Témoignage d’une soeur de France

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Témoignage sur le père Marie-Dominique Philippe

J’ai rencontré pour la première fois le père Marie Dominique Philippe dans un cours de théologie naturelle en juin 1995, lors d’une retraite de discernement à Saint-Jodard chez les sœurs contemplatives. Cela n’a donc pas été une rencontre « personnelle » ou plutôt privée qui m’a tout d’abord profondément liée au père Marie-Dominique, mais sa sagesse, cette lumière si extraordinaire sur Dieu qu’il partageait sans réserve à tous ceux qui venaient l’écouter, toute sa contemplation du mystère de Dieu… si bien que cette première rencontre était déjà très personnelle en fait bien qu’en présence de tous les auditeurs de ce cours. Et cela a marqué tout le reste de ma vie…

C’était le dernier cours de l’année d’étude à Saint-Jodard. Le père Marie-Dominique récapitulait l’année de théologie naturelle pour les frères et sœurs et parlait de l’Etre premier que les traditions religieuses appellent Dieu, pensée de la pensée, νοησις νοησεως, amour de l’amour, et de l’intelligence humaine capax Dei. Et c’était mon premier cours de philosophie du père…. Je n’y ai donc pas compris grand’chose mais il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre combien ce prêtre dominicain, ce fondateur, était un véritable homme de Dieu. Pendant une heure environ, le visage légèrement incliné vers une table sans note, les yeux fermés et tout cachés derrière de pauvres lunettes à grands verres épais, une main parfois caressant son grand front ou bien la surface lisse de la table, parfois la tapotant, parfois tendue vers le haut avec le coude fortement appuyé sur la table, le père Marie-Dominique nous parla de Dieu comme s’il était en train de le contempler, de le voir. On le voyait complètement saisi, pris par cette attraction de la lumière divine…

Ce cours était suivi de la messe où, de même, j’y vis un homme complètement absorbé par le mystère de l’Eucharistie. La « continuité » du recueillement du père Marie-Dominique de ce cours de théologie naturelle à la messe, était frappante. Dieu semblait ne jamais l’avoir « lâché » ou plutôt le père Marie-Dominique ne lâchait jamais le Bon Dieu, vivant dans une quête incessante de la lumière divine, de la sagesse.

Cette rencontre a été décisive pour le discernement de ma vocation… Lorsque j’ai fait part de mon désir d’entrer chez les sœurs contemplatives à mon père spirituel (qui n’était pas un frère de Saint-Jean), il m’a spontanément dit que lorsqu’on croise un saint dans sa vie, on serait bien bête de ne pas le suivre. Bien sûr, c’est le Christ qu’on suit dans la vie consacrée, mais lorsque le Christ nous indique un de ses instruments de choix, alors ce serait être aveugle que de ne pas l’utiliser.

Je suis donc entrée en octobre 1995 chez les Sœurs de Saint-Jean et à partir de ce moment-là j’ai régulièrement pu rencontrer le père Marie-Dominique jusqu’à sa mort surtout pendant le temps de mon noviciat. Ces rencontres étaient brèves et toutes simples mais très marquantes tant le père était présent : les entretiens duraient entre 5 à 10 minutes maximum, juste après les cours du matin à Saint-Jodard ou bien à l’occasion des confessions que nous avions toutes les semaines au début de mon noviciat.

