Extrait du livre « Une Nouvelle Pentecôte » sur la miséricorde prévenante

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Le Père, parce qu’il est miséricordieux, prévient, et prévient toujours. Il est toujours celui qui est devant, celui qui est avant nous.

Sa miséricorde est paternelle ; c’est la sollicitude extraordinaire du Père qui arrête la contagion du péché. C’est une miséricorde infiniment forte ; elle est comme la citadelle en laquelle l’âme de Marie peut naître1.

Fr. Philippe-Marie Mossu – La miséricorde est vraiment un secret du cœur du Père comme Père. C’est le propre d’un père d’aller au-devant de son fils lorsqu’il s’aperçoit qu’il s’égare. Il prévient. Il ne l’abandonne pas. Il accompagne son enfant. Il devance, d’une certaine manière, pour que si jamais le fils venait à tomber, il ne puisse tomber que dans ses bras. Est-ce que le Père n’a pas pris les bras de Marie pour cela ? Il y a une parole un peu comme celle-là chez la petite Thérèse : « Si je devais tomber, c’est dans tes bras, Seigneur, que je tomberais2. »

Et du côté du fils… demander pardon est une grâce. C’est donc bien le signe que c’est déjà l’œuvre de Dieu. Comme si grâce au mal, grâce au péché originel, nous découvrions quelque chose du Père que nous n’aurions pas connu autrement.

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1 Marie-Dominique Philippe, o.p., Trois mystères de miséricorde, Saint-Maur, Parole et Silence, 2000, pp. 19 et 30.

2 Carnet Jaune, in Œuvres complètes, Paris, Le Cerf, 1992, pp. 1128-1129.