Extrait du p. MD Philippe sur les vertus et la bonté

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L’acquisition des vertus rend bon

L’acquisition des vertus me rend bon. C’est la première chose qu’Aristote voit : l’acquisition des vertus me rend bon, et la bonté est nécessaire pour maintenir l’amitié, surtout chez les jeunes. La bonté, cela se touche tout de suite. Quelqu’un qui garde tout pour lui, qui est avare, est avare aussi dans ses amitiés, et très vite il est seul et devient égoïste : tout est pour lui, il n’y a plus le regard vers l’autre — et on sait que cela empêche absolument l’acquisition des vertus. L’acquisition des vertus est un premier avoir : on devient bon, on se qualifie, on devient un homme qui peut rendre service, un homme à qui on vient demander conseil parce qu’il est bon : « Tu peux tout demander à celui-là, il est bon, il t’aidera ; ne va pas en trouver un autre qui n’est pas bon, il t’enverrait promener ».

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 2000