Avent

Extrait du p MD Philippe sur la hâte de la Vierge Marie

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La hâte de la Vierge Marie

Marie, petite-fille d’Abraham, petite-fille de David, Marie qui est pleinement et totalement « fille de Sion » , comprend, sous le souffle de l’Esprit Saint, qu’elle doit hâter la venue du Messie par sa soif d’accomplir pleinement la volonté du Père. Sa consécration exprime la hâte de son cœur, le désir ardent de la venue du Messie. Elle comprend la misère de son peuple; et plus on vit un temps de misère, plus on comprend qu’il faut revenir à la source dans l’adoration, dans une adoration tout aimante. La consécration de Marie, c’est cette initiative de son cœur qui revient à la source de l’alliance : le cœur du Père, de celui qui aime son peuple d’une manière si forte, si jalouse. Marie, sous le souffle de l’Esprit, se consacre à Dieu dans l’adoration, et une adoration « en esprit et en vérité » puisque, dans cette consécration, Marie est l’aurore de la Nouvelle Alliance; sa consécration est une anticipation de la Nouvelle Alliance en terre d’Israël avant la venue de Jésus.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Extrait de conférence du p. MD Philippe sur le Magnificat pendant l’Avent

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Le Magnificat de Marie pendant l’Avent

Je crois qu’il faut que nous découvrions, à travers les sept antiennes, les grandes Ô, la couleur propre et l’intensité des Magnificat de l’Avent, tout ce que Marie a vécu dans cette soif et qu’elle désire que nous vivions. Je ne sais pas si c’est le dernier Noël que nous vivons, c’est possible… Car rien n’est impossible à Dieu, vous le savez bien. Et il y a tant de souffrance dans le monde, il y a tant de désordre, le démon règne d’une façon si violente, que nous devons être comme tous les grands prophètes de l’Ancien Testament et comme le dernier, Jean, qui est prophète contemplatif, puisqu’il vit de la présence. Nous devons nous-mêmes vivre cette soif dans l’Eglise avec une très grande intensité, vivre de Jésus présent, et présent pour nous donner un amour encore plus grand, plus caché, mais qui nous saisit entièrement.

Père Marie-Dominique Philippe, o.p., extrait de conférence, 18.12.1996

Notes de lecture du p. MD Philippe, l’Immaculée Conception, fruit de la Croix

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L’Immaculée Conception

Quand Marie apparaît à Bernadette (à Lourdes) en disant : « Je suis l’Immaculée Conception», elle nous montre peut-être ce qu’est le désert de Dieu; elle nous montre peut-être ce qu’est pour nous ce lieu de prédilection choisi par Dieu, et qui lui est tout réservé. Le désert de Dieu, n’est-ce pas cette terre nouvelle, cette terre immaculée, ce lieu d’une limpidité et d’une pureté absolues qu’est le mystère de Marie dans son Immaculée Conception ? Ce qui est certain – l’Église l’a proclamé-, c’est que Marie est vraiment immaculée dans sa conception. Elle est donc vraiment le chef-d’œuvre de Dieu : chef-d’œuvre du Dieu-Créateur et chef-d’œuvre de la Rédemption. Cette « conception immaculée » est à la fois le don que le Dieu-Créateur lui fait de son âme spirituelle, créée dès sa conception humaine, et le don que le Père, le Fils et l’Esprit lui font de la plénitude de grâce, communiquée en vertu des mérites de la Croix du Christ. Cette plénitude de grâce est le fruit le plus éminent et le plus caractéristique de la Croix.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’Etoile du Matin »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur le baptême de Jean-Baptiste

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Le baptême dans l’eau

Jean répondit: « Moi, je baptise dans l’eau ». Le baptême de pénitence, le baptême de l’eau, c’est le baptême de l’adoration. L’eau symbolise la créature, ne l’oublions pas, et la créature doit adorer. Nous ne sommes vraiment l’eau de Dieu que quand nous adorons. L’adoration purifie notre coeur, enlève de nous tout désir de pouvoir, tout droit d’aînesse, et elle nous donne une capacité d’aller beaucoup plus loin, selon le souffle de l’Esprit Saint.

