Février

Extrait du p. MD Philippe sur le regard de Jésus sur Pierre

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Le regard de Jésus sur Pierre

En posant ces questions : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? », « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu? », puis la troisième fois : « M’aimes-tu tendrement ? », Jésus emploie deux fois le terme agapè et la troisième fois philia. Essayons de saisir le regard de Jésus sur Pierre. Quel est ce regard ? Là, évidemment, il faut aller plus loin que le texte : il faut que l’Esprit Saint nous éclaire. (…)

L’Evangile ne nous dit rien sur la première apparition de Jésus à Pierre. Il ne nous dit pas que Jésus a pardonné à Pierre, ou qu’il l’a corrigé. Rien du tout. C’est, du reste, très beau. Jésus ne retient pas les fautes ; il ne retient que l’amour. Nous, nous en restons très souvent à notre point de vue psychologique : on est honteux. Il faut dépasser la honte pour retrouver l’amour. L’Esprit Saint ressuscite les morts, il ne faut jamais l’oublier. De sorte que le regard de Jésus n’est pas premièrement une correction. Certains ont dit qu’il a interrogé Pierre par trois fois parce qu’il y a eu trois reniements. Je crois que c’est beaucoup plus un amour nouveau que Jésus veut lui donner, un amour gratuit, pour faire comprendre à Pierre qu’il y a un nouveau départ avec le mystère de la Résurrection.

Père Marie-Dominique Philippe, Commentaire de l’Evangile de saint Jean

Extrait du p. MD Philippe sur Marthe Robin, témoin de la miséricorde

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Marthe Robin, témoin de la miséricorde

L’obscurité a été si grande qu’à certains moments elle ne voyait plus du tout le sens de sa vie, le sens des souffrances de la Croix que Jésus lui demandait de porter. Mais à travers cette obscurité elle gardait un sens étonnant de la miséricorde. C’était peut-être ce qu’il y avait de plus frappant: Marthe, qui ne faisait pas partie de la hiérarchie, pouvait, d’une certaine manière, avoir toujours l’attitude de la miséricorde. C’était visible: plus les retraitants étaient blessés, plus Marthe les prenait avec amour et plus elle les guérissait, dans la miséricorde divine qui habitait son cœur.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les Trois Sagesses »

Notes de lecture du p. MD Philippe, l’Immaculée Conception, fruit de la Croix

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L’Immaculée Conception

Quand Marie apparaît à Bernadette (à Lourdes) en disant : « Je suis l’Immaculée Conception», elle nous montre peut-être ce qu’est le désert de Dieu; elle nous montre peut-être ce qu’est pour nous ce lieu de prédilection choisi par Dieu, et qui lui est tout réservé. Le désert de Dieu, n’est-ce pas cette terre nouvelle, cette terre immaculée, ce lieu d’une limpidité et d’une pureté absolues qu’est le mystère de Marie dans son Immaculée Conception ? Ce qui est certain – l’Église l’a proclamé-, c’est que Marie est vraiment immaculée dans sa conception. Elle est donc vraiment le chef-d’œuvre de Dieu : chef-d’œuvre du Dieu-Créateur et chef-d’œuvre de la Rédemption. Cette « conception immaculée » est à la fois le don que le Dieu-Créateur lui fait de son âme spirituelle, créée dès sa conception humaine, et le don que le Père, le Fils et l’Esprit lui font de la plénitude de grâce, communiquée en vertu des mérites de la Croix du Christ. Cette plénitude de grâce est le fruit le plus éminent et le plus caractéristique de la Croix.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Notes d’homélie du p. MD Philippe sur Simon-Pierre

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Homélie à la Basilique Saint Pierre, à Rome

Dans ce passage (Mt 16, 13-20), on voit combien la parole de Simon-Pierre a touché le coeur du Christ, quand il lui répond : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ». Jésus n’avait pas besoin de Pierre, mais il a voulu bâtir sur lui son Eglise et lui donner par là un pouvoir étonnant. Quand on veut que la maison tienne malgré les ouragans, malgré les pluies et les tornades, on sait qu’il faut qu’elle soit bien fondée, pour qu’elle ne s’écroule pas (cf. Mt 7, 24-27; Lc 6, 48-49). C’est Jésus lui-même qui donne à Pierre ce pouvoir, il nous demande de le recevoir, et nous ne pouvons le recevoir qu’avec Marie (….)

