Extrait du p. MD Philippe sur le Carême: attente de la Pâque

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Le temps du Carême selon saint Benoît : l’attente de la sainte Pâque

Ce désir d’être plus uni au Christ crucifié doit se traduire dans une générosité plus grande : « Ajoutons quelque chose à la tâche habituelle de notre service : oraison particulière, restriction dans les aliments et la boisson. Chacun offrira spontanément à Dieu, dans la joie venant de l’Esprit-Saint, quelque pratique surérogatoire. »

Enfin, chacun « attendra la sainte Pâque avec l’allégresse du désir spirituel. »

Donc ce temps liturgique où la vie monastique soit être particulièrement fervente exige :

a) une lutte plus énergique à l’égard de ses défauts;

b) une intensité plus grande d’oraison. Les larmes expriment cette intensité;

c) plus de temps consacré à la lecture des livres saints et des Pères. Une prière plus intense demande normalement une nourriture plus forte;

e) un désir spirituel très vif du don du Christ, de son Retour, de sa Victoire d’amour.

Père Marie-Dominique Philippe

« Analyse théologique de la Règle de saint Benoît »