Ces entrevues, en raison de leur courte durée, étaient très déterminées. Le père Philippe ne s’attardait pas sur les salutations, nous posions tout de suite nos questions ou commencions tout de suite les confessions. Le père Philippe répondait brièvement mais très précisément, avec la simplicité du sage et la charité du saint. Les monitions des confessions étaient courtes, nous encourageant la plupart du temps à tout remettre à Jésus et à la Vierge Marie. Il n’y avait aucun bavardage ni aucune perte de temps. Les gestes étaient pauvres, le père parfois prenait les mains pendant les confessions et les tenait légèrement avec recueillement nous faisant comprendre sans équivoque que c’était entre les mains de Jésus que nous déposions tout. Parfois à la fin de la confession ou de la bénédiction qu’il donnait, le père mettait sa main sur ma nuque et ramenait doucement ma tête sur son cœur, me tenant serrée près de lui ainsi pendant pas plus de 3 secondes. Ce geste était court, précis, fort, et fait d’une telle manière qu’il n’y avait aucune ambiguïté quant à son intention paternelle. Ce geste chaste d’un père compatissant redonnait courage et force et me montrait combien j’étais aimée de Dieu. Ce n’était pas du tout un geste manquant à la chasteté, au contraire, il était fait avec un grand respect et recueillement à la manière fortiter de la Bienheureuse Teresa de Calcutta lorsqu’elle prenait la main de ceux qui venaient à elle ou du Bienheureux Jean Paul II lorsqu’il serrait fortement des personnes sur son cœur.

En plus de la lumière que le père Marie-Dominique nous donnait lors de ces entrevues personnelles, j’ai été très marquée par sa joie, signe d’une authentique sainteté. Je me souviens particulièrement d’un moment bref lors des confessions au noviciat. La porte du parloir des confessions était entr’ouverte, signe que le père attendait la sœur suivante. Le père Philippe lisait son bréviaire comme il avait l’habitude de le faire entre deux confessions parfois. Lorsqu’il me vit entrer, il leva de son psautier un visage si lumineux et si plein de joie. Il s’exclama « Ah ! » non pas par impatience d’avoir attendu la prochaine sœur mais pour me montrer sa joie de me voir. J’avais l’impression de voir la joie de Jésus lui-même à travers le père, la joie de Jésus de me voir venir à lui pour recevoir son pardon. Cette joie qui radiait du père Marie-Dominique s’est imprimée très fortement en moi et me porte encore aujourd’hui dans ma manière de vivre de la miséricorde divine.

Le père Philippe était pauvre, obéissant et si chaste. Pauvre dans l’exercice de son autorité de fondateur : il était très vigilant à ce que sœur Alix exerce son autorité de fondatrice parmi nous et jamais il n’imposait de directives en Chapitre général. Pauvre aussi dans l’exercice de son amitié avec le Bienheureux Jean Paul II. Le père Philippe n’a jamais cherché à contacter le Saint-Père à outrance ni à utiliser ce lien d’amitié pour recevoir quelconques avantages des autorités ecclesiastiques ou pour se mettre en avant. Notre fondateur était pauvre dans ses directions spirituelles : Jésus passait toujours devant, non seulement le père n’imposait jamais les lumières qu’il donnait, mais aussi il ne prêchait pas pendant ses directions, il était très simple et me renvoyait toujours au Christ et à la Vierge Marie. Le père Philippe était pauvre aussi dans le don de tout lui-même : pendant l’été 2001, dès après être sorti de l’hôpital où il avait été admis à la suite d’une attaque cardiaque, le père a prêché la retraite johannique du mois d’août comme chaque année. Certes les médecins trouvaient bon pour sa santé qu’il enseigne ainsi mais nous nous attendions à ce que le père désire prendre du repos tout d’abord.

Le père Philippe n’avait presque rien matériellement, même pas un stylo bic dans sa poche. Il témoignait ainsi d’une pauvreté matérielle à travers les petites choses. Je me souviens de sœur Alix nous relatant un petit fait qui s’était passé dans son bureau lors d’une après-midi de travail avec le père un peu avant l’an 2000: après avoir écrit quelque chose sur une feuille de papier blanche A4, le père avait demandé une paire de ciseaux et avait coupé avec attention la partie encore blanche de la feuille pour pouvoir l’utiliser encore. Le père Philippe voyait mal donc on sait quel effort et le temps que cela lui demandait de couper cette feuille avec tant de précautions. On pourrait enfin noter qu’il portait d’éternelles lunettes de la Sécurité Sociale française, pas très à la mode, trop lourdes pour son visage et qui glissaient tout le temps de son nez mais qu’il ne semblait pas du tout s’en préoccuper.

