Extrait du p. MD Philippe : suivre l’Agneau

Publié le Mis à jour le

Suivre l’Agneau dans sa miséricorde

La miséricorde implique de notre part cette attitude que Dieu nous enseigne à travers le mystère de l’Incarnation, et qui consiste à être tout proche de ceux qui sont dans la misère, à être le plus proche possible d’eux, à être « semblables à ses frères1 ». Nous rejoignons ici une attitude que nous connaissons bien aujourd’hui et dont on parle un peu trop, sur tous les tons : « s’adapter ». L’adaptation doit être comprise dans la lumière de la béatitude de la miséricorde. Il est tout à fait vrai qu’un être miséricordieux se fait le plus proche possible de celui qui souffre. Dieu a voulu devenir semblable à nous. Voilà sa grande miséricorde ; il a voulu être semblable au pécheur2, descendre le plus bas possible, prendre la situation du plus pauvre et du plus misérable. Sa miséricorde va jusque-là. Or nous devons « suivre l’Agneau partout où il va3 » ; nous devons donc suivre l’Agneau dans sa miséricorde et être le plus proches possible du misérable.

Père Marie-Dominique Philippe, Les béatitudes évangéliques »

1 He 2, 17.

2 Cf. Ph 2, 7 ; Rm 8, 3.

3 Ap 14, 4.