Notes de lecture du p. MD Philippe sur l’Assomption de la Vierge Marie

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L’Assomption de la Vierge Marie

Au moment de la proclamation du dogme de l’Assomption, on s’est beaucoup demandé si le mystère de l’Assomption devait être relié plus immédiatement à la maternité de Marie ou à sa conception immaculée (ce sont des questions que se posent les théologiens). Il faut ici s’élever très haut pour comprendre que ce qu’il y a de plus radical dans le cœur de Marie, c’est sa conception immaculée, et que ce qu’il y a de plus noble, c’est sa maternité ; il ne faut pas les opposer, mais les regarder dans leur lumière divine, et donc dans la lumière de l’amour. Et comme le mystère de l’Assomption est le mystère dernier, et qu’il  implique la glorification du corps de Marie, la glorification de sa sensibilité, de tout ce qu’elle est, on comprend le lien qu’il y a entre l’Immaculée Conception et l’Assomption : ce corps qui n’a brûlé que pour Dieu, qui a brûlé uniquement de l’amour divin, ce « buisson ardent » comme disent les Pères de l’Eglise, ce corps  et cette sensibilité qui ont été totalement consacrés pour être comme « l’écho » du Père et être capables de recevoir en plénitude son amour, demandent de ne pas connaître la corruption, conséquence du péché. Nous touchons là les deux moments extrêmes de la miséricorde de Dieu sur Marie, l’alpha et l’oméga.

Père Marie-Dominique Philippe, « L’étoile du matin »