Quant à l’obéissance, le père Philippe en vivait d’une manière très sapientiale, complètement liée à la sagesse et à la prudence. Par l’exemple de sa vie, il nous a montré combien l’obéissance nous lie à Dieu profondément, intimement, par des instruments choisis. Sa vie nous enseigne une obéissance très verticale parce qu’exigeant une coopération constante, une recherche de vérité incessante avec les instruments de Dieu. Il nous en a à maintes reprises montré l’exemple très concrètement de par son amour pour l’Eglise et les Evêques notamment. A chaque fois que nous recevions un Evêque pour la messe puis pour une rencontre, lorsque le père Marie Dominique était présent, son respect et son humilité face aux autorités de l’Eglise invitées nous montraient combien son espérance en la conduite de Dieu à travers ses instruments était fortement ancrée en lui. Cette obéissance aux instruments de Dieu était très liée à l’esprit de pauvreté : le père Philippe s’est beaucoup effacé devant le père Jean-Pierre Marie lorsque celui-ci était prieur général par exemple.

Le père Philippe vivait aussi d’une obéissance quotidienne à l’Eglise par la liturgie. Il n’inventait ni n’improvisait jamais rien dans les prières eucharistiques et s’en tenait strictement aux textes du missel. Il était très fidèle à la récitation des offices. Un frère me racontait un jour que le père Philippe était rentré un soir tard du festival Agape de Genève et il était allé lui porter son repas. La porte du bureau du père Philippe étant entre’ouverte, le frère aperçut le père tout concentré sur son bréviaire en train de prier l’office du soir. Il avait déjà 90 ans à l’époque, c’était un peu avant minuit après une journée fatigante, et là encore, on sait combien le père lisait avec difficulté tant ses yeux étaient faibles.

J’ai été aussi témoin de trois grands actes d’obéissance du père Marie-Dominique, soit directement soit par leurs fruits : l’enseignement de la philosophie, la fondation de la Communauté Saint-Jean et l’enseignement de la métaphysique dans la Communauté Saint-Jean. Il y en a sûrement eu beaucoup d’autres mais ces trois grands actes d’obéissance du père que je connais me portent beaucoup dans ma vie de consacrée. L’enseignement de la philosophie : le père par obéissance a enseigné la philosophie à Fribourg, lui-même ayant préféré enseigner la théologie (il avait un doctorat en théologie). La fondation de la Communauté Saint-Jean : elle est le fruit d’un profond acte d’obéissance de notre fondateur, sa rencontre avec Marthe Robin à ce sujet en est un signe. L’enseignement de la métaphysique dans la Communauté Saint-Jean : le père Philippe disait aussi dans ses cours que lors d’une rencontre avec le Bienheureux Jean-Paul II, celui-ci lui avait demandé de continuer l’enseignement de la métaphysique dans la communauté. Suite à cette rencontre, le père Philippe nous rappelait souvent que nous étudions la métaphysique premièrement par obéissance au Saint-Père et à l’Eglise.

