Extrait du p. MD Philippe sur la conversion des moeurs

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Le temps du Carême : la conversion des mœurs

« Si Dieu prolonge comme une trêve les jours de notre vie c’est pour l’amendement de nos péchés, selon cette parole de l’Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Rm 2, 14). Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez 18, 32 ).

La vie monastique implique cette mort quotidienne à tout ce qui en nous est lien au péché, à tout ce qui nous écarte de l’amour du Christ et de nos frères.

Nous avons déjà noté comment les différents moyens de silence, de clôture, de pauvreté, de travail, d’obéissance, (…) de l’humilité, impliquent un aspect ascétique qui, précisément, est une certaine mort : aux paroles inutiles, aux contacts humains qui sont vains, au désir de posséder, à l’oisiveté, à la volonté propre, à la propre exaltation. Voilà bien l’essentiel de la lutte contre nos concupiscences.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »