Extrait du p. MD Philippe sur les trois degrés de vie

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Introduction à la philosophie d’Aristote

Les trois degrés de vie

Il ne suffit pas à Aristote de traiter de l’âme comme principe radical de vie. Il veut encore préciser l’ordre qui existe dans la diversité des opérations vitales de l’âme. De fait, on constate de multiples activités vitales chez l’homme. Mais seules les activités nutritives, sensitives et rationnelles permettent au philosophe de déceler divers degrés de vie, et même diverses espèces de vivants, car c’est seulement entre ces diverses activités qu’existent des différences essentielles, du point de vue proprement vital. (…)

Le vivant de vie intellective, l’homme, possède donc nécessairement toutes les puissances et toutes les opérations des divers degrés de vie inférieurs, qui se trouvent réalisés en lui, selon un ordre harmonieux, parfait. C’est pourquoi l’homme apparaît comme le vivant parfait parmi les vivants corruptibles ; il apparaît comme modèle de toutes les autres : « Tous les vivants, en dehors de l’homme, sont des nains ». Ils sont comme des ébauches qui attendent autre chose de plus définitif, de plus achevé.

Père Marie-Dominique Philippe, « Introduction à la philosophie d’Aristote »