Moi, je baptise dans l’eau – et pour cela je n’ai pas besoin d’avoir une autorité. C’est cela qui est merveilleux : tout le monde peut adorer, on n’a pas besoin d’avoir une autorité pour cela. On a le droit d’adorer, c’est même le droit sacré de la créature. 

Père Marie-Dominique Philippe, Suivre l’Agneau

Notes de lecture du p. MD Philippe sur l’Immaculée Conception, chef d’oeuvre de la miséricorde

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L’Immaculée Conception, chef d’oeuvre de la miséricorde

Marie nous est donnée comme Mère par Jésus lui-même pour que nous vivions le même mystère qu’elle ; tout son mystère. Qui est-elle ? « Qui est celle-ci qui monte du désert ? ». Marie est le chef-d’oeuvre de la miséricorde du Père : elle est la créature, la femme par excellence, le chef-d’oeuvre de la Création ; et elle est le chef-d’oeuvre de la Rédemption accomplie par le Christ, le Fils bien-aimé du Père. C’est en elle que nous pouvons « goûter et voir » la bonté miséricordieuse du Père ; c’est par elle que nous pouvons expérimenter divinement et vivre le plus adéquatement de la miséricorde du Père. (…)

La miséricorde du Père n’est-elle pas ce que nous avons le plus à redécouvrir aujourd’hui ? Dieu est « riche en miséricorde ». Et pour que nous découvrions et que nous vivions de la miséricorde paternelle de Dieu pour les hommes, le chef-d’oeuvre de cette miséricorde nous est donné en Marie. Elle est le trésor de la miséricorde prévenante du Père, l’Immaculée ; elle est celle qui répond à la miséricorde en s’y livrant dans un abandon plénier : elle ne vit que de la miséricorde du Père ; elle est celle qui dans sa maternité divine coopère à la miséricorde du Père pour pénétrer dans les secrets de son amour personnel, trinitaire.

Père Marie-Dominique Philippe, « Trois mystères de miséricorde »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur Jean-Baptiste, la voix de celui qui crie

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La voix de celui qui crie

Jean-Baptiste est la voix de celui qui crie, ce qui révèle l’état affectif dans lequel il est : il ne peut plus parler. Il y a en lui un tel désir de la venue du Christ, qu’il crie… Il n’est pas un prédicateur, il n’est pas prophètes comme les autres prophètes. Il est le dernier prophète, le prophète du feu comme Elie et, selon le jugement de Jésus, il va même plus loin qu’Elie, puisqu’il est le Précurseur qui annonce celui qui doit venir. Jean-Baptiste se dit la voix de celui qui crie dans le désert, et par là nous découvrons le désir intense qui brûle son coeur. C’est bien cela, l’espérance; elle est cette brûlure d’amour dans le désir: un désir intense, une soif ardente que Dieu vienne…

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur st Jean-Baptiste

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St Jean Baptiste, l’ami de l’Epoux

« Qui a l’épouse est l’époux. Mais l’ami de l’Epoux… » Jean-Baptiste se définit comme « l’ami de l’Epoux », celui qui ne fait pas nombre avec l’Epoux, celui qui ne fait qu’un avec lui. Notons la différence: avant qu’il ait découvert l’Agneau, quand il était seul au désert et qu’il était en face des lévites et des prêtres qui lui demandaient ce qu’il était, Jean-Baptiste disait: « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert ». Lorsque l’Agneau est passé, il se définit comme « l’ami de l’Epoux ». Il faut mettre en parallèle ces deux définitions, parce que ce sont deux abîmes dans le coeur de Jean-Baptiste. Ce sont aussi les deux abîmes de notre coeur. A certains moments, l’Esprit Saint nous fait comprendre que nous sommes la voix qui crie dans le désert, un désert aride, dans une pauvreté lamentable: il n’y a rien, rien du tout (…) A d’autres moments, si l’Agneau passe, on est alors (sans bien comprendre) l’ami de l’Epoux. C’est la chose la plus merveilleuse, d’être ainsi l’ami de l’Epoux, de comprendre que Jésus nous prend dans son intimité et nous donne son regard sur l’épouse (…) C’est unique et c’est vraiment le mystère de la charité chrétienne.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau »

Notes de conférence du p MD Philippe, sur l’Evangile de l’Annonciation

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« Qu’il me soit fait selon ta parole ! »

