Extrait du p. MD Philippe: l’âme et le corps

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L’âme et le corps

Pour Aristote, les vivants sont des réalités naturelles qui ont l’initiative de certaines opérations. Ils se nourrissent et s’accroissent. En un mot, ils se meuvent et ne sont plus mûs. Précisément en tant que vivants, ils répugnent à être mûs et apparaissent comme ayant une certaine autonomie dans leur propre mouvement vital. Ils ont en eux le pouvoir d’agir, d’exercer leurs propres puissances.

Aristote précise que ces réalités naturelles douées de vie sont des substances composées de corps et d’âme. (…) Le corps est donc sujet de l’âme. Il est en puissance à son égard ; il ne possède pas en acte, par lui-même, la vie, mais demeure capable de la recevoir et de la posséder grâce à l’information de l’âme. Par celle-ci, il devient un corps « ayant la vie ». (…)

L’âme est aussi le principe du mouvement et sa fin : « L’âme est cause et principe du corps vivant ; or cela est dit de multiples manières ; ainsi l’âme est-elle cause des trois manières qui ont été définies : elle est en effet ce d’où vient le mouvement, le ce en vue de quoi et c’est encore comme substance des corps animés que l’âme est cause ».

Père Marie-Dominique Philippe, « Introduction à la philosophie d’Aristote »