Extrait du p. MD Philippe sur le premier souffle de la philosophie

Publié le Mis à jour le

Le premier souffle de la philosophie

Quand on pense aux diverses idéologies qui sont nées depuis une centaine d’années, et quand on regarde la dernière d’entre elles, la philosophie analytique, on est bien obligé de reconnaître que la métaphysique y est réduite à néant, à tel point que non seulement l’existence de Dieu est rejetée, mais que l’homme lui-même, en ce qu’il est comme personne, au plus profond de son être, n’est plus considéré du tout. On ne peut guère aller plus loin dans l’abandon de la signification profonde de la philosophie. Celle-ci n’a-t-elle pas toujours été au service de l’homme, pour permettre  à celui-ci de découvrir sa véritable finalité ? (…)

N’est-ce pas pour nous une obligation de tout faire pour donner ce nouvel esprit, pour redonner à l’intelligence humaine sa véritable vie, la reprendre en ce qu’elle a de plus profond, de plus radical – j’allais presque dire : dans son premier souffle ?

Père Marie-Dominique Philippe, « Lettre à un ami »