoire.

La réponse d’une accusatrice indique clairement que c’est bien le détournement de cette tendresse par certains frères qu’elle a voulu dénoncer et non le p. Marie-Dominique PHILIPPE, comme l’avait déjà révélé d’ailleurs une autre accusatrice au début de l’enquête au printemps 2015 (cf. Introduction de la publication de la Note d’information n°1).

Sans les abus de ces frères, de son propre aveu, cette accusatrice révèle aussi dans sa réponse qu’elle n’aurait jamais remis la déposition que certains détracteurs cachés lui ont demandée pour nuire au p. Marie-Dominique PHILIPPE et à son enseignement sur l’amour d’amitié.

Ce constat révèle ainsi l’abus de l’usage du mot « victimes » pour désigner des plaignantes.

Il constitue le second désaveu cinglant aux calomnies propagées depuis mai 2013 sur le site officiel de la Congrégation St Jean.

Du p. MD Philippe, le commandement et la parole

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Commentaire de la première Épître de saint Jean

Le commandement et la parole

Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez dès le commencement ; et le commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue.

La parole, la Loi, c’est le commandement ancien. On pourrait se demander quelle différence il y a entre le commandement et la parole. Le commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue. Alors comment se fait-il que le commandement puisse être parole ? C’est aussi très important pour comprendre l’esprit johannique. Ce ne sont pas des confusions. C’est un regard divin de sagesse. (…)

Le commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue. Il faut bien saisir cela. Pour nous, sur le plan philosophique, un commandement vient de celui qui a autorité et qui communique un ordre. Tout commandement implique un ordre. C’est l’imperium de celui qui a autorité qui va se transmettre à celui qui obéit. Il y a une communication de l’imperium. C’est cela, le commandement, tandis que la parole exprime ce que je connais. Je transmets ce que je connais par la parole. Ce que je transmets n’est pas toujours d’ordre pratique ; cela peut être une conversation, ou une parole qui conduit à la méditation et à la contemplation, ou autre chose. Jean connaît très bien tout cela ! Il ne faut pas croire qu’il ne le sait pas, mais il a la liberté absolue du vieillard, de l’ami, de celui qui est mû par le Saint-Esprit et qui alors ne confond pas mais unit commandement et parole.

Père Marie-Dominique Philippe, Notes de conférence 1988

Du p. MD Philippe, demeurer en Dieu

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Commentaire de la première Épître de saint Jean

Demeurer en Dieu

Mais celui qui garde sa parole, en celui-là l’amour de Dieu est vraiment accompli. En cela nous connaissons que nous sommes en Lui. Celui qui dit demeurer en Lui doit, comme Celui-là s’est conduit, lui aussi se conduire.

Il s’agit donc d’être à la suite du Christ, de suivre l’Agneau « partout où il va ». Vous retrouvez là les deux aspects pauliniens qui font comprendre ce que signifie demeurer en lui : il s’agit de vivre de ses commandements, et en même temps de l’imiter et de le suivre. Vivre de ses commandements, c’est l’union avec Jésus. Demeurer en Lui, c’est être unis en Lui et c’est donc demeurer dans la lumière. Il y a aussi le fait de l’imiter. Et l’imiter, c’est mettre ses pas derrière les siens.

Père Marie-Dominique Philippe, Notes de Conférence 1988