Ayons à l’égard du Saint-Père l’amour que Marie a pour lui. L’amour de Marie pour le Saint-Père est si grand! Quand nous voyons des deux derniers Papes (Jean-Paul II et Benoit XVI) que l’Esprit Saint nous a donnés… ils sont des enfants de Marie, tendrement aimés par elle. Et l’Esprit Saint Paraclet nous demande d’aimer notre Pape, le Souverain Pontife, le successeur de Pierre, comme Marie l’aime. N’oublions jamais cela: il faut toujours passer par le coeur de Marie si nous voulons vraiment être des fils du Souverain Pontife, pour pouvoir recevoir sa parole, pour pouvoir vivre de ce qu’il nous enseigne, et comprendre que si Jésus nous a confiés à Pierre, si Jésus a confié toute son Eglise à Pierre, c’est pour un amour plus grand.

Père Marie-Dominique Philippe, Homélie, 13 février 2006

Notes de lecture du p. MD Philippe sur le Coeur de Marie

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Le coeur de la Vierge Marie

A travers le dernier geste [de la blessure du coeur], ce geste passif, ce geste où Jésus est dans la plus grande passivité (celle du cadavre), Marie est blessée. Elle est blessée par le coup de lance. La prophétie du vieillard Syméon semble bien nous l’indiquer; « Un glaive te transpercera l’âme ». Comment Marie, étant au pied de la Croix et vivant avec une telle intensité d’amour le mystère de la Croix, ne serait-elle pas blessée au plus intime de son coeur par le coup de lance? Pour recevoir le coeur blessé de Jésus, il faut que son coeur soit lui-même blessé. Et elle permet à Jean de comprendre la signification de ce cri de soif et de ce geste.

Père Marie-Dominique Philippe, « J’ai soif »

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur l’eau de Lourdes

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L’eau de Lourdes

Un des signes de la présence de Marie à Lourdes (c’est pour nous, cela aussi), c’est que l’eau de Lourdes ne se corrompt pas. Je me souviens d’une jeune femme médecin qui, venant de terminer ses études, d’obtenir son diplôme, avait voulu, avec une très grande générosité, aller à Lourdes pour se mettre au service des malades. Quand elle a commencé et s’est mise à purifier ses seringues, l’infirmière généralissime (qui était là depuis un certain nombre d’années) lui a dit : « Ici on ne purifie aucune seringue ». « C’est de la folie », a répondu le jeune médecin. « Non, non. Si vous faites autrement, vous pouvez partir ». Cela lui a posé un problème ! mais elle a fait un acte de confiance : « Je suis venue ici pour me dévouer, je fais un acte de confiance ». Peu après, parce que sa foi défaillait, elle a voulu analyser l’eau de Lourdes : elle était absolument pure ! Il y a eu alors un troisième mouvement… de fureur cette fois : « Pourquoi ne dit-on pas cela un peu plus ? N’est-ce pas merveilleux ? Marie, présente dans l’eau, a purifié l’eau de notre siècle où tout est abîmé par la pollution. C’est Marie qui fait cela… ». Elle en a été bouleversée. Elle avait un cœur pur…

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence, 13 septembre 1997

Notes de conférence du p. MD Philippe, sur l’Alliance avec Pierre

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L’Alliance avec Pierre

La troisième alliance que saint Jean nous révèle dans son Evangile est l’alliance avec Pierre, après la Résurrection. (…)

La troisième alliance est celle que l’Esprit Saint nous demande de vivre tout spécialement ces jours-ci : il nous demande en effet de renouveler notre alliance avec Pierre et de la recevoir directement du Christ. Les deux précédentes sont présentes, c’est évident. L’Eucharistie nous réunit, Marie nous a accompagnés, et elle est là, elle qui aime tant notre Saint-Père. C’est du reste une chose impressionnante de voir les trois dernières grandes révélations que l’Eglise nous donne à travers les trois derniers dogmes proclamés : l’Immaculée-Conception, l’infaillibilité du Pape et l’Assomption. C’est Marie qui enveloppe Pierre. (…) Lire la suite »