Mois: septembre 2015

Témoignage d’une soeur, Philippines

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Je suis de nationalité philippine et j’habite actuellement au couvent des Sœurs aux Philippines. J’aimerais apporter mon témoignage à propos du P. Marie Dominique Philippe dont le nom et l’honneur ont été mis en doute pour manquement au vœu de chasteté.

Pour commencer je voudrais partager quelques unes de ses réflexions et pensées tirées de cours donnés aux Frères et Sœurs de Saint Jean :

“Avoir un esprit, un cœur virginal, c’est laisser l’Esprit Saint agir en nous dans une totale liberté, sans avoir aucun projet humain, et remettre à l’Esprit Saint tous nos désirs. Avoir un esprit virginal, c’est donc aimer Dieu dans cette simplicité de l’amour et l’aimer pour lui-même, comme Père, comme Fils, comme Esprit Saint, en lui donnant tout ce que nous avons, en lui remettant tout. On lui remet tout ce qui nous est de plus cher, et on évite tout ce qui pourrait tant soit peu ternir notre âme. Or qu’est-ce qui peut ternir notre amour ? Ce serait justement que notre amour ne soit plus cet amour unique. Et plus nous aimons Dieu plus il exerce sur nous sa jalousie paternelle, sa jalousie d’Epoux, et l’intensité de son souffle d’amour. Donc plus nous aimons Dieu, plus Dieu réclame de nous un retour total d’amour, pour éviter tout retard et tout ce qui pourrait ternir tant soit peu notre cœur’’. (Conférence spirituel le 30 Mai 1995 à St Jodard)

‘’Mon corps est offert à Dieu dans l’adoration. Et en adorant, en offrant mon corps à Dieu, je donne à mon corps la dignité suprême. La consécration virginale, c’est maintenir cet état de l’acte d’adoration le plus possible en acte. Mon corps est offert à Dieu, et gare aux rapines: reprendre une autorité sur mon corps. L’esprit de virginité consiste à comprendre que la plus grande dignité, pour mon corps, c’est d’être offert à Dieu.’’ (D’un cours de Théologie Naturelle a St Jodard le 18.02.94)

‘’Le vœu de chasteté engendre en nous l’esprit de virginité, et cet esprit de virginité est ce qu’il y a de plus profond dans nos vœux. Il relève du don d’intelligence, qui nous fait vivre la béatitude des cœurs purs. La pureté du cœur, l’esprit de virginité, correspond à la jalousie de Dieu sur nous, du Christ sur nous, qui très souvent est le point de départ de la vocation. (Conférence spirituelle a St Jodard le 30 Mai 1995)

J’ai connu le P. Marie Dominique Philippe en 1994 lors de mon oblature à Taïwan. J’étais profondément émue par sa présence, son regard, sa joie, son affection au-delà des mots – car à cette époque je ne pouvais communiquer avec lui que par le biais d’un interprète. C’est donc entre ses mains que j’ai pu faire oblature, avec des larmes de joie. Il était clair qu’il était un homme de Dieu : en lui je pouvais voir la présence de Dieu. Le père Philippe a été l’instrument de mon premier pas dans mon cheminement spirituel vers Dieu. Lire la suite »

Témoignage de Gabrielle de Suisse

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Voici mon témoignage en tant qu’étudiante à Saint Jodard de 1996 à 1999. Le Père Philippe y donnait des cours de philosophie et de théologie deux jours et demi par semaine, célébrait les Eucharisties, accompagnait la Communauté. En plus de tout ce qu’il avait à faire, c’était quelqu’un qui était attentif aux étudiants. Disponible et humble.

Pour illustrer cet aspect, je rapporte ici cette anecdote:

Notre maisonnée d’étudiants l’invita pour un repas. Je me rappelle notre agitation durant la préparation du repas et de la salle à manger. Contrastant avec cette fébrilité, le Père Philippe arriva seul, à pied. J’ai le souvenir qu’assis à notre table, il pria fermement qu’on le serve peu, et ne parla que si on lui adressait la parole. Nous avions attendu un Professeur, mais le repas se déroula très simplement et rapidement, nous laissant l’impression d’une proximité toute simple. Je ne sais plus la teneur exacte de nos conversations, sinon qu’interrogé à propos d’un livre exposant divers prodiges et révélations, il était resté très prudent. En tant que maîtresse de maison, je me rappelle avoir été presque déçue de l’accueil que nous lui avions réservé. Tout avait été si simple. J’étais restée sur ma faim. J’ai réalisé bien plus tard qu’il nous avait encore une fois fait comprendre par là qu’il s’agissait bien d’en attendre un Autre, véritable source d’eau vive qui nous désaltérerait et nous rassasierait véritablement. Dans cette rencontre comme dans ses conférences, toujours, il nous indiquait le Christ et nous aidait à désirer Sa venue.

