Notes de lecture du p. MD Philippe, sur la miséricorde

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La miséricorde, fruit de l’holocauste intérieur

C’est par l’adoration que notre cœur s’approche de Dieu et est enveloppé de la miséricorde de Dieu. Nous devenons alors capables d’être les ministres, les instruments de sa miséricorde. La miséricorde est un geste liturgique parce que c’est un geste divin. C’est le geste liturgique par excellence. « C’est la miséricorde que je veux, et non le sacrifice », dit Yahvé par la bouche du prophète1. Pourquoi ? Parce que la miséricorde est justement le fruit de cet holocauste intérieur que nous réalisons dans l’adoration, où nous nous effaçons nous-mêmes pour que Dieu prenne toute la place. Quand nous exerçons la miséricorde, c’est Dieu qui agit à travers nous, c’est le Christ qui prend possession de nous et qui agit à travers nous. Autrement, nous ne pouvons pas faire pleinement miséricorde.

Père Marie-Dominique Philippe, « Les béatitudes évangéliques »

1 Os 6, 6, cité en Mt 9, 13. Voir aussi 1 S 15, 22. Ps 50, 8-15 ; 51, 18-19. Am 5, 21-24. Mi 6, 6-8.