Quant au vœu de chasteté et quant à l’esprit de virginité, le père a fait preuve d’une pureté de cœur et d’intelligence remarquables. Le père Philippe était dans une constante recherche de vérité, toute expérience semblait être pour lui une occasion d’aller toujours plus loin dans la quête de la sagesse et de Dieu. Il était ainsi si lumineux, si plein de Dieu, constamment en train de « penser au Christ » ou bien même de dialoguer avec lui dans le silence de son cœur. Je me rappelle de deux petits faits qui illustrent cela. Le premier remonte au temps où j’étais novice à Saint-Jodard. Je devais déposer un livre ou quelque chose de la sorte à la porte du bureau de sœur Alix. J’étais dans la cour de la Maison Sainte Marthe (la maison du noviciat où se trouvait le bureau de sœur Alix) lorsque je vis au loin le père Philippe passer notre portail et se diriger dans la même direction que moi. Il marchait seul et priait le rosaire. J’avais très envie d’aller le saluer et de l’accompagner jusqu’au bureau de sœur Alix, mais il était tellement recueilli que je n’osai pas troubler ce qui était peut-être son seul moment de solitude de la journée. Comme nous allions au même endroit, je décidai donc de faire un grand détour pour arriver après lui à la porte de sœur Alix et déposer ce que j’avais à déposer. Mais j’avais sûrement mal évalué les distances et vitesses respectives de chacun, car nous sommes arrivés tous les deux en même temps à la porte de sœur Alix par deux endroits différents. Je le revois, plongé dans sa prière du rosaire, lentement relever la tête et poser son regard sur moi, un regard plein de joie et d’amour, un regard « plein de Dieu », profondément silencieux, regard qui me restera toujours gravé.

Voici aussi un deuxième petit fait tout autre nous montrant cette quête incessante de la vérité et de Dieu qui animait le père. En septembre 2002, le père s’est rendu aux Etats-Unis, à Chicago. Un soir, après une conférence donnée aux oblats américains, un repas avait été organisé. J’avais été invitée avec d’autres sœurs contemplatives à le prendre à la table du père où se trouvaient aussi des familles. Pendant tout le repas, une petite fille était là, à bouder, refusant de manger quoi que ce soit et se montrant fort capricieuse. Elle était assise en face du père Philippe. Au moment du dessert, lorsqu’une part de tarte aux pommes arriva dans l’assiette de la petite fille, les yeux de celle-ci s’écarquillèrent et sa bouche s’ouvrit tout grand, oubliant les humeurs difficile du passé récent… Le père Philippe éclata de rire en s’exclamant : « la finalité, cela, c’est la finalité ! » et il riait de bon cœur. Aucune occasion pour lui n’était trop petite pour rechercher la vérité et pour le faire avec une telle joie.

Cette quête incessante de la vérité a marqué notre fondateur dans tout ce qu’il était, dans la pureté de ses paroles et de ses gestes. Le père Philippe était pur dans ses paroles, dans son vocabulaire. Les exemples qu’il donnait en cours étaient fins, témoignant d’une vie simple et saine, et nous faisaient comprendre combien le père avait un regard pur sur tous ceux qui l’entouraient. Sans doute, l’éducation qu’il a reçue de ses parents a été une profonde disposition à cette pureté divine. Le père Philippe nous disait en effet que sa mère chaque soir lisait des passages de la Bible à ses enfants (à l’époque, il n’y avait pas de télévision) et que lui-même dès son jeune âge faisait la lecture à son oncle dominicain, le père Dehaut, qui était aveugle.

Quant à la pureté de ses gestes, je me rappelle d’un petit fait montrant bien cela. J’étais novice à Saint-Jodard, chargée de donner le micro cravatte au père Philippe juste avant la messe ou les évènements liturgiques et d’enregistrer ses homélies. La première fois où je faisais ce service, à l’occasion de prises d’habit, la sœur vicaire m’avait expliqué qu’il fallait que j’aide le père à mettre le micro sur son habit. Le père Philippe était à la sacristie. Dans un silence tout recueilli, il mit son étole. Puis je me suis approchée pour accrocher le micro sur son habit en haut au centre. Je pensais que je devais aussi aider le père Philippe à mettre le corps du micro à sa ceinture. Cela me gênait mais comme la sœur vicaire m’avait dit de vraiment aider le père alors je commençai à approcher le corps du micro de sa ceinture, mais le père Philippe toujours en gardant un silence plein de prière fit un geste très rapide et très net de la main pour écarter la mienne. Comme je ne comprenais pas, j’essayai alors une deuxième fois d’approcher le corps du micro de sa ceinture et le père refit le même geste encore plus net, puis il me prit doucement le corps du micro de la main et le mit lui-même en place. J’étais confuse d’avoir insisté une deuxième fois pour lui mettre ce micro mais en même temps très touchée par cette attitude si chaste du père Philippe. Cette réaction du père a été pour moi une vraie éducation. Par ce simple geste, je compris profondément combien le corps était une demeure sacrée, « encore plus » (si j’ose dire) le corps d’un prêtre et d’un religieux.

