Novembre

Extrait du p MD Philippe sur la consécration de la Vierge Marie

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La consécration de Marie

Se consacrer à Dieu, c’est devenir semblable à Dieu; or Dieu est amour. La consécration virginale implique donc un cœur grand et magnanime, royal, puisque c’est l’écho de la jalousie de Dieu et que la jalousie de Dieu est royale. C’est ce qui fait comprendre comment le mystère de la virginité de Marie implique la fécondité. C’est évidemment de la part de Dieu une grâce purement gratuite que de donner à Marie cette fécondité; mais la virginité préparait, appelait cette fécondité, et c’est pour cela que la Tradition dit que Marie est vierge dans la conception de son Fils, vierge dans l’enfantement et vierge après l’en­fantement, pour nous faire comprendre que tout le mystère de la fécondité maternelle de Marie est enveloppé par le mystère de sa virginité. La virginité enveloppe la maternité, parce que la virginité est source d’amour, de plénitude d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le Christ, Roi de Paix

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Le Christ, Roi de Paix

Le don de sagesse établit l’âme du Christ dans une paix parfaite. Par excellence et d’une façon unique, Notre-Seigneur est Roi de la paix, Princeps pacis; la paix qu’il vient instaurer est une paix divine, celle de son amour, celle de son coeur, qu’avant de nous communiquer il possède en son âme car il est le premier sur qui règne la volonté du Père, il est le premier en qui la volonté du Père harmonise tout…

Par la Croix, Jésus nous réconcilie avec son Père, il nous introduit dans son mystère d’amour filial, et, nous faisant participer à sa paix, il nous ordonne à nouveau vers le Père et rétablit en nous une harmonie vivante…

Cette paix toute intérieure du coeur de Jésus rayonne sur tous ceux qui sont proches de lui: elle s’empare du coeur de Marie, puis de Jean, puis des saintes femmes et du bon larron, et s’étend enfin à tous les hommes de bonne volonté, à tous ceux qui ne la refusent pas.

Père Marie-Dominique Philippe, Le mystère du Christ crucifié et glorifié

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la Présentation de Marie, coopération à la miséricorde

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La Présentation de Marie, coopération à la miséricorde

La consécration virginale de Marie s’est faite de façon si secrète, si intime, que l’Ecriture n’en parle même pas de façon explicite. Comprennent ceux qui veulent comprendre.

Plus tard l’Eglise a affirmé cette consécration de Marie ; nous n’avons donc pas le droit de la considérer comme secondaire. Toute l’Eglise du Christ commence là. Dès ce moment, le Père, enveloppant Marie de sa miséricorde, enveloppe son Eglise. Au terme, dans le Ciel, toute l’Eglise sera rassemblée dans cette miséricorde prévenante du Père. C’est pourquoi il est dit qu’« il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu » ; tout sera remis au Père ; nous serons tous enveloppés dans le mystère de Dieu. Le mystère de l’Immaculée Conception, c’est le grand embrassement du Père, mais ce n’est pas encore l’Eglise. L’élément fondamental de l’Eglise, ce à partir de quoi elle s’organise, c’est ce mystère de consécration virginale. C’est là que Marie coopère de façon efficace et première à la miséricorde du Père.

Père Marie-Dominique Philippe, „Trois mystères de miséricorde“, p. 46-47

Extrait d’un article du p. MD Philippe sur la mort, passage vers la gloire

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La mort, un passage vers la gloire

Nous savons dans la foi que, grâce à la Résurrection du Christ, notre mort est en vue de la gloire. Un jour, nous ne savons pas quand, nous vivrons cette réalité inouïe, extraordinaire, merveilleuse : notre corps sera glorifié. Il sera glorifié pour proclamer la gloire du Christ, il sera glorifié sur le modèle de la gloire du Christ. Ce sera comme une nouvelle naissance, une naissance toute divine, une naissance à une vie qui ne sera plus seulement humaine mais divine.

Notre mort est donc ordonnée à la gloire, à une vie plénière, glorieuse ; une vie divine, à laquelle nous adhérons dans la foi, l’espérance et l’amour. C’est non seulement notre âme qui vivra de cette vie glorieuse, mais aussi notre corps, celui qui aura connu la mort, cette séparation radicale à l’égard de l’âme spirituelle. Notre corps, qui sera redevenu un corps charnel, corruptible, privé de vie, ressuscitera un jour sur le modèle de la Résurrection du Christ. De même que nous aurons participé à sa mort, de même nous participerons à sa victoire ; et nous participerons à sa victoire dans la mesure même où nous aurons participé à sa mort. Plus nous aurons participé à sa mort, plus nous participerons à sa gloire.