Il faut que nous comprenions que quand Dieu nous enseigne directement, il exige de nous une attitude de foi comme celle qu’il a demandée à la Très Sainte Vierge en lui envoyant un ange. Dieu aurait pu parler à Marie directement, mais il a voulu se cacher derrière l’ange Gabriel pour que Marie soit totalement libre, pour qu’elle puisse répondre avec un amour plus libre. Et pour nous aussi il se sert d’instruments qui nous parlent en son nom. Et quand Dieu nous parle, nous recevons sa parole en sachant que ce que nous en comprenons n’est pas tout, mais que cela nous permet de nous tenir debout pour dire : « Encore, encore ! je veux écouter, je veux entendre ». Le croyant écoute la parole de Dieu ; il ne la possède pas, il l’entend, il l’écoute, et c’est cette première ouverture du cœur et de l’intelligence de Marie à l’Annonciation qui est le point de départ de la foi chrétienne. (…) Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur Jean-Baptiste

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Jean-Baptiste

« Qui es-tu ? » Jamais Jean-Baptiste ne s’était posé cette question. Quand on est vraiment mandaté par Dieu, on n’a qu’un seul désir : être mû par l’Esprit Saint et faire pleinement la volonté de Dieu. Jean-Baptiste ne s’est jamais regardé dans la glace, parce que dès qu’on se regarde dans la glace, on n’est plus un pauvre. Le pauvre ne se regarde jamais, il est mû par l’Esprit Saint et accepte pleinement d’être là où l’Esprit Saint le conduit. C’est rude, comme vocation ! Ce n’est pas facile du tout ! Cela exige une très grande force. Jean-Baptiste a une force merveilleuse, parce qu’il espère et que l’espérance nous rend forts. Il ne faut jamais oublier cela : c’est l’espérance qui est la force chrétienne. Ce n’est pas premièrement la vertu de force, c’est l’espérance. C’est elle qui nous donne la force de combattre avec Dieu, de combattre avec l’Esprit Saint, et de remonter à la source. Peu importe ce que disaient les autres : Jean-Baptiste n’écoutait pas. Il savait très bien, pourtant. (…) Jean-Baptiste entendait quantité de choses de ceux qui, venant se faire baptiser, lui parlaient de la jalousie qui allait croissant à Jérusalem. On est toujours jaloux de l’influence de la fécondité. Or Jean-Baptiste a une fécondité merveilleuse, alors qu’à Jérusalem il semble au contraire y avoir une stérilité absolue… la stérilité des grands-prêtres et du Sanhédrin.

Père Marie-Dominique Philippe, « Suivre l’Agneau » tome I

Notes de lecture du p. MD Philippe, sur l’Immaculée Conception

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L’Immaculée Conception

Ce mystère de l’Immaculée Conception est le fruit le plus propre et le plus merveilleux de la Rédemption; il nous fait saisir que celle-ci est vraiment une re-création, une reprise radicale de l’image de Dieu dans une profondeur nouvelle d’amour : la femme «enveloppée du soleil ». C’est l’amour divin qui enveloppe le cœur de la nouvelle femme, de la nouvelle Eve, en lui donnant une nouvelle capacité d’aimer. L’Esprit Saint lui est donné en plénitude pour qu’en la Femme, l’Immaculée, toute l’image de Dieu soit non seulement reprise, mais re-créée d’une manière unique, devenant ainsi son chef-d’œuvre d’amour, son icône.

Ce mystère nous fait découvrir que l’œuvre de la Rédemption est avant tout une œuvre d’amour qui se réalise dans le Cœur blessé de l’Agneau. Si la première création se réalise par les mains du Père, la nouvelle création se réalise dans le Cœur blessé de l’Agneau, sacrement de l’Esprit Saint. Si, dans la première création, « l’Esprit de Dieu planait sur les eaux », dans cette nouvelle création l’Esprit est pleinement donné lui-même et c’est par lui et en lui que « l’eau vive » jaillit et devient, en Jésus et par Jésus, « source d’eau jaillissant en vie éter­nelle ». Certes, la Rédemption est une œuvre de satisfaction et de réparation; mais c’est en premier lieu une œuvre d’amour, en l’Esprit Saint, et le fruit par excellence de cette œuvre est l’Immaculée. Lire la suite »