Gabrielle

Testimonio de una hermana, Mexico

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15 de junio del 2013, México

Mi primer encuentro con el padre Marie Dominique Philippe  por fin tuvo lugar el 18 de Noviembre de 1998 en Saint Jodard, el segundo día de mi llegada en Francia.

Yo deseaba ardientemente conocer y palpar de más cerca este carisma que habitaba en la comunidad San Juan, y esto gracias al fervor visible y tangible de  los hermanos y hermanas en México. Este amor y este respeto  tan grande por la sagrada Eucaristía se transparentaba profundamente,  de lo cual la misma comunidad daba testimonio de que si vivían de esta manera, era porque el padre Philippe les había transmitido este espíritu, como instrumento del Espíritu Santo.

Siendo ya parte de la comunidad de las hermanas de San Juan, fue através del sacramento de la reconciliación como pude conocer al padre, el cual fue un encuentro lleno de alegría, de bondad y misericordia. En este primer encuentro el padre me ayudó inmediatamente con mucha simplicidad a sobrepasar las diferencias que podía haber en una comunidad donde había la diversidad de culturas, haciéndome ver la finalidad y estando en un continuo realismo. Lire la suite »

Notes de lecture du p. MD Philippe sur le mystère de la Compassion

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Le mystère de la Compassion

Marie nous est donnée, pour que Jésus crucifié puisse être pleinement pour nous sagesse. Attirés l’un et l’autre par Jésus, Marie et Jean vivent le mystère de la Compassion, et c’est dans ce mystère de la Compassion qu’ils sont unis par Jésus. Quelque chose de nouveau se réalise, un nouvel exercice d’amour, et ce « quelque chose de nouveau » permet à Jésus d’être encore plus donné à Marie et à Jean.

Nous devons toujours revenir là si nous voulons vraiment vivre de la nouvelle Alliance jusqu’au bout, dans toute sa surabondance d’amour (car l’alliance avec Marie est bien une alliance de surabondance). En effet, puisque Marie est tout entière attirée par Jésus, et que Jean l’est aussi, on pourrait dire que cela suffit. Et pourtant Jésus veut quelque chose de plus; et c’est ce « quelque chose de plus » qu’il réalise dans cette alliance avec Marie. (…)

Jésus nous donne Marie qui n’est qu’amour, qui n’est plus qu’amour parce qu’elle est « une » avec la Sagesse crucifiée. Sous le souffle de l’Esprit Saint, et dans ce souffle même, Jésus nous donne Marie, sa Mère.(…)

Nous nous étonnons donc pas si nous connaissons de grandes pauvretés, de grandes purifications. Il faut être très pauvres pour recevoir un secret.

Père Marie-Dominique Philippe, extrait du livre « J’ai soif »

Extrait d’un article du p. MD Philippe, sur le mystère de la Croix Glorieuse

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La Croix glorieuse

Considéré dans la lumière de la sagesse de Dieu, le mystère de la Croix nous manifeste tout l’amour du Christ pour le Père et pour les hommes. Jésus accepte avec amour cette croix ignominieuse; il accepte avec amour tous ces rejets, qui deviennent pour lui des moyens de proclamer son amour pour le Père et pour les hommes. C’est dans une obéissance aimante au Père qu’il vit sa crucifixion, c’est en prenant notre place de pécheurs, d’esclaves du péché, qu’il s’offre dans une telle pauvreté. Le mystère de la Croix est vécu par Jésus dans un amour infini pour le Père et pour nous. Jésus vit ce mystère pour glorifier le Père en montrant l’absolu unique de son amour; toutes les pauvretés, les souffrances, les tristesses, et jusqu’à la mort, sont assumées dans une volonté d’amour, une volonté d’offrande de tout lui-même. Jésus ne garde rien pour lui, son amour pour le Père absorbe tout. Tout est brûlé par ce Feu intérieur.

Cet amour pour le Père est source de son amour pour nous. C’est le même amour, qui assume tout pour glorifier le Père et nous sauver.

Père Marie-Dominique Philippe, article paru en septembre 1989

Photo de la famille Philippe

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Famille Philippe

Henri (p. MD Philippe) est le premier garçon sur la droite.

De gauche à droite:

Henriette (Mère Winfrida), Pierre, Jean (p. Thomas), Elisabeth (Mère Elisabeth), Mme Philippe, François, Joseph, Jeannette, Marie (Mère Hildegarde), M. Philippe, Evrard (p. Reginald), Cécile (Mère Marie de Nazareth), Anne Marie, Henri (p. Marie-Dominique)