Ce qui me frappe le plus dans la sainteté de notre père fondateur, c’est bien sûr sa sagesse et la profondeur et la pureté de son enseignement. Il en a déjà été fait mention au tout début de ces quelques pages, mais il semble bon d’ajouter à quel point la lumière que le père Philippe nous a donnée était sanante pour l’intelligence et pour le cœur. On pourrait presque parler de miracles de lumière ou de vérité. Le père Philippe était doté du sermo sapientiae, ses paroles pénétraient au plus intime de notre cœur et de notre intelligence et y réalisaient une véritable catharsis, une purification radicale. Quatre aspects de son enseignement m’ont particulièrement aidée : la distinction et l’unité de la sagesse philosophique, de la sagesse théologique et de la sagesse mystique, l’importance de la métaphysique et de l’éthique, la notion de finalité et la place du maître en philosophie et en théologie.

L’amour de la vérité transparaissait d’une manière brillante dans les cours du père. C’était une lumière de sagesse qu’il nous communiquait, il n’y avait aucun intellectualisme, aucune abstraction du réel. Cela ne faisait aucun doute pour ceux qui l’écoutaient que le père vivait de ce qu’il enseignait et qu’il enseignait en véritable ami du Christ.

Cette lumière portait immédiatement du fruit dans l’intelligence des auditeurs. Le père Philippe en effet élevait nos intelligences dans ses cours. On avait l’impression d’être très intelligents lorsqu’on l’écoutait et de fait, je crois que nous l’étions ! Son enseignement était vraiment une œuvre de miséricorde pour nous.

Je garde en mémoire vivante deux signes qui montrent combien cette quête de la sagesse était authentique et prenait toute la vie du père : son humilité et son amour pour les pauvres. A propos de son humilité, je me souviens d’un petit fait qui m’a profondément marquée : lors d’une rencontre chez les sœurs avec le père à Saint-Jodard, (je ne sais plus quelle année, peut-être en 1996 ou 1997), nous lui avions demandé de nous parler et le père prêcha quelques mots sur le mystère du retour du Christ. Une sœur l’interrogea alors, de manière un peu provoquante, lui demandant d’où il tenait ce qu’il nous disait. Et le père répondit avec beaucoup d’humilité que cela venait du Saint-Esprit, sous-entendant que sinon il ne nous dirait pas ces choses-là.

Quant à son amour pour les pauvres, j’ai toujours été frappée de voir le père Philippe si proche d’eux, si compatissant. En 1998, alors que j’étais sœur hôtelière à Saint-Jodard, j’avais été chargée d’accueillir pendant une dizaine de jours une jeune femme ancienne toxicomane qui avait le sida. Elle me confia l’immense grâce qu’elle avait reçue lors des confessions avec le père et qui avait été comme une conversion radicale pour elle. Son témoignage sur le chemin que le père l’avait aidée à parcourir était bouleversant.

Pour terminer, j’aimerais mentionner ce que le Cardinal Vidal, Archevêque Emérite de Cebu (Philippines), m’avait dit une fois avec insistance lors d’un entretien personnel. Il avait rencontré le père Philippe deux fois dans sa vie à Cebu et pour lui, cela ne faisait pas l’ombre d’un doute, le père Philippe était un véritable homme de Dieu. Au cours de cet entretien, le Cardinal, à trois reprises, me disait quelle grâce j’avais eue d’avoir connu le père Philippe de son vivant… Ainsi ce témoignage ne se veut-il pas être une exaltation ni une idéalisation du père, mais un témoignage objectif sur la fécondité spirituelle d’un très grand serviteur de Dieu et ami du Christ.

Une soeur