Extrait du p. MD Philippe sur l’ethique d’Aristote

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L’Ethique d’Aristote

L’Ethique à Nicomaque est un grand livre d’Aristote, c’est la première éthique, la première philosophie morale : il n’y en a pas eu avant lui dans la culture grecque et latine. Les Américains avaient très bien compris cela. Parmi les cent livres que tout homme cultivé devait avoir lus pour être un homme qui peut se présenter, il y avait l’Ethique d’Aristote, qui montre la nécessité des vertus. Pour lui c’était facile, parce que la vertu gardait sa splendeur, sa valeur ; pour nous elle a perdu cela : il faut le lui rendre. Et redonner un sens à la vertu, c’est montrer son lien avec la finalité, du point de vue de l’intelligence et du point de vue du cœur ; montrer que les vertus sont nécessaires pour acquérir la finalité.

Il y a une finalité lointaine qui est le bonheur. Aristote se contente de cela parce qu’il dit : « Tout homme cherche le bonheur ». Il a raison ; mais aujourd’hui, si vous dites que tout homme cherche le bonheur, on vous dit : « Le bonheur… il est loin le bonheur, il est loin de moi ». Il faut donc avoir le sens de la finalité immédiate.

Père Marie-Dominique Philippe, Conférence AFC, 2000