Extrait du p. MD Philippe: l’âme, finalité du vivant

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Introduction à la philosophie d’Aristote

L’âme, fin du vivant

Grâce à l’âme, le vivant possède en quelque sorte en lui-même sa propre fin, puisque, par elle, il peut s’assimiler tout ce qui peut l’achever et le compléter. L’âme, en effet, n’est pas proprement principe d’opération finalisée par une oeuvre extrinsèque, mais d’opération vitale demeurant dans le vivant et finalisée par lui. Si l’âme meut le vivant vers son bien connaturel, c’est pour lui permettre de se l’approprier le plus totalement possible, de le devenir d’une manière ou d’une autre, et par là de ne plus faire qu’un avec lui. Par là, elle est vraiment fin des opérations vitales.

Père Marie-Dominique Philippe, « Introduction à la philosophie d’Aristote »