Père Marie-Dominique Philippe, Aletheia nr 22

Notes de Conférence du p. MD Philippe: qu’est-ce que le ciel?

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Qu’est-ce que le ciel ?

Regardons l’Apocalypse. Qu’est-ce qui nous est révélé au chapitre 4 ? Le trône ; et sur le trône, il y a « quelqu’un » qu’on ne nomme pas : « Aussitôt, je fus ravi en esprit. Et voici qu’un trône était placé dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un qui était assis »1 . (…)

« Et celui qui était assis était semblable d’aspect à une pierre de jaspe et de sardoine »2 . On ne peut pas dire son nom, alors on l’exprime par des symboles : des pierres précieuses, qui sont, d’une certaine manière, des sources de lumière. La source de lumière, c’est le soleil, mais les pierres précieuses (et cela leur est propre) reçoivent la lumière en la renvoyant. Le Père est la Lumière, et il renvoie cette lumière en l’adaptant miséricordieusement, comme Père. « Notre Père qui es aux cieux »… Qu’est-ce que le ciel ? Comment Dieu définit-il le ciel ? Le ciel, n’est-ce pas le Père ? (…)

Qu’est-ce que le ciel ? Un trône y est placé, et quelqu’un est assis dessus, et ce quelqu’un est symbolisé par deux pierres précieuses. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la Présentation de Marie au Temple

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La Présentation de Marie au Temple

La seule manière, pour une créature, de se présenter à Dieu, est de se consacrer ; Marie, enveloppée de toute la miséricorde du Père, ne peut se présenter à lui qu’en se consacrant totalement, corps et âme. C’est tout le mystère de la virginité chrétienne, dans son sens le plus fort, le plus profond. C’est vraiment la consécration de tout l’être à Dieu, consécration à son service, en lui étant exclusivement réservé, en lui étant totalement offert et donné. Voilà la première coopération totale de la petite créature, du petit enfant de Dieu, tout enveloppé de la miséricorde du Père, qui expérimente cette miséricorde et, l’expérimentant, répond à Dieu en se consacrant à lui. La consécration jaillit de ce concours plénier de la créature enveloppée de miséricorde avec son Dieu, son Père. Lire la suite »

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur la sainteté

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La sainteté

La sainteté est essentiellement personnelle. Nous disons, en parlant de la Très Sainte Trinité : « le Dieu trois fois saint ». Il y a donc la sainteté du Père, la sainteté du Fils et la sainteté de l’Esprit Saint, du Paraclet. Nous ne disons pas « le Dieu trois fois parfait », ni « le Dieu trois fois sage », ni « le Dieu trois fois intelligent », mais nous le disons « trois fois saint ». La sainteté est caractéristique de la personne. C’est une personne qui est sainte, il faut bien se rappeler cela. La sainteté du Christ, c’est la sainteté de sa personne, du Verbe, Fils du Père, qui s’est incarné. La sainteté de Marie, c’est d’être Mère de Dieu. La plus grande chose que Dieu ait réalisée dans sa créature, c’est la maternité divine de Marie. Jésus est Dieu, sa sainteté est celle du Verbe de Dieu ; tandis que la sainteté de Marie est participée, elle est une participation à celle de Dieu, à celle du Christ. Elle est sainte dans sa maternité divine ; et nous ? quelle est notre sainteté à nous ? c’est une sainteté d’enfant de Dieu, une sainteté d’enfant du Christ et de la Très Sainte Vierge. Nous avons en Jésus un modèle et il est pour nous le terme, le but, la fin ; mais il ne faut jamais oublier que Dieu nous a donné Marie. Et pour nous la sainteté de la petite Thérèse est très importante parce qu’elle est très simple ; cela ne veut pas dire qu’elle soit facile à acquérir ! mais elle est très simple. Nous nous faisons une image idéale de la sainteté, atteinte à force d’actes héroïques ; quand on parle de sainteté, on voit tout de suite un saint dans une niche, quelque chose d’exceptionnel. Le Saint-Père vient nous rappeler que ce n’est pas exceptionnel, que cela doit être pour tous les chrétiens ; par le baptême, par notre filiation divine, nous sommes tous appelés à être saints.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 4 juin 2001